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Le plan "B" de Mélenchon avec un "P" comme présidentielle

Publié le par Daniel Sario

Par Daniel Sario

Il est fini le temps où Jean-Luc Mélenchon défilait bras-dessus bras-dessous avec Alexis Tsipras et râpée l'époque des numéros de claquettes avec le politicien grec, à la tribune des meetings. Jean-Luc Mélenchon a démaquillé hier à Paris, ce qu'il montait au pinacle avant hier à Athènes : "Ce qui se nomme aujourd'hui Syrisa ne correspond plus du tout à ce en quoi nous avons cru", dit-il en ajoutant : "Je désapprouve absolument le choix qu'a fait mon camarade Alexis Tsipras". Et puis, il précise, comme s'il pu y avoir un doute : "Simplement, je ne voudrais pas qu'une seule personne puisse croire que moi, je cèderai. Je ne cèderai pas, ça serait me renier".

La solution est-elle de remettre sur l'ouvrage ce que Sisyphe investissait dans son rocher ? Jean-Luc Mélenchon semble le penser, et le promettre, en nous proposant aujourd'hui un "plan B" ouvert "à toutes les hypothèses et toutes les contributions qui permettront de rompre avec la technocratie et l'oligarchie contrôlant les institutions européennes.". Fort heureusement et fort opportunément, l'eurodépute d'Izquierda Unida, Martina Albiol, donne la ligne rouge en deçà de laquelle il est et sera vain d'espérer autre chose que ce qui s'est produit en Grèce : "c'est de sortir du capitalisme et, pour cela il nous faut d'abord assurer que les ressources sont entre les mains du peuple, que leur gestion est contrôlée démocratiquement".

Sortir du capitalisme … est-ce le projet de Mélenchon ? Nous ne le croyons pas plus aujourd’hui qu’hier. Il n’est donc pas utile d’appeler « B » un plan dont le qualificatif « anticapitaliste » se suffit à lui-même. Nous croyons que Mélenchon appelle « B » une musique qui sonne comme « P » de Présidentielle. Au moment où certains réclament une « primaire » à gauche, le moment était bien choisi pour le leader du Parti de Gauche de faire son retour sur scène. Nous croyons que les changements en France comme en Europe, passeront par les peuples, par des projets construits « en commun », par des luttes résolues contre les inégalités et non par des combines politiciennes animées par des hommes providentielles.

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