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Turcs et Saoudiens prêts à intervenir en Syrie

Publié le par Daniel Sario

Les Syriens fuient les zones bombardées par les Turcs.
Les Syriens fuient les zones bombardées par les Turcs.

L'armée turque a bombardé samedi des positions kurdes dans le nord de la Syrie, à proximité de la frontière avec la Turquie, a confirmé le Premier ministre truc Ahmet Davutoglu. "Nous riposterons à chaque avancée. Les (milices kurdes des Unités de protection du peuple) YPG se retireront immédiatement d'Azaz et des alentours et ne s'en approcheront plus", a-t-il dit à la presse. "Les forces armées turques ont tiré des obus sur des positions du PYD dans la région d'Azaz" (à moins de dix kilomètres de la frontière syrienne), a-t-on déclaré de source gouvernementale.

Quelques heures plus tôt, Davutoglu avait promis d'agir contre toute menace militaire provenant de Syrie. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des tirs turcs ont notamment visé la base aérienne de Menagh, à quelques kilomètres au sud d'Azaz, que des miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), soutenus par le Parti kurde de l'Union démocratique (PYD), ont prise récemment à d'autres insurgés syriens.

Un responsable kurde a confirmé le bombardement de la base mais a précisé qu'elle avait été prise par le Djaïch al Thouwwar (Armée des rebelles), qui fait partie des Forces démocratiques syriennes, une alliance de groupes armés arabes et kurdes à laquelle appartiennent également les YPG. Le PYD, qui tient l'essentiel de la zone frontalière avec la Turquie, est soutenu par les Etats-Unis, ce qui n'est pas du goût d'Ankara. "S'il y a une menace pour la Turquie, nous n'hésiterons pas à prendre en Syrie les mesures que nous avons prises en Irak et à Qandil", a promis Ahmet Davutoglu, évoquant les offensives contre le PKK.

Le chef du gouvernement, qui s'exprimait à Erzincan, dans l'est de la Turquie, a par ailleurs dénoncé la "barbarie" des forces syriennes et la "stratégie médiévale" qu'elles mettent selon lui en pratique dans leur offensive dans le secteur d'Alep. C'est vrai qu'en terme de "barbarie", il sait de quoi il parle, tout comme les habitants de Cizré ! La France et les Etats-Unis ont comdamné cette intervention de leur allié turc, ce qui n'a pas freiné Erdogan, le président de la Turquie, qui a fait annoncé le même jour "une opération terrestre" en Syrie.

La turquie et l'Arabie saoudite se préparent à intervenir en Syrie.

On apprenait également samedi que la Turquie et l’Arabie saoudite "pourraient participer à une opération terrestre" contre l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé Mevlut Cavusoglu, le ministre des affaires étrangères de la Turquie. Le ministre, cité par les quotidiens Yeni Safak et Haberturk, a aussi précisé que Riyad déploiera des avions de chasse sur la base militaire d’Incirlik, dans le sud de la Turquie. Des responsables saoudiens "sont venus et ont effectué une reconnaissance de la base. Pour le moment, le nombre d’avions [qui seront déployés] n’est pas encore défini", a-t-il précisé.

Daech a-t-il du mourron à se faire? Si les Turcs semblent plus pressés d'en découdre avec les Kurdes comme ils le montrent chaque jour un peu plus, les saoudiens quant à eux ont décidé d'avoir la peau de Bachar Al Assad. "Si la coalition devait décider de déployer des forces spéciales dans la lutte contre l’Etat islamique en Syrie, l’Arabie saoudite sera prête à participer" a déclaré .Adel Al-Joubeir, le ministre des affaires étrangères de l’Arabie saoudite, tout en précisant : " Il n’y aura pas Bachar Al-Assad à l’avenir, Cela prendra peut-être trois mois, cela prendra peut-être six mois ou trois ans, mais il ne sera plus aux affaires en Syrie. Un point c’est tout.!"

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