Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Philippe Martinez répond aux attaques de François Hollande

Publié le par Daniel Sario

Philippe Martinez répond aux attaques de François Hollande
Taclé par le Président de la République et le Premier Ministre lors de la Conférence sociale, le secrétaire général de la CGT a dénoncé une représentation caricaturale de son syndicat et une "forme de négociation" qui "n'est pas satisfaisante" et qui fait la part belle au Medef.


Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a estimé mardi sur Europe 1, que le Président de la République s’était montré « un peu caricatural » vis-à-vis du syndicat absent lors de la quatrième conférence sociale. Lundi, François Hollande avait attaqué à plusieurs reprises la CGT, déclarant notamment « qu’il était commode de ne jamais s’engager à signer le moindre accord en espérant que d’autres le feront à leur place, tout en dénonçant les insuffisances du dialogue social » Si le syndicat a refusé de parapher l’accord régressif sur les retraites complémentaires de vendredi dernier, le secrétaire général a tenu à rappeler que la CGT «signe plus de 80 % des accords, soit dans les branches, soit dans les entreprises, soit au niveau interprofessionnel. » Le leader a donc précisé : « Entre un et aucun (accord), il y a une petite différence, il est mal renseigné s’il pense cela (...)»

Après François Hollande, Manuel Valls n’y était pas allé de main-forte contre le syndicat en conclusion de la Conférence sociale, en fustigeant ceux qui s’enferment « dans les postures ». « Aujourd’hui, certains donnent des armes aux adversaires du dialogue social (…) L’alternative est simple : soit nous donnons raison à ceux qui parient sur l’échec de tout dialogue (…) soit nous faisons la démonstration que le dialogue social permet de transformer le pays. » Si le Premier Ministre et le Président de la République n’ont pas hésité à faire lourdement allusion à l’attitude de la CGT et à se montrer offensif sur la nécessité impérieuse de négociations entre syndicats et patronat, c’est pour mieux imposer un dialogue social sous influence du Medef et vecteur de casse du Code du travail.

Pour Philippe Martinez, « Encore faut-il s’entendre sur le mot réforme », il faut qu’il y ait un « mieux pour les salariés ». Il estime que l’accord sur les retraites complémentaires signé vendredi dernier, par la CFDT, CFTC et CFE-CGC, qui conduira les employés à travailler un an de plus ou accepter une décote de 10 % de leur pension, « revenait à gérer la misère » et « faire travailler les salariés plus longtemps s’ils veulent manger ». Le leader de la CGT aurait souhaité que la question du temps de travail et du salaire soient notamment mises sur la table lors de la Conférence sociale. Pour Philippe Martinez, il faut revoir les méthodes de discussion. « Ca fait plusieurs mois que l’on répète au premier ministre, au président que la forme de négociation n’est pas satisfaisante. On n’est pas entendu, il y a une forme d’agacement ».

Commenter cet article