Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 16:49

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Bernard Squarcini, Michel Gaudin et Frédéric Péchenard.
Le gouvernement a remplacé mercredi en Conseil des ministres trois des principaux responsables de la police considérés comme des proches de l'ex-président Nicolas Sarkozy, Frédéric Péchenard, Michel Gaudin, et Bernard Squarcini.

M. Péchenard est remplacé à la Direction générale de la police nationale par le préfet Claude Baland, M. Gaudin au poste de préfet de police de Paris par le préfet Bernard Boucault et M. Squarcini à la tête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) par Patrick Calvar. M. Péchenard a été nommé lors du même Conseil des ministres délégué interministériel à la sécurité routière et M. Gaudin nommé au Conseil d'Etat en "service extraordinaire", a précisé la porte-parole du gouvernement, Mme Vallaud-Belkacem. Soupçonné d'avoir mis en place un "cabinet noir", ce dont il se défend, et mis en examen dans l'affaire des "fadettes", autrement dit d'espionnage de journalistes du Monde travaillant sur l'affaire Woerth-Bettencourt, Bernard Squarcini, 56 ans, est désormais préfet hors-cadre, en attente d'une affectation. "Ces changements ne surprennent personne, ils avaient été annoncés", a plaidé la porte-parole du gouvernement, précisant que "les compétences des personnes concernées (remplacées) ne sont pas remises en cause". "Ils avaient pu exercer leurs fonctions depuis cinq ans, ils sont tous invités à exercer d'autres responsabilités (...), ils sont remplacés par des fonctionnaires reconnus pour leurs qualités", a-t-elle ajouté.
Najat Vallaud-Belkacem a précisé que le nouveau directeur général de la police, actuel préfet de la région Languedoc-Roussillon, avait occupé "six postes de sous-préfets et préfets", notamment en Seine-Saint-Denis, et que son collègue de la DCRI Patrick Calvar avait fait toute sa carrière d'inspecteur et de commissaire de police à l'ex-Direction de la surveillance du territoire (DST), qui a fusionné avec les Renseignements généraux pour former la DCRI. Quant au nouveau préfet de police de Paris, Bernard Boucault, il a lui aussi été plusieurs fois préfet et était jusqu'à aujourd'hui directeur de la prestigieuse Ecole nationale d'administration (ENA), a-t-elle précisé. Cette politique "repose sur trois principes, le rétablissement de la confiance entre les policiers et leur ministre, l'arrêt de la politique du chiffre et la meilleure prise en considération des conditions dans lesquelles les policiers exercent leurs missions", a-t-elle résumé. "C'est aussi normal d'avoir des directeurs qui puissent mettre en œuvre la politique nouvellement choisie par les Français".

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Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 11:58

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Le faux tract du Front national.

Près de Hénin-Beaumont, des militants du Front National se font passer pour des soutiens de Jean-Luc Mélenchon et distribuent de faux tracts à visée anxiogène, écrits en français et en arabe. 

Steeve Briois, suppléant de Marine Le Pen, se félicite de «la diffusion massive» les 28 et 29 mai de faux tracts appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon. Un «document vérité» ajoute-t-il, puisque la citation, sortie de son contexte est extraite d’un discours prononcé par le candidat du Front de Gauche à Marseille, le 14 avril 2012. Bruno Bilde, responsable de la communication de la candidate affirme de son côté que ce sont «des gens proches du FN» qui ont pris l’initiative d’éditer un tract où le vert de l’islam prend la place du rouge utilisé par Mélenchon, où la citation en arabe n’est manifestement pas destinée aux familiers de cette langue, puisqu’elle est écrite à l’envers.

