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Des milliers de manifestants en Irlande et en Espagne

Publié le par Daniel Sario

Des milliers de manifestants en Irlande  et en Espagne
Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue dans plusieurs villes irlandaises samedi pour protester contre la fin de la gratuité de l’eau, une mesure d'austérité exigée de la troïka.

"Pas question de payer, les banques sont renflouées", scandaient les manifestants samedi dans les rues de Dublin. D'autres slogans appelaient le Premier ministre Enda Kenny à la démission. "Il est temps que le gouvernement démissionne. Ils n'ont plus la confiance du peuple", a déclaré Derek Byrne, du groupe "Dublin Says No", l'un des organisateurs. Dans la capitale irlandaise, la manifestation comptait plusieurs milliers de personnes, selon une journaliste de l'AFP, tandis que des milliers d'autres participaient à des manifestations dans d'autres villes, dont Galway sur la côte ouest, Cork ou Limerick.

L'Irlande s'est engagée à mettre fin à la gratuité de l'eau dans le cadre des mesures d’austérité exigées par la troïka (Commission européenne , BCE et FMI) en 2010, à la suite de la crise financière de 2008. Dernier pays de l'Union européenne où les particuliers ne payaient pas directement leur eau courante, les résidents devront s'acquitter pour le première fois de quittance d'eau en avril mais la moitié des ménages ne sont toujours pas enregistrés. Les Irlandais espèrent que les mouvements citoyens appelleront au boycottage de l'impôt. "Ce mouvement de protestation n'est plus seulement centré sur l'eau mais s'est élargi au reste : l'austérité, le plan de sauvetage des banques, les coupes budgétaires", a expliqué Derek Byrne.

Véritable démonstration de force de Podemos ce samedi à Madrid. 300 000 Espagnols ont "marché pour le changement" de la place de Cibeles à la Puerta del Sol .

La grande "marche pour le changement" à Madrid intervient moins d'une semaine après la victoire de Syriza, dont les dirigeants ont régulièrement fait campagne aux côtés de ceux de Podemos. Issus de deux des pays européens ayant vécu le plus durement la crise, avec encore plus d'un cinquième de leur population active au chômage, Podemos et Syriza partagent le même rejet de la troïka (Banque centrale et commission européennes, Fonds monétaire international). Selon eux il faut mettre fin à l'empire de la finance internationale qui oublie l'humain et poser la question d'une restructuration de la dette.

Aux cris de "Oui, nous le pouvons!" et "tic tac tic tac", les 300 000 manifestants (selon Podemos, 1000 000 selon la police) ont rappelé au président du gouvernement conservateur Mariano Rajoy que les sondages donnent le parti de gauche Podemos ("Nous pouvons") en tête des intentions de vote en vue des élections régionales en mai et législatives à la fin de l'année. Le rassemblement de samedi est le plus grand jamais organisé par le parti issu du mouvement des "Indignés". "Le vent du changement a commencé à souffler sur l'Europe", a déclaré Pablo Iglesias, le leader du parti, devant une foule compacte réunie place de la Puerta del Sol dans le centre de Madrid, brandissant drapeaux grecs et républicains de la gauche espagnole. La foule a écouté avec ferveur Pablo Iglesias, 36 ans, et sa jeune équipe, en scandant régulièrement, poing droit levé "Si se puede, si se puede! (Oui c'est possible!)".

Après sept années de crise profonde, l'Espagne est un des pays de la zone euro qui bénéficie de la croissance économique la plus soutenue mais ces bonnes statistiques ne se traduisent pas encore de manière significative sur le niveau de vie de la population, alors qu'environ un Espagnol sur quatre est au chômage. Dans ce contexte, la promesse du nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras de mettre fin à "l'humiliation et la souffrance" trouve un fort écho en Espagne. La formation de Pablo Iglesias a bouleversé le paysage politique espagnol. Podemos qui se dit "ni de gauche ni de droite" a été fondé il y a tout juste un an à la suite du mouvement des indignés. Podemos a créé la surprise dès mai 2014 en obtenant 1,2 million de voix, cinq députés, aux Européennes. Depuis, son ascension dans les sondages a été fulgurante, dépassant régulièrement le Parti socialiste et parfois même le Parti populaire (droite) au pouvoir, devenant théoriquement la première ou deuxième force politique.

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plomberie paris 18eme 02/02/2015 10:30

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Cordialement