Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

60% des Français soutiennent le mouvement contre la loi travail

Publié le par Daniel Sario

60% des Français soutiennent le mouvement contre la loi travail

Une large majorité de Français (60 %) considère que le mouvement syndical contre la loi travail reste « justifié », selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France diffusé samedi 18 juin. Ce score est quasiment identique à celui enregistré dans le précédent sondage réalisé du 6 au 8 juin (59 %). « On peut penser que le gouvernement, engagé dans un bras de fer avec la CGT, comptait sur un retournement ou à défaut sur une érosion du soutien ou de la bienveillance de l’opinion vis-à-vis de la contestation. Or, ce phénomène ne s’est pas produit », relève l’IFOP. L' électorat du Front de gauche estime à 90 % que le mouvement est justifié, ainsi que 49 % des sympathisants du Parti socialiste.

Mercredi soir, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a annoncé le maintien des journées d’action prévues les 23 et 28 juin et il a demandé la suspension du débat parlementaire sur le texte. « Il faut que le gouvernement entende, écoute », a-t-il souligné au journal télévisé de France 2

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière (FO), a lui aussi réagi, ne comprenant pas « qu’un gouvernement de gauche puisse interdire des manifestations organisées par des syndicats ». « Alors qu’on interdise l’Euro ! », s’est-il emporté. « Les organisations syndicales font leur travail dans les cortèges. Ce qui se passe en dehors des manifestations, c’est de la responsabilité des pouvoirs publics », a-t-il déclaré.

Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, a fustigé une « tentative d’essayer de diviser au lieu de débattre des vraies questions ». Mercredi soir, l’intersyndicale des opposants à la loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) a demandé « au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester ». Selon eux, Manuel Valls « rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore » et il « cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi ».

Réitérant leur opposition à « l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail », les sept syndicats dénoncent le refus de dialogue du gouvernement.

Commenter cet article