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Sánchez à la vieille garde socialiste : "Nous ne pouvons pas appuyer le parti de la corruption"

Publié le par Daniel Sario

Pedro Sanchez le leader du PSOE
Pedro Sanchez le leader du PSOE
Le leader du PSOE accuse Mariano Rajoy (PP) de "désespoir" et refuse ses offres de pacte : "Avec le Parti Populaire il ne sera jamais possible de régénérer la vie politique. C'est le parti de la Gürtel, de la corruption à Valence, des coupes sombres, de Bárcenas, de la réforme du travail. Je ne crois pas qu'il y ait un quelconque argument pour l'appuyer".

Juan Ruiz Sierra | Miércoles, 27 de enero del 2016 |

Pedro Sánchez a élevé la voix ce mercredi face à la vieille garde socialiste qui lui demande de ne pas pacter avec Podemos et de faciliter à la place un gouvernement du Parti Populaire grâce à l'abstention des 90 députés du PSOE. Un jour après que plusieurs ministres aient réclamée une grande coalition, proposition qui coïncide avec le nouveau coup judiciaire porté à la corruption du Parti Populaire (24 arrestations à Valence, parmi lesquelles celle du président de la Députation de la ville, Alfonso Rus), le secrétaire général des socialistes a expliqué : "je ne dirai jamais que le Parti Populaire est corrompu, mais la puanteur commence à être insupportable. toutes les forces qui veulent régénérer la vie politique doivent remplir une condition : exiger que le PP aille dans l'opposition. Avec le Parti Populaire il ne sera jamais possible de régénérer la vie politique. C'est le parti de la Gürtel, de la corruption à Valence, des coupes sombres, de Bárcenas (3), de la réforme du travail. Je ne crois pas qu'il y ait un quelconque argument pour l'appuyer".

Avec sa conviction, Sánchez cherche à éloigner une quelconque possible entente avec les populaires (PP) même si les dirigeants conservateurs de son parti le réclament. Plusieurs ex-ministres du PSOE, PP et UCD diffusèrent mardi, par l'intermédiaire de la Fundación España Constitucional créée par le socialiste José Bono (1), et à laquelle appartiennent, entre autres, Elena Salgado, Carlos Solchaga (2), un communiqué réclamant un "gouvernement d'ample soutien", formé par "deux ou davantage de partis constitutionnels". Dans le même temps, Felipe González, ex-président du Gouvernement et grand référent socialiste, "appuie pour un gouvernement PP-Ciudadanos, intronisé grâce à l'abstention du PSOE, selon Télé5 qui a recueilli l'information du dirigeant historique d'après ce qui a ddéclaré lors d'une rencontre avec des ambassadeurs européens en Espagne.

Le leader socialiste s'affronte à une partie de la vieille garde, celle qui demande une grande coalition, aux barons les plus importants de son parti craigne un pacte avec Podemos et à Rajoy lui même qui, aujourd'hui, à tenter de séduire le PSOE en lui offrant l'appui du PP dans les communautés autonomes et les municipalités où ils gouvernent grâce à leurs pactes avc le parti de Pablo Iglesias. “Rajoy se trompe. Il nous parle de sièges, pas de positions. Il continue à penser que l'unique solution pour l'Espagne c'est qu'il se maintienne dans le fauteuil de la Moncloa . Et moi, je dis que non. Rajoy c'est le problème et pas la solution politique pour l'Espagn. Il a recommencé à instrumentaliser les institutions en renonçant pour l'instant à l'investiture. D'abord la Présidence du Gouvernement et maintenant les présidences autonomes. Je lui dis un non catégorique. On ne joue pas avec les gouvernements autonomes. Son désespoir il ne peut l'exercer à l'instrumentalisation des gouvernementts autonomes et des municipalités".

Sánchez, enfin, a dit aussi qu'il était disposé à voir Rajoy mais que cela ne changerait rien à sa position. "Il me reproche que je ne me suis pas réuni avec lui. J'attends qu'il m'appelle et demain je suis à la Moncloa pour dialoguer avec lui. Mais dialoguer c'est aussi écouter des choses qu'il ne va apprécier. Et moi, je vais lui dire qu'il devrait avoir démissionné il y a deux ans quand il a envoyé son message à Bárcenas et que maintenant il doit présenter son investilure à la présidence du gouvernement" a conclu le leader socialiste.

Notes :

1. José Bono, PSOE, président de la Junte des communautés de Castille-La Manche

2. Tous deux dirigeants du PSOE, respectivement conseillère de la compañía éléctrica Chilectra pour Elena Salgado, et  ancien ministre (industrie, économie et finances) de Felipe Gonzalez, pour Carlos Solpecha. 
3. L'affaire Barcenas du nom de l'ancien tréorier du PP est également une très grosse affaire de corruption.

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