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Copé "coulé" à la place de Sarko

Publié le par Daniel Sario

Copé "coulé" à la place de Sarko
L’ancien président de l'UMP Jean-François Copé a été mis en examen ce mardi pour "abus de confiance" dans l'enquête sur le paiement par son parti des pénalités infligées à Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle de 2012.

Après cinq heures d’audience, les juges Serge Tournaire et Renaud van Ruymbeke ont mis en examen pour "abus de confiance" l’ancien président de l’UMP, le même chef que celui retenu en décembre contre l'ex-trésorière du parti, Catherine Vautrin. Le principal bénéficiaire dans l’affaire, l'ancien président lui-même devrait être prochainement convoqué. Plus de 500.000 euros sont en jeu. A l'origine de cette affaire, le rejet par le Conseil constitutionnel des comptes de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, en raison du dépassement du plafond des dépenses autorisées, qui était de 22,5 millions d'euros. En privant l'UMP du remboursement de plus de dix millions d'euros, cette décision avait des conséquences lourdes pour le parti, alors en grande difficulté financière avec une dette estimée à plus de 70 millions. Une vaste collecte avait alors été lancée avec succès auprès des militants, le "Sarkothon". Mais, conformément au code électoral, le candidat Sarkozy s'était également vu infliger, à titre personnel, des pénalités dont l'UMP s'était finalement acquittée à sa place, en novembre 2013. Des commissaires aux comptes se sont interrogés sur la légalité de cette démarche et ont saisi le parquet de Paris.

L'UMP a donc du s’acquitter de 516.615 euros à la place de Nicolas Sarkozy. Cette somme englobe le montant du dépassement du plafond des dépenses de campagne (363.615 euros) et le remboursement de l'avance forfaitaire de 153.000 euros consentie par l'Etat au candidat Sarkozy pour sa campagne. L’ancien candidat a récemment remboursé à l’UMP la première partie de cette somme, mais cela est sans effet sur le cours de la justice. "L'honnêteté et l'intégrité" de Jean-François Copé "ne sont nullement mises en cause" malgré sa mise en examen mardi dans l'affaire des pénalités dues par Nicolas Sarkozy mais réglées par l'UMP, ont estimé ses avocats. Jean-François Copé, avait été contraint de quitter la présidence de l'UMP au printemps 2014 suite au scandale Bygmalion, affaire toujours en cours d’instruction dans laquelle sept personnes, dont un très proche de Nicolas Sarkozy, ont déjà été mises en examen. Question : jusqu'où Copé acceptera-t-il de charger la mule à la place de Sarko?

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