Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 19:53

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Selon une information du site internet du Monde et confirmée par le gouvernement, le chef de l'État devrait annoncer, dimanche soir à la télévision, une hausse prochaine de la TVA de 1,6 point, la TVA à taux normal passerait donc à 21,2%, un record en France. 

Six chaînes de télévision (rien que çà !) sont mobilisés dimanche soir,  de 20 h 10 à 21 h 15, pour porter la parole de Nicolas Sarkozy dans les foyers français (TF1, France 2, LCI, BFM TV, i-Télé et la Chaîne parlementaire (LCP). Au cours de cette émission le président-candidat devrait annoncer le relèvement de la TVA. La TVA à taux normal passerait ainsi à 21,2% "dans l'année", les sources gouvernementales n'ont par ailleurs pas précisé si cette hausse de 1,6 point toucherait, au-delà du seul taux normal de 19,6%, ceux à 7% voire à 5,5%, qui concerne les produits de première nécessité. Par ailleurs, toujours selon ces mêmes sources, il n'est pas envisagé de hausse du taux de la CSG sauf sur les placements financiers. Par ailleurs, le président devrait également annoncer l'introduction d'une taxe Tobin à la française. "Cette hausse, plus limitée que prévu, permettra d’alléger les charges pesant sur le travail" et "doit entrer en vigueur dans l’année", écrit Le Monde sur son site internet. Les modalités d'application de cette taxe sur les transactions financières ne sont toutefois "pas encore très claires", ajoute le quotidien, citant plusieurs sources.


Angela Merkel participera à des meetings électoraux de Sarkozy au printemps annonce la CDU. Si Nicolas Sarkozy n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature, Angela Merkel vote pour lui. La chancelière allemande a annoncé participer à des meetings électoraux du président français en France au printemps, selon un extrait du discours que le secrétaire général de la CDU, le parti chrétien-démocrate, devait prononcer samedi après-midi à Paris. "Angela Merkel va soutenir Nicolas Sarkozy lors de rendez-vous de campagne au printemps" selon le discours de Hermann Gröhe, attendu au Conseil national de l'UMP, dont l'AFP s'est procuré des extraits. Angela Merkel, est persuadée que Nicolas Sarkozy est "la bonne personne à l'Elysée et qu'elle le sera aussi à l'avenir", toujours selon ce discours.
Le discours d'Hermann Gröhe réserve aussi quelques piques à l'adresse de François Hollande et du PS, accusés d'être «empêtrés dans leurs rêves de la veille». Les socialistes français ne font que «ressortir des concepts poussiéreux et des fantaisies de gauche», et les «propositions vagues» de François Hollande «ne donnent pas de réponse aux problèmes urgents de notre époque», attaque encore Gröhe. «Quand on voit comment le candidat socialiste parle du travail de nos gouvernements sur la crise de la zone euro, il est clair qu'il serait un frein à davantage d'intégration et à l'avenir de l'Union européenne», a ajouté le responsable de la CDU.

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 19:14

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Comparer la finance à la météo comme l'a fait François Barouin revient à sombrer dans la «bêtise et le défaitisme». Au lieu de se moquer du combat contre la finance prôné par Hollande, le ministre devrait faire profil bas vu les résultats du gouvernement en la matière. Même s'il manque encore de vraies propositions de réformes structurelles au programme du candidat socialiste.  Par Jack Dion

