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À Sète, indispensable large rassemblement pour battre l’extrême droite

Publié le par Daniel Sario

François Liberti et Véronique Calueba-Rizzolo ont totalisé 25,37 % des suffrages.  Photo : Vincent Andorra/PQF/Midi Libre
François Liberti et Véronique Calueba-Rizzolo ont totalisé 25,37 % des suffrages. Photo : Vincent Andorra/PQF/Midi Libre
Seul binôme du Front de gauche encore en lice dans le département, François Liberti et Véronique Calueba-Rizzolo (25,37 %) ont battu la droite (23,65 %) mais affronteront le Front national, arrivé premier (31,57 %). Par Grégory Marin

« Que deviendraient les politiques de solidarité si la droite arrivait en tête de ces élections ? » La question, posée le 12 mars dernier par les candidats du Front de gauche dans le canton de Sète (Hérault), est d’autant plus prégnante aujourd’hui. Certes, la droite, faute d’avoir obtenu 12,5 % des inscrits, est éliminée du premier tour (avec 23,65 % des suffrages exprimés), mais le Front national (31,57 %) a pris sa place. C’est lui que François Liberti et Véronique Calueba-Rizzolo, qui ont totalisé 25,37 % des suffrages, affronteront dimanche. Un combat qui n’a rien de perdu d’avance, comme l’affirmait le conseiller général sortant, François Liberti, appelant au rassemblement au soir du premier tour : « Il n’y a aucune fatalité à ce que l’extrême droite gagne ce département. »

Appel du PS et des Verts. Hier soir, les candidats animaient un meeting à large spectre : Front de gauche bien sûr, mais aussi les adversaires de gauche du premier tour PS (9,03 %) et les écologistes (5,46 %). Les premiers ont manifesté sans attendre leur soutien, le député socialiste Sébastien Denaja soulignant « le risque de confier les politiques départementales aux représentants du Front national », nuisible « aux plus fragiles et à la cohésion sociale ». Dimanche, poursuit-il, « il ne faut ni voter blanc ni s’abstenir ». « Sans aucune hésitation, en tant que républicain, en tant qu’homme de gauche, en tant qu’enfant de Sète », il appelle, comme les candidats battus, Véronique Mauroy et Jean-Louis Doucet, à voter pour François Liberti et Véronique Calueba-Rizzolo. Même discours « sans ambiguïté » pour les Verts. Hier soir, étaient également attendus les radicaux de gauche et André Vézinhet, président socialiste du conseil général, qui ne se représente pas mais venait soutenir son vice-président délégué à la politique de la protection de l’enfance et de la famille.

Un gros travail de terrain. François Liberti a coutume de dire aux Sétois, dont il a administré la cité comme maire (1996-2001), que le conseil général est « l’institution démocratique de proximité qui s’intéresse au quotidien des gens ». C’est à eux que les militants des formations de gauche vont s’adresser, confirme le secrétaire départemental du PCF, Michel Passet. Et non aux candidats UMP-UDI, Pierrette Roucoulet et Romain Ferrara, cornaqués par le sénateur maire de Sète, François Commeinhes, mais battus par le Front de gauche de 282 voix, pas plus qu’aux divers droite (4,91 %) :« Pas question de choisir entre les extrêmes », ont-ils osé déclarer dans le Midi libre, hier. La gauche en est consciente : elle a devant elle « un gros travail de terrain ». Il lui faut d’abord combler un retard de 1 021 voix sur le FN. Possible, d’un point de vue strictement arithmétique, si l’on compte les 1 486 voix socialistes et les 898 voix écologistes. Mais il faut les dépasser. Il y a « un certain nombre de nos électeurs qui sont restés à la maison », mais aussi, compte Michel Passet, « des républicains » parmi les 4 699 voix cumulées de la droite qui n’entendent pas se plier à la consigne du « ni-ni » : « Nous ne les confondons pas avec leurs représentants. »

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