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Panama Papers: blocage d'une nouvelle agence Société Générale

Publié le par Daniel Sario

Panama Papers: blocage d'une nouvelle agence Société Générale

Une trentaine de militants d'Attac et de partis de gauche bloquent depuis ce mardi matin une agence de la Société Générale au Mans pour dénoncer "l'évasion fiscale systématique" pratiquée par les banques. Attac a lancé l’opération Occupy SG vendredi dernier.

« Puisque le gouvernement n’agit qu’en parole, nous voulons poser des actes. Société générale possède 103 agences de « banque privée » en France. Ces agences dédiées à la « gestion de patrimoine d’une clientèle d’entrepreneurs et de particuliers fortunés » sont un des points de départ de l’évasion fiscale organisée par la banque » explique Attac qui appelle à occuper ces agences. Jeudi dernier, l’une d’entre elle avait déjà été bloquée par plusieurs dizaines de militants d'Attac, place de la Bourse à Paris.

Ce mardi matin vers 9H00 c’est au Mans qu’Attac a agi. Les militants ont envahi le hall de l'agence bancaire mancelle, située place la République, avant de s'installer devant l'établissement qui a fermé ses portes au public. Les manifestants arborent des pancartes reproduisant le logo rouge et noir de la Société Générale et affirmant notamment: "on vole les pauvres pour donner aux riches", "banque bloquée pour cause d'évasion fiscale" ou encore "je souhaiterais transférer mon découvert aux Iles Caïman".

« Notre action vise à interpeller le système bancaire en général et la Société Générale en particulier, mais aussi les politiques et le gouvernement pour que soit mis fin à ce scandale d'évasion fiscale, construit comme un vrai système » , a déclaré à l'AFP Claude Pataux, un militant d'Attac. Dénonçant le fait que « toutes les banques ont des liens et des filiales dans les paradis fiscaux », il a insisté sur le caractère « pacifique » " et « respectueux du personnel bancaire » de ce blocage, surveillé à distance par une dizaine de policiers.

La Société Générale a été épinglée dans l'affaire des "Panama papers" par le journal Le Monde, pour avoir ouvert 979 sociétés offshore par l'intermédiaire du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca. Le groupe bancaire s'est défendu en expliquant que seules quelques dizaines de sociétés offshore créées pour ses clients via Mossack Fonseca étaient encore en activité et qu'elles étaient gérées de façon "totalement transparente".

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