Il aura suffi que François Hollande dénonce la «finance» avec des accents mélenchoniens pour que François Baroin se charge d’un rappel à l’ordre idéologique dont il faut mesurer la portée. A en croire le ministre de l’Economie, le propos du candidat socialiste est tout bonnement «idiot». Et pourquoi donc ? Parce que «c’est aussi idiot que de dire je suis contre la pluie, je suis contre le froid ou je suis contre le brouillard». En somme, tout ce que symbolise la finance — la spéculation, le racket des Pme, l’étranglement des Etats, le festin des «banksters» gloutons — est un phénomène aussi naturel que les saisons, la chute des feuilles en automne, le bourgeonnement des plantes au printemps, ou la neige en hiver. Sans doute le ministre de l’Economie, victime du coup de froid tombé sur la famille Sarkozyste, est-il lui même dans le brouillard. Mais cela n’explique pas comment il a pu tenir un propos empreint de bêtise et de défaitisme. 
Lors d’une célèbre conférence de presse, le 28 octobre 1966, le général de Gaulle, alors président de la République, avait lancé : «La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille», autrement dit à la Bourse. François Baroin va-t-il faire le procès a posteriori du père de la France Libre en le traitant d’idiot du village gaulois ? Le ministre devrait également relire les discours d’un autre président qu’il connaît bien, un certain Nicolas Sarkozy. En septembre 2008, (c’était hier), à Toulon, Nicolas Sarkozy avait eu ces fortes paroles toujours d’actualité :  «L’idée de la toute puissance du marché qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L’idée que les marchés ont toujours raison était une idée folle (…) L’économie de marché, c’est le marché régulé, le marché mis au service du développement, au service de la société, au service de tous.»

L’intégralité du discours tenu ce jour-là est de la même veine. Or François Baroin, que l’on sache, n’a jamais traité le Président de la République de simple d’esprit, comme il l’a fait avec François Hollande. Pourtant, dans son discours du Bourget, ce dernier était (verbalement) moins radical sur le sujet que ne l’était Nicolas Sarkozy le 25 septembre 2008, lors de sa philippique enflammée. Le problème, c’est que l’actuel président en est resté au niveau des paroles verbales. Les moulinets oratoires ont débouché sur des aménagements marginaux qui n’ont changé en rien la mécanique d’ensemble. L’homme qui s’était fait élire avec l’onction du volontarisme suprême a capitulé en rase campagne. A tel point que l’on ne retrouve même plus l’intégralité du discours de Toulon sur le site de l’Elysée, comme s’il fallait oublier l’époque où Napoléon se prenait encore pour Bonaparte.

En ce domaine comme ailleurs, tout est à reprendre, dans une situation économique encore plus dégradée. Comme l’écrivent Les Echos, avec un sens affirmé de la litote, «en dépit de la promesse faite en 2008…on ne peut pas dire que la finance ait été domestiquée». En revanche, on peut affirmer que sans décisions fermes, rapides et déterminées, la mise au pas du marché restera un vœux pieux, comme du temps où la gauche de gouvernement a accéléré le processus de dérèglementation financière et de privatisation généralisée. 
Les désillusions nées de ce raté historique expliquent en grande partie l’abstention et le vote pour Le Pen. Or, les propositions du candidat Hollande en la matière sont minimales, ce qui plombe l’ensemble de sa construction. S’il parle (parfois) comme le Montebourg qui veut mettre les banques sous tutelle, le favori des sondages demeure d’une obscure clarté sur les réformes structurelles, nécessaires pour sortir des vœux pieux. Pourtant, si la gauche ne fait pas demain ce qu’elle n’a pas fait hier, la finance folle restera ce qu’elle est aux yeux de François Baroin, le monsieur météo de la Sarkozye : une loi de la nature.

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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 18:27

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Manifestation d'eurodéputés polonais de gauche au parlement européen.

A peine nommé rapporteur, l’euro député socialiste Kader Arif a démissionné, dénonçant cet accord scandaleux sur la forme comme sur le fond. L’absence de transparence est totale et au nom de la lutte contre la contrefaçon, l’ACTA menace l’accès au soin des démunis comme les libertés sur Internet.

Kader Arif s’est fendu d’un communiqué très clair pour justifier sa démission : «En tant que rapporteur sur ce texte, j'ai également fait face à des manœuvres inédites de la droite de ce Parlement pour imposer un calendrier accéléré visant à faire passer l'accord au plus vite avant que l'opinion publique ne soit alertée, privant de fait le Parlement européen de son droit d'expression et des outils à sa disposition pour porter les revendications légitimes des citoyens.» Le Calendrier a été imposé par le PPE, le parti des droites européennes (de l’UMP à la CDU en passant par le parti d’Orban). Le parlement ne sera saisi qu’en février, alors que l’Union européenne a signé le texte jeudi, et que les négociations entre les Etats ont commencé en 2007… Le rapporteur dénonce la pression interne, le déni de démocratie : commencer à travailler en février pour terminer au mois de mai, le PPE veut qu’il y ait le moins de débat public possible.
Déjà que les négociations sont restées complètement opaques depuis 2007. Les députés européens s’en sont plaints à plusieurs reprises : aucune information, aucun accès au texte, aucun échange sur le contenu. «Non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu'aucune explication ne soit donnée, mise à l'écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée.» précise le rapporteur.