 
La méthode rappelle de vieilles pratiques, utilisées jadis par l’extrême droite. Marine Le Pen a elle-même déclaré : « chaque fois que quelqu’un vous dit « je vais voter Mélenchon », c’est un Français d’origine algérienne », reprenant ensuite « Maghrébin ». Traduction évidente : Mélenchon est le candidat des Arabes. En outre, la diffusion d’un faux tract est du plus mauvais effet… D’autant que le groupe de diffuseurs dispose de moyens logistiques qui ne sont pas à la portée des amateurs. Une camionnette, immatriculée dans le 92, le numéro de téléphone d’un responsable du service d’ordre du FN (DPS), une équipe venue récupérer à Montigny-en-Gohelle les deux militants pris sur le fait par les distributeurs des vrais tracts de Jean-Luc Mélenchon…

La rapidité des réactions de Steeve Briois et Bruno Bilde montre également qu’ils étaient parfaitement informés de cette opération. Bruno Bilde nous a ainsi déclaré que cette initiative avait été « proposée » par les fameux « proches » et acceptée par les responsables de la campagne de Marine Le Pen. Toujours selon Bruno Bilde, la candidate « Bleu Marine » était elle-même informée de l’opération. Ce n’est pas le premier tract anonyme diffusé dans la circonscription depuis le début de la campagne, mais le troisième. Le mandataire de Jean-Luc Mélenchon s’apprêtait à porter plainte pour usurpation, d’autant qu’un document anonyme censé constituer un appel à voter en sa faveur aurait pu servir à contester le scrutin et les comptes du candidat.


L’affaire dévoilée, Jean-Luc Mélenchon et Hervé Poly, son suppléant, ont porté plainte contre X pour engagement illégal de dépenses, destinées, cette fois, à appuyer la campagne de Marine Le Pen. Le fait est qu’à partir du moment où Steeve Briois reconnaît avoir approuvé une démarche visant à discréditer son adversaire le juge de l’élection peut exiger que le coût de l’opération figure dans les comptes de campagnes de Marine Le Pen. Laquelle se trouve devant un choix difficile. En niant toute implication, au risque de désavouer ses fidèles lieutenants, la présidente du Front National encourt une imputation d’office assortie de lourdes sanctions, qui peuvent aller jusqu’à l’inéligibilité.  Le code électoral est implacable, il précise que tout document de campagne doit porter mention de l’imprimeur et du mandataire financier. En reconnaissant que cette opération douteuse était bien une contribution à sa campagne, elle peut éviter les déboires judiciaires, mais elle écorne sérieusement l’image qu’elle s’efforce de présenter à Hénin-Beaumont. Steeve Briois, pourtant, est content de ce coup tordu.

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Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 15:48

Christine lagarde

Tollé général après les propos tenus par Christine Lagarde sur la Grèce, ce week-end. L'économiste Jacques Sapir démontre que les Grecs payent davantage leurs impôts que ce qui est raconté et que c'est l'investissement et les taux d'intérêt sur la dette qui asphyxient le pays. 

 

M adame Christine Lagarde, ci-devant responsable du FMI et ancienne ministre des Finances de la République française, est décidément fâchée avec les chiffres. Elle a une excuse, elle n’est pas la seule ! En effet, contrairement aux idées reçues, et à ce qu’affirment tant les dirigeants allemands que Mme Christine Lagarde, les impôts représentent une part non négligeable de la richesse intérieure grecque. Il est donc parfaitement faux de dire que les Grecs ne payent pas d’impôts, même si on peut supposer que l’assiette fiscale est injuste et mal répartie et que certains contribuables fraudent de manière conséquente. 

Importance des prélèvements fiscaux en Grèce

  2007 2008 2009 2010 2011
Part des recettes en % du PIB 40,8% 40,7% 38,2% 39,7% 40,9%
Montant brut des recettes en milliards d'euros 90,91 94,83 88,60 90,25 88,07
Charge des intérêts en milliards d'euros   11,94 11,92 13,19 15,03
Intérêts en pourcentage du PIB   5,1% 5,1% 5,8% 6,99%
Déficit budgétaire en % du PIB   -9,8% -15,6% -10,3% -9,1%
Déficit hors charge des intérêts   -4,7% -10,5% -4,5% -2,1%


Source : ELSTAT (Hellenical Statistical Authority), Fiscal data for the years 2008-2011 et Fiscal data for the years 2007-2010, Press release, 23 avril 2012 et 17 octobre 2011, Athènes. 

