Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Espagne : avec qui gouvernera le socialiste Pedro Sanchez ?

Publié le par Daniel Sario

Albert Rivera, Pedro Sánchez y Pablo Iglesias, en el debate a tres de El País.
Albert Rivera, Pedro Sánchez y Pablo Iglesias, en el debate a tres de El País.
Le roi Felipe VI a proposé au leader du PSOE Pedro Sánchez de former un gouvernement. Le président du Congrès (Parlement), Patxi López, annonce une période de trois semaines à un mois avant de convoquer une séance plénière d'investiture. En cas d'échec les espagnols seraient alors rappelés aux urnes.

L’Espagne va-t-elle trouver un gouvernement plus d’un mois après les élections législatives ? Le roi Felipe VI a proposé, mardi 2 février, au secrétaire général du PSOE, Pedro Sanchez, de tenter de former un gouvernement. Cette annonce est faite après que le roi d’Espagne a achevé mardi une deuxième ronde de contacts avec les représentants des partis pour trouver un candidat à l’investiture. Arrivé en tête des élections législatives, en décembre, le premier ministre conservateur sortant, Mariano Rajoy, a dû renoncer à former un gouvernement faute de soutiens suffisants à l’investiture au Parlement.

Le Parti populaire (PP) n’a en effet plus de majorité suffisante pour gouverner seul et n’arrive pas à trouver d’appuis pour gouverner en coalition, avec 119 élus sur 350, ce qui a conduit Mariano Rajoy à renoncer dès le 22 janvier à tenter l’investiture. Pedro Sanchez doit désormais former une coalition pour obtenir la majorité au Parlement. Ces derniers jours, les poids lourds du PSOE, des barons régionaux, d’anciens ministres socialistes et même Felipe Gonzalez, ex-chef du gouvernement de 1982 à 1996, ont exprimé publiquement leur opposition à un gouvernement de coalition entre le PSOE et le jeune parti de la gauche antiaustérité Podemos.

Pablo Iglesias, chef de file de Podemos, a fait son offre dès le 22 janvier : un gouvernement de coalition « proportionnel » aux résultats obtenus, avec plusieurs ministères-clés et, pour son secrétaire général, Pablo Iglesias, la vice-présidence. Sa proposition a été perçue comme humiliante par les cadres socialistes. Toutefois M. Sanchez a fait savoir mardi qu’il était prêt à dialoguer avec toutes les formations, à gauche et à droite, en vue de la constitution d’un gouvernement « progressiste ». Mais il a exclu toute collaboration avec le Parti populaire, éclaboussé par des scandales de corruption, tandis que le parti libéral Ciudadanos a déclaré son opposition à une coalition dans un gouvernement avec Podemos.

Commenter cet article