Un accord qui prime sur le droit européen. L’ACTA ne respecte pas le droit européen, comme certaines décisions déjà prises par la Cour de justice européenne. Mais cet accord international, s’il est adopté, primera sur le droit européen. L’ACTA concerne la mise en œuvre de la lutte contre la contrefaçon et les sanctions imposées. Le texte prétend compléter des résolutions de l’OMC, comme celle disant que dans certains cas, des Etats peuvent outrepasser des brevets si pour résoudre des problèmes de santé public, permettant de fait la création de génériques à bas coût. L’ACTA, en faisant l’amalgame entre générique et contrefaçon va l’annuler. Lire à ce propos dans nos dossiers : ACTA  signature de l'accord sur la privatisation des savoirs
L’Eurodéputé Kader Arif conclut : «Cet accord peut avoir des conséquences majeures sur la vie de nos concitoyens, et pourtant tout est fait pour que le Parlement européen n'ait pas voix au chapitre. Ainsi aujourd'hui, en remettant ce rapport dont j'avais la charge, je souhaite envoyer un signal fort et alerter l'opinion publique sur cette situation inacceptable. Je ne participerai pas à cette mascarade.» Une pétition en ligne à destination des députés européens a été lancée, et atteint bientôt les 500 000 signatures. Au passage signalons une nouvelle campagne d’Anonymous qui prouve à nouveau que le collectif ne fait pas que des «attaques». Ils ont lancé l’opération : «appelle ton député» (#OpPhoneYourMEP), incitant les citoyens du monde entier à appeler leurs représentants pour les informer et les avertir de ce grave déni de démocratie. Des parlementaires de gauche polonais s’en sont saisis et ont siégé au parlement avec les fameux masques de Guy Fawkes, devenus signature d’Anonymous (Via Telecomix).

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 14:03

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François Hollande avait posé les principales mesures de son programme lors de son meeting du Bourget dimanche dernier. Il a apporté des informations complémentaires sur le financement de son projet ce jeudi matin à Paris. Avec une limite posée: "Je ne promets que ce que je suis capable de tenir. Pas plus pas moins."

La présentation de François Hollande commence par une sévère charge contre le bilan du quinquennat de Nicolas Sarkozy : envolée de la dette française, de "64% du produit intérieur brut au début du quinquennat à 90% à la fin 2012", augmentation des prélèvements obligatoires, "que le candidat de 2007 avait promis de baisser de 4%, a augmenté de 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires sur les Français". "Et on voudrait nous faire la leçon de la rigueur, de notre sérieux?" se demande François Hollande, qui pointe les échecs de Nicolas Sarkozy sur la scène internationale : "Le monde de la finance n'a pas été maîtrisé, s'en est suivi une prime à la spéculation, le découragement de l'investissement dont l'économie réelle est victime." Mêmes échecs sur la scène européenne : "L'Europe n'a pas été capable de sortir de la crise: la situation de la Grèce n'est pas réglée, le Fonds de solidarité européen peine à être doté et la Banque centrale européenne n'intervient que pour soutenir les banques."

 

Première priorité: maîtrise des dépenses publiques. Le candidat du PS s'aligne là sur les mêmes thèmes de campagne que ceux de l'UMP. "Ce sont 29 milliards indispensables pour avoir un déficit de 3% fin 2013. Le grand débat , c'est comment on peut les financer et pas pourquoi? Le grand débat, c'est qui va payer? De ce point de vue, l'actuel président décide que ce sera les Français. Moi, je dis les plus hauts revenus et les grandes entreprises qui ont profité d'exonérations fiscales exagérées". Dans le détail, François Hollande veut récupérer  11.8 milliards via l'imposition des plus hautes rémunérations et la défiscalisation des heures supplémentaires, "sauf pour les très petites entreprises" ainsi que 17.3 milliards par la suppression de niches fiscales et sociales et la taxation des produits financiers.