Si l’on fait exception de l’année 2009 où il y a eu, effectivement, une importante dérive des comptes publics dans l’année électorale, on voit qu'une part majeure, et en 2011 absolument décisive, du déficit budgétaire grec est provoqué par la charge des intérêts de la dette. Plutôt que de chercher à culpabiliser la population grecque, Madame Lagarde ferait mieux de s’attaquer aux effets des intérêts de la dette.
D’ailleurs, la contraction rapide du PIB, provoquée par le mémorandum qu’elle défend avec autant d’obstination que de mauvaise fois, joue elle aussi un rôle très néfaste dans l’aggravation de la situation économique de la Grèce. Les politiques d’austérité mises en œuvre depuis le début de 2010 ont en effet provoqué une contraction importante du PIB qui a accru le poids nominal de la dette et par là même le poids des intérêts. Pire encore, ces politiques ont provoqué un effondrement de l’investissement productif, ce qui empêche l’économie grecque de retrouver un dynamisme et une compétitivité mise à mal dans les années précédentes. 

Impact de la crise sur les investissements

  2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011

Montant des investissements

en milliards d'Euros (à prix constants)

39,380 40,307 38,205 48,198 52,182 49,873 43,753 37,519 29,935
Investissements en % du PIB 25,3% 24,8% 23,4% 28,1% 29,4% 28,00% 25% 22,8% 19,9%

 

Source : ELSTAT, base de données sur la Formation brute de capital fxe

 

Pourtant, on constate un frémissement du commerce extérieur de la Grèce. La baisse autoritaire des salaires et le compression de la demande ont provoqué un accroissement des exportations et une baisse des importations.

 

Mouvements de la balance commerciale grecque

    2007 2008 2009 2010 2011
Exports en % du PIB 26,8% 27,5% 21,5% 24,4% 27,3%
Imports en % du PIB 42,2% 43,8% 34,2% 34,4% 35,7
Balance commerciale en % du PIB -15,4% -16,4% -12,7% -10,1% -8,5%

 

Source ELSAT, base de données du commerce international

Ceci montre que l’élasticité des exportations aux coûts internes est très forte contrairement à ce qui est affirmé tant hors de Grèce (par Patrick Artus de Natixis par exemple) que parfois même en Grèce. En cas d’une sortie de l’Euro, une importante dévaluation serait très probablement en mesure de rétablir l’équilibre de la balance commerciale. Cette dévaluation pourrait faire baisser les importations de 4% à 5% (en partie par une substitution des produits locaux aux produits importés) tandis que les exportations pourraient continuer de progresser de 4% à 5%.
On voit bien alors que la situation de la Grèce est loin d’être sans issue. Au sein de l’Euro, si la Troïka (et le FMI) acceptait de sacrifier les intérêts de la dette pendant une période de 5 années et se mettait d’accord sur un plan d’investissement à hauteur de 15 milliards d’euros par an, il est parfaitement concevable que la Grèce puisse récupérer de son déficit de compétitivité. Hors de l’Euro, si la Grèce se décide à répudier sa dette, et décide de financer son déficit résiduel (2% du PIB) par des avances de la Banque Centrale, elle ne devrait pas connaître de mouvements inflationnistes excessifs, et la dévaluation de la Drachme est à même de reconstituer la compétitivité externe du pays. 
Il convient donc de soutenir ceux qui en Grèce exigent une renégociation du Mémorandum visant à la fois un allègement des charges d’intérêts et des investissements dans l’économie grecque comme préalable à tout nouvel effort. Mais il convient aussi de garder en mémoire qu’une politique de rupture, une répudiation de la dette et une dévaluation de 50%, est parfaitement possible pour la Grèce si les négociations devaient échouer.

 

C'est Christine Lagarde qui ne paie pas d'impôts

Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires de Christine Lagarde. Quelques jours après qu'elle a provoqué un véritable tollé en conseillant aux Grecs, dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, vendredi 25 mai, de "s'entraider mutuellement" en "payant tous leurs impôts" - l'obligeant à s'expliquer sur sa page Facebook -, plusieurs internautes ont rappelé, lundi 28 mai, que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ne paie elle-même pas d'impôt sur le revenu, malgré un salaire annuel de 380 939 euros. 
Comme l'indiquait le site Tout sur les impôts en juillet 2011, la directrice générale du FMI bénéficie en effet d'un statut fiscal spécifique en qualité de fonctionnaire internationale. Tous ses revenus et traitements issus du Fonds ne sont pas imposables. Cette situation est définie par les articles 34 et 38 de la convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques (voir le traité en PDF), qui affirment que "l'agent diplomatique est exempt de tous impôts et taxes, personnels ou réels nationaux, régionaux ou communaux". Il est toutefois redevable de certains impôts sur "les biens immeubles privés situés sur le territoire de l'Etat accréditaire" ou encore sur les "services particuliers" (la liste complète est disponible sur le site de France diplomatie).

