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Izquierda Unida : "d'abord le programme"

Publié le par Daniel Sario

 Alberto Garzón et Sol Sánchez
Alberto Garzón et Sol Sánchez
  • Alberto Garzón demande au PSOE et à Podemos qu’ils commencent à parler « sérieusement » du programme
  • Le leader d’ Izquierda Unida-UP souhaite que les vœux d’un gouvernement des gauches de Pedro Sánchez et Pablo Iglesias « soient sincères »

Alberto Garzón n’envisage pas que Ciudadanos fasse partie d’un possible accord de gouvernement progressiste. Dans un entretien aux Matinées de RNE (Radio National de España) , le leader d’Izquierda Unida-Unidad Popular a reconnu qu’il souhaitait que le PSOE et Podemos se mettent à négocier « sérieusement » pour que leurs « vœux d’un gouvernement des gauches » prennent tournure. Garzón a insisté sur le fait qu’ils sont face une occasion très importante « d’améliorer la vie des gens » et n’a laissé à aucun moment entendre que Ciudadanos puisse s’ajouter à sa vision d’un gouvernement de changement.

Garzón veut que le parti de Pedro Sanchez et celui de Pablo Iglesias s’assoient pour négocier en ayant aussi à l’esprit qu’ « obliger à de nouvelles élections » ne serait pas bon pour les citoyens. Ce samedi, Izquierda Unida-Unidad Popular va désigner l’équipe des négociations chargée de dialoguer avec les partis pour tenter d’arriver à un pacte d’investiture. Garzón lui-même fera partie de cette équipe tandis que la présence de ses Cayo Lara, le coordinateur de IU-UP et de Sol Sánchez, la députée de Madrid, se décidera dans la journée de samedi.

Bien que Garzón se montre assez optimiste sur la possibilité de parvenir à un pacte progressiste qui écarte le Parti Populaire du Gouvernement, il n’oublie pas le pouvoir des Convergences et l’opposition de Podemos de bâtir un projet commun avant les élections du 20 décembre. « Nous, nous continuons d’apprécier la formule de la convergence. Quand on travaille en commun on fait la démonstration qu’on peut gagner les élections », a-t-il déclaré en référence au succès obtenu en Catalogne, et en soulignant aussi les résultats positifs qu’accorde le sondage du CIS de ce jeudi au parti d’Iglesias.

Garzón ne veut pas parler de ministères et préfère traiter de programme et de mesures économiques capables d’en finir avec l’austérité. A la question de savoir s’il aimerait être ministre il répond calmement et clairement : « Ce n’est pas une question de goût. Nous devons privilégier la première étape, celle qui fait connaître le programme économique que pourrait mettre en œuvre un présumé gouvernement progressiste ». Il a aussi rappelé que « des décisions de cette profondeur doivent être décidé à la base et pas par l’équipe d’Iglesias ». « La proposition d’Iglesias nous a surpris mais elle est totalement légitime. Sans partager le fait qu’ils aient mis des nombres et des noms aux ministères ». Pour Garzón « ceci est une tâche ultérieure » y compris pour ceux que son propre parti désignera. « L’unique chose qui nous préoccupe pour le moment c’est la question du programme », dit-il catégorique.

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