Un projet électoral à 20 milliards. François Hollande a repris les mesures phares annoncées dimanche dernier en précisant certaines et en chiffrant leur coût. Soit 20 milliards. Dans le détail,
- le soutien à l'économie se monte à 5 milliards: 2.5 milliards pour les aides aux entreprises innovantes et à la relocalisation des activités, 2 milliards pour les PME 2.5 milliards,
- le soutien à l'emploi et à la formation coûterait un peu plus de 5 milliards : 2.3 milliards pour les contrats génération, 2 milliards pour les emplois d'avenir, 1 milliard pour la formation et le parcours scolaires des 16-18 ans
- Les créations de poste dans la Fonction publique se monteraient à un peu moins d'1 milliard: 500 millions d'euros par an pour les 60 000 postes supplémentaires sur 5 an dans l'Education, 200 millions pour ceux dans la justice et les forces de sécurité
- Le logement et la rénovation urbaine serait dotée de 1 milliard
- La culture recevrait un coup de pouce via l'abaissement de la TVA sur les livres et les spectacle, tout comme l'Outre-Mer (500 millions).


Rigueur et hausses des prélèvements. Pour financer son projet, François Hollande parle ouvertement d'augmentation des prélèvements obligatoires en plus de la fin des éxonérations fiscales. dans le détail:
- Les suppressions des aides publiques aux entreprise: 4 milliards
- La révision de la réforme de la taxe professionnelle: 1 milliard
- La suppression des heures supplémentaires défiscalisées: 3 milliards
- Des redéploiements pour financer les contrats génération: 2 milliards
- La maîtrise des dépenses publiques: 2 milliards
- Une hausse de 0.1% par an des cotisations salariales et patronales pour financer ses mesures sur la retraite: 2.5 milliards
Pour barrer toutes les critiques venues de droite sur la hausse des impôts, François Hollande prévient : "Que nul ne vienne dire que la gauche, c'est la hausse des prélèvements", et la droite l'inverse. "La hausse de nos prélèvements obligatoires est la même que celle que prévoit l'UMP auprès des autorités européennes."

 

Les réactions

Jean-Luc Mélenchon a réagit sur i-Télé ce jeudi matin. Le candidat du Front de Gauche a apprécié les prises de positions contre la finance par le socialiste. "François Hollande m'aide en ce sens qu'il désenclave le propos du Front de Gauche. Aujourd'hui, quand vous dites, on va lutter contre la finance, plus personne ne vient dire : M. Mélenchon, vous êtes un exagéré". Le candidat du Front de Gauche se déclare ouvert au débat avec les socialistes mais sur le fond : "On regarde ce qu'il y a dans le programme et on en parle". Jean-Luc Mélenchon jugeant certaines des propositions « tièdes ». A droite, le secrétaire d'Etat au Commerce et aux PME Frédéric Lefebvre a estimé que le projet du candidat PS à la présidentielle François Hollande sur les PME "ne fait qu'enfoncer des portes ouvertes", la banque publique d'investissement par exemple ayant "déjà été créée" (Oseo). 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 10:23

 Le chômage a poursuivi sa hausse en décembre en France pour atteindre son plus haut niveau depuis septembre 1999, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail et Pôle Emploi.