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Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 17:21

La CGT remettra mardi au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, une liste destinée au ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de 46 entreprises en redressement ou en liquidation, soit près de 45.000 emplois menacés en France.

carte-emplois pics 390 Ce recensement "des plans sociaux, redressements et liquidations" effectué par les fédérations CGT, dont fait état dimanche Le Journal du Dimanche, "montre que ce que l'on avait craint - c'est-à-dire qu'il y avait des consignes pour ne pas annoncer de plans sociaux avant la présidentielle - se vérifie", a souligné Mohamed Oussedik, en charge de l'industrie à la CGT. La CGT doit être reçue mardi par le Premier ministre, qui a convié successivement tout au long de la journée les leaders des syndicats et du patronat pour fixer l'agenda des réformes sociales. La centrale enverra ensuite au ministre du Redressement productif cette liste, ainsi que ses propositions pour l'emploi, a précisé M. Oussedik.


La liste "intègre des PME, mais elle n'est pas exhaustive", relève le secrétaire confédéral, alors que les procédures de sauvegarde prononcées par les tribunaux (redressement ou liquidation) concernent traditionnellement dans leur très grande majorité les micro-entreprises de moins de 10 salariés. Elle "ne prend pas en compte aussi les 35.000 emplois perdus dans le BTP sous forme de départs volontaires et ruptures conventionnelles", précise le secrétaire confédéral en insistant sur cette forme "déguisée" de licenciements que représentent selon lui les ruptures conventionnelles (12% des sorties de CDI, selon les chiffres officiels, le double des licenciements économiques).
Arnaud Montebourg, qui retrouvera dans cette liste un grand nombre d'entreprises aux difficultés connues (PSA, Petroplus, Carrefour, Arcelor, EON Francve, etc.), planche sur un "plan de reconquête industrielle" qu'il soumettra à Jean-Marc Ayrault "dans les semaines qui viennent", a-t-il annoncé samedi à l'AFP. La CGT lui fera notamment des propositions pour multiplier par cinq les financements du chômage partiel, renforcer les droits des salariés dans les conseils d'administration, mettre en place un "droit de préemption" à la reprise d'entreprises en difficulté et restructurer l'appareil industriel pour répondre au plan de transition énergétique promis par le président François Hollande.

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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 12:12

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Sébastien Guenneau et Stefan Enoch assurent pouvoir dévier les ondes d’une vague de tsunami. Du moins, de manière conceptuelle.
Des chercheurs internationaux présentaient mercredi dans un colloque au CNRS les avancées de la science en matière d’invisibilité et les applications pratiques qui en découlent. Par Marine Ditta 

Ils ne travaillent pas à Poudlard mais au CNRS, et utilisent la science plutôt que la magie. Leur Harry Potter ? Sébastien Guenneau, ce chargé de recherche parvenu à mettre au point un prototype de détournement des ondes sismiques et des vagues en faisant tout bonnement « disparaître » la zone à protéger. Tout est parti d’une expérience en laboratoire : «En perforant de manière concentrique une plaque de plexiglas et en la faisant vibrer, on s’est rendu compte que les ondes ne se diffusaient pas partout mais passaient de trou en trou en épargnant la zone centrale, sans pour autant être diffractées», expliquait Guenneau mercredi pour présenter son projet. La zone épargnée serait donc en quelque sorte ignorée par les ondes, comme si elle n’existait pas.

Protéger les zones à risques. Le test s’est révélé assez concluant pour qu’une expérience à grande échelle soit envisagée à Grenoble le mois prochain. L’entreprise de BTP Vinci s’est associée à ce projet gigantesque : creuser des colonnes de 30 mètres de profondeur pour un mètre de diamètre sur un terrain de 5000 m², puis provoquer un microséisme en larguant une cloche de 30 tonnes du haut d’une grue, et observer si la diffusion des ondes est conforme aux prévisions et contourne la zone préétablie. Une expérience analogue est également en cours d’élaboration concernant les tsunamis, qui consisterait à ériger des pylônes au fond de la mer selon le même schéma, afin de dévier les vagues. 
Si la pratique vient confirmer la théorie, le projet risque de faire des émules. Le scientifique a d’ailleurs déjà déposé trois brevets pour protéger ses découvertes. «À terme, notre but est de pouvoir protéger les zones à risques, comme les centrales nucléaires, les structures offshore ou les ports, en déviant les ondes vers des zones inhabitées», détaille Sébastien Guenneau, précisant ensuite que l’Institut Fresnel, dont il dépend, s’est vu attribuer 1,3 million d’euros sur cinq ans par l’Union Européenne pour développer l’idée.

