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Gaza. La cible : les civils palestiniens

Publié le par Daniel Sario

Gaza. La cible : les civils palestiniens
Il y a un an, le 8 juillet 2014, Israël frappait la bande de Gaza. Par air, terre et mer, l’une des plus importantes armées du monde s’est déchaînée. Par Pierre Barbancey

Plus de 2 000 morts (dont la plupart sont des civils, des femmes et des enfants) après la guerre meurtrière menée par Israël dans la bande de Gaza à l’été 2014, que reste-t-il ? D’abord de la souffrance. La souffrance d’une population soumise à un embargo inhumain depuis 2007. Sa faute ? Avoir voté démocratiquement (comme reconnu par l’ensemble des observateurs internationaux dépêchés sur place lors des élections législatives de 2006 qui ont vu la victoire du Hamas) mais coupable d’un mauvais vote. L’embargo ? Une bande de Gaza fermée par toutes ses frontières, particulièrement avec Israël. Un embargo synonyme de médicaments manquants, de produits de première nécessité absents, de morts, en fin de compte. Pas suffisamment pour l’occupant israélien qui n’a eu de cesse – avec l’accord tacite des grandes puissances occidentales, dont la France – de tenter de détruire cette bande de terre israélienne. Fin 2008, début 2009, la puissance de feu israélienne s’est abattue sur Gaza. En 2011, puis 2012 de nouveau, l’aviation de Tel-Aviv est venue bombarder Gaza. Et, comme ce n’était pas suffisant, à l’été 2014, la machine militaire israélienne s’est remise en marche.

Envoyé spécial de l’Humanité à ce moment, basé à Gaza, nous pouvons témoigner de l’horreur. Publiée dans ces mêmes colonnes. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, pensait pouvoir faire plier le peuple de Gaza. Officiellement, il s’agissait de répondre à des tirs de roquettes. Un prétexte. Comment l’une des premières puissances mondiales pourrait penser être mise en danger par ces roquettes artisanales ? Réponse via les principaux médias internationaux qui ont prêté flan à la propagande israélienne. L’intervention militaire ne serait qu’une réponse à l’agression palestinienne ! En ce 8 juillet 2014, lorsque les avions F-16 israéliens s’élancent dans le ciel, l’état-major est confiant. Deux ou trois jours suffiront pour faire taire ce peuple palestinien. Alors qu’en 2008-2009, les journalistes ne peuvent pas entrer dans la bande de Gaza depuis Israël, cette fois tout le monde est convié au spectacle, non sans quelques menaces du style « nous ne pouvons pas assurer votre sécurité, la marine militaire va tirer, quittez vos hôtels », comme le relaient les « officiers de communication » de l’armée israélienne qui se répandent sur les téléphones de quelques bons journalistes.


Gaza, l’une des zones les plus peuplées au monde. Dans les quartiers de Gaza ville, aussi bien que dans les villes de Khan Younès, au sud, ou, surtout, à Chadjaiya, au nord, le déluge est total. Pour les populations, en ce mois de ramadan, donc de jeûne, c’est l’enfer. Sur le plan international, Israël veut faire croire qu’il prévient les habitants des bombardements imminents, voulant faire croire qu’à Gaza, l’une des zones les plus peuplées au monde, on peut se mettre à l’abri. Si quelques chaînes de télévision occidentales sont sur place, les images proviennent surtout des journalistes palestiniens, employés de quelques stations locales, qui vont payer un lourd tribut : 17 journalistes palestiniens sont tués, dans l’indifférence quasi générale. Israël n’a pas réussi à mettre à genoux les Palestiniens. La guerre, présentée comme une « guerre contre le Hamas » a, en réalité, été menée contre la résistance palestinienne. Toutes les organisations palestiniennes : Hamas, Fatah, FPLP, FDLP, PPP (communiste), Fida… et toutes les associations sur place, ont résisté. La « résistance » a sans doute été le mot le plus employé durant cette offensive israélienne. Résistance.

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