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Des candidats Pcf-Front de gauche pour défendre les départements

Publié le par Daniel Sario

Les candidats du PCF-Front de gauche dans le canton de Frontignan : Jean-Franck Cappelini, Nadine Despretz, Michèle Aversa et Thierry Bonnavenc
Les candidats du PCF-Front de gauche dans le canton de Frontignan : Jean-Franck Cappelini, Nadine Despretz, Michèle Aversa et Thierry Bonnavenc
Les 22 et 29 mars prochains, les Français devront élire des conseillers sans savoir exactement quels seront leurs rôles et leurs compétences, au milieu de nouvelles grandes régions et de métropoles renforcées. Pour ceux qui veulent conserver les départements voter pour les candidats PCF-Front de gauche est d'une incontournable logique.

Comment y voir clair dans le grand flou territorial ? Les 22 et 29 mars prochain, les Français seront pour la première fois appelés à voter pour des élections « départementales » et non plus « cantonales », après toute une série de modifications institutionnelles… encore en cours ! Ce scrutin, dont la date a été plusieurs fois décalée, sera totalement inédit pour plusieurs raisons. Il sera national, tous les Français métropolitains étant appelés à glisser leur bulletin dans l’urne en même temps. Il sera aussi binominal et paritaire, puisqu’il s’agira d’élire un tandem composé de deux élus par canton : une femme et un homme. Il se fera enfin à partir d’une carte électorale complètement redessinée, le nombre de cantons métropolitains passant de 3 863 à 1 995, soit la plus grande modification depuis 1801, quand le nombre de conseillers départementaux, lui, restera stable, avec 3 990 sièges contre 3 863.

L’assemblée élue sera quant à elle renouvelée non plus en deux fois, tous les trois ans, mais en une seule, dans six ans, à condition que les départements existent encore en 2021. Le futur de cet échelon institutionnel et démocratique, face à la levée de boucliers des élus, a été repoussé à cette date, et le mandat confié vaudra, c’est certain, pour six ans. De quoi redonner de l’importance à ce scrutin, même si les conseils départementaux seront très probablement amenés à déléguer certaines de leurs compétences aux métropoles en 2017. C’est ce que prévoit le projet de loi relatif à la nouvelle organisation territoriale de la République (Notre), en débat dès aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Son retour au Sénat est programmé pour la fin avril et son adoption définitive avant l’été, soit bien après le résultat des élections départementales…

Les Français devront donc élire des conseillers sans savoir exactement quels seront leurs rôles et leurs compétences, au milieu de nouvelles grandes régions et de métropoles renforcées. L’enjeu, pour les départements, sera notamment de parvenir à conserver définitivement la compétence des collèges, de la voirie et des transports scolaires. La bataille sera bien plus rude pour sauver la clause de compétence générale, qui permet d’intervenir en fonction des besoins d’un territoire au-delà des compétences attribuées par la loi. La gestion du RSA et plus largement de celle de nombreuses politiques de solidarité ont en revanche des chances de rester aux mains des départements. Ce qui constitue une très bonne raison de se déplacer les 22 et 29 mars, en plus de montrer son attachement à un échelon démocratique de proximité.

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