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Iglesias: "El PSOE doit décider entre PP et Ciudadanos ou nous"

Publié le par Daniel Sario

Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, ce mardi, en compagnie d'Alexandra Fernandez, Xavier Domenech et Joan Baldovi . / Carlos Rosillo
Le leader de Podemos, Pablo Iglesias, ce mardi, en compagnie d'Alexandra Fernandez, Xavier Domenech et Joan Baldovi . / Carlos Rosillo

Podemos conditionne la signature de pactes avec Sanchez à la mise en place de quatre groupes parlementaires. "Ne pas faire ainsi, rendrait des ententes ultérieures très difficiles" prévient Pablo Iglesias

Texte traduit d'un article de Francesco Manetto (El Pais). Tout dépend des groupes. C'est le message du leader de Podemos. Pablo Iglesias a clairement laissé entendre ce mardi que les possibilités de dialogue avec le PSOE étaient liées à la concession des quatre groupes parlementaires que la formation et ses alliances territoriales en Catalogne, Communauté de Valence et Galice qu'ils promirent lors de la campagne électorale du 20 décembre. En outre, Iglesias a prévenu le leader socialiste Pedro Sanchez qu'il doit décider entre lui ou Albert Rivera. " Le PSOE doit dire s'il fait un accord avec le PP et avec Ciudadanos ou s'il se met d'accord avec nous. Les deux choses à la fois sont très difficiles" a-t-il précisé faisant allusion à la disposition de la Table du Congrès.

Le secrétaire général de Podemos s'est présenté avec le Catalan Xavier Domènech, porte-parole de En Comú Podem, du Valencian Joan Baldoví, (Compromís-Podemos-És el momento) et de la galicienne Alexandra Fernández (En Marea), après avoir tenu une réunion avec les représentants des candidatures de convergence. Bien qu'il manque encore un jour pour la mise en place des Cortes, la direction du parti n'a pas voulu déclarer s'il appuiera le socialiste Patxi López comme président de la chambre basse sinon en revenant à la charge sur la concession des quatre groupes parlementaires.

Pour Iglesias, il s'agit d'un préalable à une nouvelle étape de dialogue. "Nous savons sur quoi nous pourrions nous entendre, notamment avec le PSOE. Ne pas procéder ainsi, rendrait à l'évidence des ententes ultérieures très compliquées." a-t-il assuré. Pour Podemos cela supposera, en plus, un premier pas vers la reconnaissance de la "plurinationalité de l'Espagne". "L'acceptation de la plurinationalité a un chemin et un nom et c'est la reconnaissance de la réalité légale" a indiqué Domènech faisant réference aux groupes (parlementaires).

"Il est certain qu'il n'y a aucun problème en Catalogne avec le Parti socialiste catalan (PSC) et nous pensons que ce ne serait pas une bonne politique pour le PSOE de continuer sur ce chemin". "Un autre scénario alternatif sous-tendrait, à son avis, une grande coalition". Pour finir le valencian Baldovi précisa : "Nous ne comprendrions pas que le PSOE abandonne la constitution de ces groupes parlementaires voulus par les citoyens" .

Le porte-parole de En Comú Podem a soutenu la tenue d'un référendum comme condition à l'ouverture du dialogue, mais il a assuré que tout le débat ne peut pas être centré sur cette consultation. "Le PSOE n'a pas dit s'il était d'accord ou pas pour annuler les deux réformes du travail. Il me semble peu sérieux de poursuivre sur le référendum. Nous devons être tout à fait attentifs et ne pas utiliser le référendum comme arme de jet" a-t-il affirmé.

Rencontre de Pablo Iglesia avec Ada Colau. Pablo Iglesias s'est entretenu lundi à Barcelone avec la maire de la ville, Ada Colau, et des dirigeants de En Comú Podem. Lors de ce rendez-vous qui eut lieu à la veille de la mise en place des Cortes, ce mercredi, les deux dirigeants abordèrent la question de l'échiquier territorial catalan dans le nouveau scénario qui s'ouvre après le pacte passé entre Junts pel Sí et la CUP, et l'investiture de Carles Puigdemont comme président de la Généralité. "Nous sommes en train de construire une relation de fraternité qui sera la clé pour l'avenir de la Catalogne et de l'Espagne" informa le secrétaire général de Podemos. "Nous avons débattu sur le sujet des possibles scénarios d'avenir, avec l'enchâssement de l'unilateralisme dans la Généralité et la perspective que celui-ci renforce à son tour le retranchement des partis conservateurs en Espagne" poursuivit-il en référence à l'hypothèse que le Parti Populaire (droite) et le PSOE décident de former une "grande coalition" au Parlement. "Face à ce déraillement nous proposons le dialogue, la démocratie et la justice" ajouta Iglesias qui n'a pas employé le mot "référendum" pour se reférer au puzzle de cette communauté.

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