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Tunisie : Beji Caid Essebci en tête du premier tour

Publié le par Daniel Sario

Tunisie : Beji Caid Essebci en tête du premier tour
Selon des premières estimations, le candidat de Nidaa Tounès devancerait le chef de l’Etat sortant Moncef Marzouki d’une dizaine de points. Pour Hama Hammami, le candidat de gauche arrivé en troisième position avec plus de 10%, « c’est un message pour aller de l’avant ». Par Hassane Zefrrouky

Selon des résultats préliminaires – la proclamation officielle des résultats aura lieu mercredi - Beji caid Essebci, le candidat de Nidaa Tounes devance de 10 à 12 points Moncef Marzouki au premier tour de l’élection présidentielle. Trois instituts de sondage – Emrhod consulting, Sigma Conseil et 3 C études – lui accordent entre 47 et 42,7% alors que son rival en obtiendrait entre 31 et 33%. L’un de ces deux hommes sera donc le troisième président de la république de l’histoire de la Tunisie à l’issue du second tour qui aura lieu dans un mois.

Les mêmes instituts placent le candidat de gauche Hama Hammami en troisième position avec un score estimé à 10,9%, doublant pratiquement celui obtenu par sa formation le Front populaire (FP) aux élections législatives du 26 octobre. « Pour nous, c’est un grand succès, un grand acquis, c’est une fête de la démocratie (…) et je tiens à remercier celles et ceux qui ont voté pour moi et qui ne sont pas seulement des sympathisants du Front populaire (…) Par leur vote, ils m’ont adressé un message pour aller de l’avant» a déclaré hier soir le candidat de gauche sur Nessma-tv Hama Hammami. Suivent derrière ce trio de tête, les deux candidats populistes et de l’argent, l’homme d’affaires et patron d’un club de foot, Slim Riahi ( autour de 6,9%), et Hachmi Hamdi, patron d’une chaine de télé al Mustaqila basée à Londres, crédité entre 2 et 3%. Quant à la vingtaine de candidats restante (il y en avait 27 dont cinq ont demandé à se retirer), leur score se situe en dessous de 1%. Parmi ces candidats ayant obtenu un score désastreux, l’ancien président de l’Assemblée constituante, Mustapha Benjaafar (0,5% de voix), qui prétendait être le seul en mesure de battre Caid Essebci.

Pour Caid Essebci, la partie est loin d’être gagnée : il devra à la fois rallier les voix de la gauche, celles qui se sont portées sur les candidats populistes et ces électeurs majoritairement jeunes qui se sont abstenus. Moncef Marzouki, qui se considère comme le seul candidat démocrate restant en course, a déjà rallié sous sa bannière non seulement les islamistes d’Ennahdha qui lui sont déjà acquis mais tous ceux qui craignent à tort ou à raison le retour des anciens du régime de Ben Ali en cas de victoire d’Essebci. En tout cas, le 28 décembre prochain, le score risque d’être serré entre les deux hommes. En bref, dans l’ensemble, en plus d’une participation de 64,4%, ce qui est remarquable, cette élection présidentielle s’est déroulée dans le calme.

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