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Grève nationale et manifestations le 9 avril contre l'austérité

Publié le par Daniel Sario

Manifestation dans l'Hérault le 16 octobre 2014
Manifestation dans l'Hérault le 16 octobre 2014
La CGT, FO et Solidaires appellent l’ensemble des salariés, du public et du privé, à une journée de grèves et de manifestations le 9 avril contre l’austérité qui se présente comme une "première étape" à de plus amples mobilisations .

Ce sera bien au printemps, le 9 avril. Sous la forme d’une grève nationale interprofessionnelle à l’appel des syndicats CGT, FO et Solidaires qui se sont retrouvés mardi soir, après l’annonce quelques semaines auparavant par les deux secrétaires généraux de la CGT et de FO de leur volonté d’organiser une mobilisation si possible dans l’unité. Une intersyndicale à laquelle n’ont pas souhaité participer la CFDT, CFE-CGC, CFTC et l’Unsa, « bien qu’elles aient été toutes contactées », précise Pascal Pavageau, représentant Force ouvrière. Le 9 avril ne sera par contre que la « première étape » d’un « processus de mobilisation », précise Virginie Gensel-Imbrecht, membre du bureau confédéral de la CGT. « Une première journée de grève pour bien démarrer », selon Pascal Pavageau. « Ce n’est pas avec une seule journée, même très réussie, que nous ferons fléchir le gouvernement et le patronat pour qu’ils répondent à nos revendications », ajoute le syndicaliste. Reste que cette première date « attendue par les salariés », estime de son côté, la porte-parole de Solidaires, Verveine Angéli, doit servir « à faire converger les nombreuses luttes et mobilisations syndicales qui sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises », affirment les trois organisations syndicales dans leur communiqué commun. « Nous avons tous constaté qu’il y a actuellement un regain de mobilisation même s’il est très éclaté sur les salaires, ou encore contre le travail du dimanche dans le commerce, contre la loi de transition énergétique dans l’énergie, ou chez les fonctionnaires contre la réforme territoriale et le gel du point d’indice », insiste la cégétiste Nadine Prigent.

Le coup de force du gouvernement a fait réagir les syndicats. Mais cette journée de grève vise également la politique du gouvernement, avec, en ligne de mire, « le pacte de responsabilité, la rigueur budgétaire, nombre de dispositions du projet de loi libéral Macron », listent les trois organisations. Le coup de force du gouvernement à l’Assemblée nationale a d’ailleurs fait réagir les organisations syndicales présentes. À l’instar de la CGT qui, dans un communiqué cinglant, dénonce une loi « réactionnaire donnant plus de liberté pour les patrons et moins de droits pour les salariés », même si, souligne-t-elle, « la mobilisation des salariés a permis de faire reculer le gouvernement sur quelques points (secret des affaires, cabotage et, à la marge, sur la justice prud’homale) ». D’autant que le gouvernement « après avoir choisi d’inscrire dans la loi les propositions du Medef sans concertation ni négociation avec les acteurs sociaux, (…) passe à nouveau en force en contournant la représentation nationale ». La CGT voit d’ailleurs dans « l’échec du gouvernement à faire voter un tel texte (...) une première victoire pour les salariés ». Le responsable syndical de Force ouvrière, Pascal Pavageau, a toutefois tenu à préciser que le 9 avril ne sera pas « une journée de grève interprofessionnelle contre la loi Macron ». En attendant, les organisations se recontacteront probablement la semaine prochaine pour discuter des modalités d’action - notamment concernant les appels à des manifestations. D’ici là, la FSU, présente à la réunion intersyndicale, décidera début mars de sa participation à cette journée de grève.

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