Chomage.jpeg Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (ceux n'ayant exercé aucune activité) a augmenté de 29.700 (+1,0%) le mois dernier en France métropolitaine pour s'établir à 2.874.500. Sur un an, la hausse est de 5,6%. En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,6%, soit 25.900 personnes de plus, pour atteindre 4.270.700. Sur un an, la hausse est de 5,6%. Avec les départements d'Outre-mer, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 4.537.800, un chiffre sensible à trois mois de l'élection présidentielle. La hausse a été particulièrement vigoureuse pour les personnes âgées de plus de 50 ans et, dans une moindre mesure, pour les moins de 25 ans.
En catégorie A, le nombre de demandeurs âgés de moins de 25 ans a ainsi progressé de 1,3% (+2,8% sur un an) contre 0,7% pour les 25-49 ans (+3,2% sur un an) et 2,0% pour les plus de 50 ans (+16,0% sur un an). En catégories A, B et C, ce nombre a augmenté de 0,5% pour les moins de 25 ans (+2,5% sur un an), de 0,4% pour les 25-49 ans (+3,5% sur un an) et de 1,5% pour les 50 ans et plus (+15,5% sur un an). Le nombre des chômeurs de longue durée (inscrits depuis un an ou plus) augmente autant que celui des autres demandeurs d'emploi, soit +0,6% pour les catégories A, B et C (+6,2% sur un an) contre +0,6% (+5,2% sur un an).
En parallèle, le nombre des offres a baissé de 5,5% en métropole. L'Insee a annoncé le 1er décembre que le taux de chômage au sens du Bureau international du Travail (BIT) avait augmenté de 0,2 point au troisième trimestre à 9,3% en métropole (9,7% en incluant les départements d'outre-mer). Dans sa note de conjoncture publiée le 15 décembre, l'institut de la statistique estimait que le taux de chômage pourrait dépasser 10% sur la totalité du territoire d’ici juin 2012. En 2011, les demandeurs d’emplois sans activité sont 152.000 de plus qu’en 2010. Il faut en ajouter 225.200 de plus en comptant ceux qui ont exercé une activité réduite sur l’année.

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Présentation

L'Editorial

La faute à Rousseau 
Par Jean-Emmanuel Ducoin 

«Peuples libres, souvenez-vous de cette maxime : on peut acquérir la liberté, mais on ne la recouvre jamais.» Jean-Jacques Rousseau, plus inspirateur que jamais. Comme si du fond de son Panthéon balayé par les courants de l’air du temps, alors que la France commence à fêter le tricentenaire de sa naissance, il nous rappelait à nos obligations d’héritiers des Lumières. À partir de quand un symbole est-il socialement efficace, opératoire, moteur ? Cette semaine, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a apporté l’une des plus éclatantes réponses à ce mystère. L’hommage très «actuel» qu’il a rendu à l’auteur du Contrat social, d’abord au Sénat, puis place «des grands hommes», s’est ancré dans l’imaginaire collectif de la gauche et dans la trace matricielle du grand récit de la «France qui souffre». Pierre Laurent a mis dans le mille. Une démocratie est-elle encore assez vivante et moderne lorsqu’elle n’est plus au service du peuple ?

Nicolas Sarkozy a-t-il seulement lu une page des Confessions ou des Rêveries ? Nous savons qu’avec lui (et son scribe Guaino) un apologue opportuniste vaut tous les symboles. Depuis cinq ans, il a fait lui-même «son marché» auprès d’une kyrielle de distributeurs de marqueurs historiques qu’il a tirés à hue et à dia, déformant jusqu’à l’absurde tous les pôles représentatifs d’agglutination, décontextualisant tout sur son passage, les figures, les signes et le sens. Et ce n’est pas fini. Même totalement démonétisé, le chef de l’entreprise-France a encore une fois choisi le pire des symboles en réquisitionnant pas moins de cinq chaînes de télévision, dimanche soir, afin d’annoncer les « mesures fortes et structurelles » qu’il a décidé d’imposer à tous au lendemain du sommet dit «social». Un hold-up médiatique. Doublé d’un hold-up social. Mais au fait : et le peuple dans tout cela ?

Le peuple ? Quoique disparu du vocable de la plupart des personnalités politiques, il reste le Saint-Graal des chevaliers errants en mode électoral. Alors le revoilà, ce peuple maudit, atomisé par une crise sociale épouvantable et des chiffres du chômage qui explosent. Même François Hollande, qui évite le mot au profit du «vivre ensemble», a choisi pour inaugurer comme page d’accueil de son site de campagne une photo d’ouvriers en bleu de travail. Mais derrière les images et les troubles sémantiques, comment ne pas voir la «contamination idéologique» des idées du Front de gauche, comme le suggère Jean-Luc Mélenchon, dont la dynamique de campagne n’échappe plus à personne ? Le vrai débat débute. Même Libération titrait hier : « Dans les usines, Mélenchon turbine. » Le candidat à la présidentielle n’hésite pas à expliquer : «Plus Hollande y va sur le violon anticapitaliste, plus il valide mon vocabulaire ! Mais maintenant, il est au pied du mur ! Comment fait-il ? Que dit-il sur les salaires ?»

