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Le pacte de responsabilité ne suffit pas à Pierre Gattaz

Publié le par Daniel Sario

Le pacte de responsabilité ne suffit pas à Pierre Gattaz

Le patron du Medef, Pierre Gattaz, n'en finit pas de sabrer le champagne après l'annonce du pacte de responsabilité par François Hollande, "qui était inspiré, je ne le dis pas trop fort, du Pacte de confiance que nous lui avons apporté sur un plateau". Mais il demande 100 milliards d'allégements fiscaux pour s'engager sur des créations d'emplois.

Le patron des patrons peut remercier le chef de l'Etat d'avoir accédé aux demandes de l'organisation patronale de diminuer les cotisations sociales payées par les entreprises. "Nous avons salué le Pacte de responsabilité que nous a servi le président de la République le 31 décembre, et qui était inspiré, je ne le dis pas trop fort, du Pacte de confiance que nous lui avons apporté sur un plateau", explique-t-il ce vendredi, lors d'une intervention à l'occasion des voeux de l'Alliance des minerais, minéraux et métaux (A3M).

Non content de ridiculiser le président de la République, Pierre Gattaz a renouvelé son pied de nez à tous ceux qui souhaitaient que les cadeaux fiscaux soient accompagnés de contreparties. Pas question de s'engager sur la création d'un million d'emplois en cinq ans dans le cadre de ce même Pacte de responsabilité. "Je ne signerai jamais que nos entreprises vont créer un million d'emplois. Ce serait suicidaire", a-t-il assuré, soulignant qu'il ne signerait pas non plus, en tant que chef d'entreprise, "l'embauche de 100 personnes demain matin".

La création d'emploi reste donc "un objectif à cinq ans qui s'inscrit dans un projet Medef qui s'appelle France 2020." Pour signer un engagement, le patron des patrons en demande encore plus au gouvernement. "Nous avons un objectif intermédiaire à cinq ans qui est de créer un million d'emplois, à la condition que nombre de chantiers s'ouvrent et à la condition que le terreau de France s'améliore et que les dépenses publiques baissent. C'est fondamental", a-t-il expliqué.

Selon lui, le gouvernement n'a pas encore bougé. "Il faut que les mesures commencent. Il n'y a pas un embryon de l'allègement par rapport à ces 100 milliards", a-t-il affirmé à l'AFP, insistant sur le fait que la création d'emplois dépend des mesures demandées par le Medef. Pierre Gattaz demande régulièrement un allègement de 50 milliards d'euros des cotisations sociales des entreprises, associé à une baisse de même ampleur de leurs impôts.

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