Les scientifiques «très optimistes». Modeste, le chercheur estime qu’il se base essentiellement sur les travaux de John Pendry, également présent au colloque. Théoricien renommé de l’Imperial College de Londres, Pendry a en effet inauguré l’ère de l’invisibilité en créant, à la fin des années 1990, des structures aux propriétés exceptionnelles de réflexion des ondes, les métamatériaux, des matériaux conçus en laboratoire car n’existant pas à l’état naturel. En 2006, il a ainsi élaboré la «cape d’invisibilité», assemblage concentrique complexe de fines plaques de métamatériaux au centre duquel il a placé un objet pour le protéger des ondes lumineuses, tout en laissant celles-ci se diffuser comme s’il n’y avait ni objet ni cape. La perception par l’œil étant uniquement due à la diffusion de la lumière, la cape de Pendry parvenait à rendre l’objet invisible. Ce sont les propriétés de réflexion de cette cape qui ont inspiré Guenneau dans l’élaboration de son projet. Mercredi, les scientifiques se disaient «très optimistes» quant à l’avenir des recherches sur l’invisibilité. Ils envisagent l’application des théories de Pendry à d’autres propriétés physiques, projetant la fabrication d’une cape thermique, acoustique, voire temporelle… Cependant, ils tenaient à prévenir, non sans un sourire, que «pour une cape d’invisibilité digne du petit sorcier à lunettes, il faudra attendre encore un peu».

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Présentation

L'Editorial

La fixation obsessionnelle sur la dette nourrit une spirale destructrice 
Par Pierre Ivorra
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Contrairement à ce que l’on essaie de nous mettre dans la tête, les difficultés actuelles de l’Espagne sont moins dues à l’accumulation de dettes publiques qu’à celle de dettes privées, celles des banques, des entreprises et des ménages, contractées pour une bonne part sur les marchés financiers. Le pays affiche ainsi une dette extérieure très importante. C’est la rançon d’un mode de développement entamé sous le franquisme, fondé sur la spéculation immobilière et le tourisme, le BTP et les emplois peu qualifiés. L’édifice bâti sur du sable s’est effondré. 

On en est donc arrivé à cette situation paradoxale. Si la dette publique espagnole est estimée à 68 % du PIB en 2011, soit moins que celle de la France ou même de l’Allemagne, en revanche, la dette des entreprises non financières s’élève à 134 %, celle des ménages à 82 %. Pourtant, c’est sur les titres de la dette publique que s’exerce à nouveau la pression des marchés financiers. Les taux d’intérêt sur les emprunts d’État à dix ans continuent de monter fortement, dépassant les 6 % en début de semaine, ce qui représente un prélèvement insupportable pour un pays en récession. La prime de risque pour l’Espagne atteint des sommets.

Fin 2011 et fin février 2012, le prêt de la Banque centrale européenne aux banques, de 1 000 milliards d’euros, leur a permis de racheter des titres de dette publique et conduit à une réduction des tensions au sein de la zone euro. Cela a été le cas en Espagne où, grâce à ces liquidités, les banques ont acheté 61 milliards de titres de leur Trésor public. Cela a provisoirement permis de relâcher la pression sur la dette publique du pays. Mais cela n’a pas réglé les autres problèmes. L’incapacité des gouvernements socialiste puis de droite à mettre en œuvre un nouveau système productif, leur acharnement à réduire les dépenses publiques et sociales ont plongé le pays dans une récession qui s’éternise et qui contribue à gonfler les dettes publiques et… privées.

