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Grèce : Une pétition en ligne pour soutenir Syriza

Publié le par Daniel Sario

Angela Merkel et Alexis Tsipras
Angela Merkel et Alexis Tsipras
Une victoire de Syriza aux élections législatives de janvier en Grèce marquerait l'amorce d'un "changement nécessaire" en Europe qui entraînerait notamment l'Espagne et l'Irlande dans la même direction, a affirmé samedi Alexis Tsipras, chef du parti de la gauche grecque en tête des sondages. Une perspective qui pousse la chancelière allemande dans ses retranchements. Soutenons Syriza, signons la pétition !

Dans un discours à Athènes reprenant les principaux points du programme de Syriza, Alexis Tsipras a estimé que le "changement nécessaire en Europe commence ici, en Grèce" et gagnera "progressivement toujours plus (de pays, ndlr)". Il a notamment cité le cas de l'Espagne où le nouveau parti anti-libéral Podemos a le vent en poupe pour les législatives de 2015 et celui de l'Irlande où des élections sont prévues en 2016. Tsipras veut faire de la Grèce un "exemple positif de progressisme en Europe" tablant aux élections du 25 janvier sur la fin d'un "vieux monde politique", celui des conservateurs de la Nouvelle Démocratie et des socialistes du Pasok actuellement au pouvoir au sein d'une coalition. "Grâce à des négociations énergiques, nous garantissons une participation réellement équitable de notre pays à la zone euro, sans l'austérité que n'imposent pas les règles européennes", a déclaré le dirigeant de Syriza.

Pressions d'Angela Merkel. Dans le même temps l'édition en ligne du magazine Spiegel a affirmé samedi que la chancelière allemande Angela Merkel était prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où Syriza remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays. "Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays", affirme le site web de l'hebdomadaire, en s'appuyant sur "des sources proches du gouvernement allemand". Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble (tous deux conservateurs) ont changé d'avis et désormais ils "jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012", assure le Spiegel Online. Une tentative d'intimidation qui vise le peuple grec, au moment où les résultats d'un sondage donnent le parti de Gauche Syriza en tête au élections du 25 janvier, mais indique que plus de 2/3 des Grecs ne sont pas favorables à une sortie de leur pays de la zone Euro.

Syriza prépare son programme de gouvernement. Pour sa part, Alexis Tsipras, dont le parti mène de trois à six points dans les sondages, se concentre sur le redressement économique et social de la Grèce mais sans renier le rôle des institutions européenne. Il a présenté un programme de gouvernement "qui ne créera pas de nouveaux déficits", basé sur quatre "piliers" et une cinquantaine de mesures concrètes. L'une des propositions phare de Syriza reste "l'effacement de la majeure partie de la valeur nominale de la dette" grecque (177% du PIB prévu pour 2014), à l'origine de la crise en 2009 et qui n'est toujours "pas viable", selon M. Tsipras. Cet effacement de la dette détenue en majeure partie par les banques centrales européennes passerait par une négociation "dans le cadre de l'Union européenne et des institutions européennes" et serait "sans dommage pour les peuples d'Europe". Syriza souhaite également une période de "moratoire" sur le remboursement de la dette pour pouvoir d'abord consacrer des dépenses à la relance de l'économie du pays.

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schohn 03/07/2015 23:31

Ça suffit des humiliations de cette Europe de la finance, dirigée par L'IMPÉRATRICE MERKEL.

ARTAUD 24/06/2015 06:42

J'adhère

ARTAUD 24/06/2015 06:41

J'adhère à votre démarche

evrard 13/02/2015 13:05

nous devons aider la grèce ,sinon c'est la démocratie que l'on assassine .
La dette est un pouvoir aux mains de quelques dirigeants,ce n'est rien d'autre.