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Des centaines d'emplois menacés chez Sanofi

Publié le par Daniel Sario

Des centaines d'emplois menacés chez Sanofi

"Dramatique" pour la CGT, "énorme" pour la CFDT : les deux premiers syndicats du géant pharmaceutique Sanofi ont manifesté leur vive inquiétude vendredi, après l'annonce de nouvelles centaines de suppressions de postes en France pendant trois ans.

"C'est plus dramatique que ce que l'on pensait", a réagi Thierry Bodin, coordonnateur des syndicats CGT de Sanofi, "pour une entreprise qui est la deuxième ou troisième la plus bénéficiaire de France, il est inacceptable qu'il y ait de nouvelles suppressions d'emplois après déjà plus de 5 000 suppressions de postes en six ans. Qu'attend le gouvernement? On ne va pas laisser faire", a ajouté le syndicaliste.

Même son de cloche à la CFDT qui a qualifié d'"énorme" l'ampleur des suppressions de postes envisagées. "Pour Mérial (groupe des activités médicaments génériques et santé animale), on savait qu'il y avait un risque mais pour les génériques, on ne s'y attendait pas du tout", a commenté Emmanuel Maingard, coordinateur CFDT du groupe. L'impact pour les sites potentiellement concernés, comme Compiègne (Oise), Amilly (Loiret) et Tours, "est compliqué à quantifier car les sites ne font pas du générique à 100%", explique-t-il. Si la direction promet de ne pas fermer de sites, "comment vont-ils rester compétitifs s'ils perdent les produits génériques Zentiva?", se demande-t-il. "La direction s'assoie complétement sur les instances sociales pour faire ses annonces", a fustigé pour sa part Stéphane Galiné, secrétaire CFDT du Comité européen. L'instance sera réunie le 10 novembre, "on en saura plus sur les conséquences" du plan annoncé à cette occasion, selon emmanuel Maingard.

Le groupe a présenté aux investisseurs ses nouvelles priorités pour 2015-2020 avec l'objectif d'1,5 milliard d'économies d'ici à 2018 grâce à un recentrage de son portefeuille d'activités et une réorganisation de l'entreprise. Sanofi envisage notamment une sortie du groupe des activités médicaments génériques et santé animale (Merial). Ce plan devrait se traduire en France "par la suppression de quelques centaines de postes par an sur une période de trois ans", a reconnu le groupe, interrogé par l'Agence France Presse.

4 millions d’euros comme bonus de bienvenue au nouveau PDG. En février dernier, le nouveau PDG de Sanofi, Olivier Brandicourt, s'est vu offert un « bonus de bienvenue » qui pourrait atteindre 4 millions d’euros. Le groupe pharmaceutique expliquant qu’elle accordait cette prime à son nouveau chef, en "contrepartie des avantages auxquels il a renoncé en quittant son précédent employeur (groupe allemand Bayer)". "Une décision purement scandaleuse" avait déclaré le PCF. "Sanofi a supprimé 5000 emplois en 6 ans et bénéficié d'un CICE de 11 millions d'euros en 2013 et 16 millions d'euros en 2014. C'est un détournement direct d'argent public", avait poursuivi le PCF dans un communiqué. "Quatre millions d'euros au total : on voit que le conseil d'administration soigne bien ses dirigeants, plutôt que ses salariés" avait déclaré Thierry Bodin, délégué central CGT à Sanofi sur l'antenne de France Info en fevrier dernier. "Comment voulez-vous qu'on travaille en étant en permanence en restructuration, c'est toujours les salariés qui sont sacrifiés et jamais les actionnaires dont cette stratégie ne vise qu'à préserver la progression du revenu", s'est offusqué Thierry Bodin ce vendredi après l'annonce du groupe pharmaceutique français. Sanofi emploie 27 000 salariés en France, environ 1 500 sur Montpellier

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