Les banques espagnoles sont obligées de provisionner les risques liés à leur exposition à la crise immobilière, avec à la fois une forte proportion d’ardoises laissées par les entreprises, les promoteurs, et une baisse du prix des maisons. Par ricochet, elles réduisent leurs prêts à l’économie, ce qui contribue à asphyxier l’activité. Tous ces facteurs font craindre que le système financier espagnol ne soit de plus en plus en difficulté pour financer la dette publique du pays. La méfiance grandit et pousse les taux à la hausse. En Espagne, comme en France ou en Italie, la fixation obsessionnelle sur la seule dette publique nourrit une spirale destructrice.

Le dessin du jour

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Sur un air...

 

 

 

 

 

 

 

Agenda

Législatives : Michel Passet et Nadine Despretz à Balaruc

Balaruc-le-Vieux : Samedi 2 juin (18h - salle polyvalente)

Mercredi 6 juin (18h - salle Montgolfier)

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Fête de la Fédération de l'Hérault du PCF : samedi 7 juillet
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10 hOuverture dela fête – Accueil du public en musique avec le groupe Adentro (musiques et chants d’Amérique Latine)

11 hAu stand de la librairie – Hommage à Louis Aragon poète et communiste, avec le comédien Patrick Hannais et le chanteur Jacques Palliès

12 hAnimation musicale dans les allées et les stands de lafête, avec Adentro et le Trio Lecho (émanation déambulatoire du groupe créole Zoréol)

12 h 30Au stand fédéral réception officielle des invités

15 hSur la grande scène : Chansons du temps qu’il fait, par Julien Heurtebise, accompagné au piano par Cécile Veyrat (A travers ses premières chansons, un hommage vibrant à Allain Leprest)

16 hAnimation dans les allées et les stands avec la participation du Don Quijote Ukulélé Orchestra et de la chorale Lo Cocut

17 h 30Rencontre politique avec un dirigeant national du PCF

18 hSur la grande scène : concert du chanteur occitan Joanda avec sa nouvelle formation (une voix occitane moderne et populaire)

19 h 30 - Animation musicale dans les allées et les stands de la fête, avec l’ensemble des groupes

21 hSur lagrande scène, « On lâche rien » : HK et les Saltimbanks avec leurs nouvelles chansons et leur nouveau spectacle… Assurément ça va chauffer !

23 hClôture festive de la fête avec le groupe de musique irlandaise Murphy

 

 


Gros plans

Printemps érable : déjà 100 jours de lutte

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Space X Dragon : vers la privatisation des vols spatiaux ?

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Dans le chaudron politique chinois

par Martine Bulard 

Dirigeants politiques chinois à l'occasion du nouvel an

 

Traité européen : le vote des députés dans le détail
Sources Assemblée nationale

Assemblée nationale 

 

L’ALBA s’élargit et monte en puissance

Par Bernard Cassen

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De la rigueur à la récession : les Grecs sous le scalpel
Par Noêlle Burgi

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Rejeter le nouveau traité européen

Par Patrick Le Hyaric

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ACTA : Signature de l'accord sur la privatisation des savoirs
Manifestation contre ACTA

 

Euro : pourquoi la sortie du tunnel est encore loin 

Par Jacques Sapir

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La France, un paradis fiscal pour résidents qataris...

Par Régis Soubrouillard 

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La dette publique ou la reconquista des possédants

Par Frédéric Lordon 

 

euros billet

 

Un état palestinien mais lequel ?

Par Dominique Vidal 

Palestine - un demi siècle de grignotage

 

 

Etats-Unis, vers une société post-européenne
par  Jim  Cohen et Philip  S. Golub

Diversité aux Etats-Unis

 

Le projet planétaire des multinationales : vers l'eau technologique ?

Par Riccardo  Petrella

  eau technologique

 

Leïla Trabelsi, la cleptodame
Ecartant les clans rivaux, l’omnipotente épouse de Ben Ali a pillé le pays au profit de sa famille. Par Christophe  Ayad (Libération)

Leila-Trabelsi.jpeg

 

Paul Boccara : "une autre civilisation est en gestation"

Lors d’une audition récente devant le Conseil économique, social et environnemental, l’économiste Paul Boccara a présenté ses nouveaux travaux. Pour lui, la crise actuelle n’est pas qu’économique. Une autre civilisation est en gestation. Entretien : Pierre Ivorra.

Paul Boccara

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