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Accord sur la pêche à Bruxelles

Publié le par Daniel Sario

Accord sur la pêche à Bruxelles

La négociation marathon sur les droits de pêche en 2016 a duré deux jours et quelques heures de nuit. Le négociateur français Alain Vidalies en a donné les grandes lignes ce 16 décembre. Par Gérard Le Puill


Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé de Transports, de la Mer et de la Pêche, a indiqué qu’a l’issue de deux jours de négociation les 14 et 15 décembre à Bruxelles, les 28 Etats membres de l’Union européenne et la Commission sont parvenus à un accord sur les quotas de pêche pour 2016. Il estime être parvenu « à un accord équilibré, tenant compte des objectifs d’exploitation durable des ressources tout en préservant la viabilité économique et sociale de la filière pêche ».
Selon les informations fournis par le secrétaire d’Etat, pour la sole de Manche-Est ou pêchent beaucoup de bateaux français, la baisse du quota pour 2016 sera de moins 14% par rapport à 2015 au lieu d’un recul des captures de 32% proposé initialement par la Commission. En Manche-Ouest les captures augmenteront de 15% pour la sole et de 15% pour le cabillaud. En mer du Nord les prises de sole pourront aussi augmenter de 10%. Elles seront en hausse de 15% pour le cabillaud. Les prises de harengs pour la Mer du Nord et la Manche Est pourront augmenter de 18%.

Dans le Golfe de Gascogne, les prises de sole baisseront de 10% en 2016 contre 37% initialement proposé par la Commission. Les prises d’anchois sont reconduites comme en 2015 et les prises de merlu augmenteront de 9,5%. En mer celtique, la zone de pêche qui borde le sud de l’Irlande et les deux pointes sud ouest du Royaume Uni, ainsi que la façade ouest de la Bretagne face à l’océan Atlantique, la France devra pêcher 13% d’églefin de moins qu’en 2015 et 10% de cabillaud en moins. D’autres prises comme le chinchard et le merlan pourront augmenter de 25% et de 16% dans ces zones. La limitation des prises est un mal nécessaire si on veut préserver les ressources en poissons. Mais les techniques de pêche utilisées en Europe, notamment la pêche au chalut, gaspillent la ressource en remontant beaucoup de poissons non commercialisables qui sont ensuite rejeté en mer, morts la plupart du temps à l’issue du tri sur le pont du bateau.

Ajoutons que la demande du marché en poissons frais et congelés est assuré coûte que coûte en Europe, ce qui conduit les bateaux européens à piller les zones de pêches des pays pauvres dans le cadre d’accords entre l’Union européennes et ces pays. Ces pays privent ainsi leurs propres pêcheurs de cette précieuses ressources en échange de quelques subsides obtenus des grandes sociétés de pêche européennes, russes, chinoises, coréennes et japonaises.

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