Si les classes populaires ont parfois toutes les raisons de se détourner d’une gauche dont elles ont le sentiment qu’elle les a trahies, la crédibilité des propositions du Front de gauche risque d’en surprendre plus d’un. Face à la plus formidable rage de destruction sociale depuis la Libération, la reconquête populaire est aussi philosophique. La France a besoin d’un changement de société, pas d’une petite «alternance» pour gestionnaires… Encore Rousseau : «Ici se forge le premier anneau de cette longue chaîne dont l’ordre social est formé.» Cette longue chaîne porte un nom : le peuple. Les bifurcations de l’histoire sont possibles dès que l’opinion redevient un peuple. Ne l’oublions jamais !

Le dessin du jour

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Sur un air...

 

 

 

 

 

 

 

L'Espoir de janvier en ligne

L'Espoir de Janvier 2012 -p1

Cliquer ici : L'Espoir de janvier à la Une

Au sommaire

L'éditorial de Gérard Escot

Le front de gauche en ordre de bataille à Balaruc

TVA "sociale" et taxe Tobin : arnaque et boniments

Législatives : Michel Passet et Nadine Despretz candidats dans la 8è

Marine Le Pen : l'imposture 

 

L'Agenda

Samedi 4 février : Assemblée Générale annuelle d'ASEREF  à 16h bourse du travail de Sète 16 rue Jean Jaurès, salle Empereur. Ordre du jour : Rapport moral, bilan financier, projets 2012 et élection du conseil d'administration et du bureau. Cette assemblée Générale sera suivie d'un apéritif dînatoire.

Mercredi 8 février - 18:00 - Montpellier : Meeting régional du Front de Gauche avec Jean-Luc mélenchon et Pierre Laurent. 

Dimanche 19 février - 15h30 Grand loto du PCF à Balaruc-les-Bains - Maison du peuple - 10€ les six cartons - 20 quines dont 2 surprises.

Dimanche 22 avril 2012 -1er tour de l'élection présidentielle.

dimanche 6 mai 2012 - 2è tour de l'élection présidentielle.

 

 

Gros plans

ACTA : Signature de l'accord sur la privatisation des savoirs
Manifestation contre ACTA

 

Afghanistan, le chant du départ

Par Philippe Leymarie

Troupes françaises en Afghanistan 

 

Euro : pourquoi la sortie du tunnel est encore loin 

Par Jacques Sapir

205532-une-dom-europe-jpg 98993

 

Russie :  «Révolution blanche», drapeaux rouges et forces de l’ombre

Par Jean-Marie Chauvier 

Manifestation à Moscou

 

 

La France, un paradis fiscal pour résidents qataris...

Par Régis Soubrouillard 

nicolas-sarkozy-ici-avec-le-cheikh-tamim-bin-hamad-al-thani

 

La dette publique ou la reconquista des possédants

Par Frédéric Lordon 

 

euros billet

 

Un état palestinien mais lequel ?

Par Dominique Vidal 

Palestine - un demi siècle de grignotage

 

En  finir (Vraiment) avec l'ère Pinochet

Par Victor de La Fuente

chili 

 

Etats-Unis, vers une société post-européenne
par  Jim  Cohen et Philip  S. Golub

Diversité aux Etats-Unis

 

Il y a cinquante ans, la Baie des cochons 
Par  José  Fort

cuba - la baie des cochons

 

Le projet planétaire des multinationales : vers l'eau technologique ?

Par Riccardo  Petrella

  eau technologique

 

Leïla Trabelsi, la cleptodame
Ecartant les clans rivaux, l’omnipotente épouse de Ben Ali a pillé le pays au profit de sa famille. Par Christophe  Ayad (Libération)

Leila-Trabelsi.jpeg

 

Paul Boccara : "une autre civilisation est en gestation"

Lors d’une audition récente devant le Conseil économique, social et environnemental, l’économiste Paul Boccara a présenté ses nouveaux travaux. Pour lui, la crise actuelle n’est pas qu’économique. Une autre civilisation est en gestation. Entretien : Pierre Ivorra.

Paul Boccara

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