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La manifestation contre la loi Travail aura bien lieu

Publié le par Daniel Sario

L’exécutif a tenté par tous les moyens d’empêcher la manifestation de demain
L’exécutif a tenté par tous les moyens d’empêcher la manifestation de demain

Les syndicats opposés à la loi "Travail" ont finalement "obtenu le droit" de manifester jeudi à Paris sur un parcours défini avec le ministre de l'Intérieur. Ils demandent à François Hollande de les recevoir "très rapidement".


Les sept syndicats mobilisés contre le projet de projet de loi «Travail» ont obtenu l'autorisation de manifester jeudi à Paris, épilogue d'une matinée confuse qui a débuté avec un communiqué de la préfecture de police annonçant une interdiction. Les opposants au projet de loi pourront défiler sur un parcours plus court qu'habituellement, une boucle partant et arrivant place de la Bastille, dans l'est de la capitale.

La CGT et Force ouvrière (FO), qui souhaitaient à l'origine aboutir place de la Nation, environ deux kilomètres plus loin, sont parvenus à ce compromis avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui semble ainsi désavouer la préfecture. "Le gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin", a déclaré le Secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, lors d'une conférence de presse. "Cette décision représentait une remise en cause grave d'une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester", a-t-il ajouté, aux côtés de représentants des six autres organisations coalisées contre le projet gouvernemental. "Le service d'ordre sera renforcé" a insisté Philippe martinez

La poussée de fièvre a été déclenchée tôt dans la matinée matin par un communiqué de la préfecture de police annonçant la signature, qui devait intervenir dans la journée, d'un arrété d'interdiction de tout cortège à Paris. La préfecture expliquait alors ne pas avoir "d'autre choix", compte tenu des difficultés à assurer la sécurité du cortège, après les violences qui ont éclaté en marge de précédentes manifestations, et de l'état de fatigue des policiers. Devant le refus des centrales syndicales d'organiser un rassemblement statique comme elle le proposait, des tractations se sont engagées mais, selon la préfecture, elles ont échoué parce que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies.

Une telle interdiction aurait été une première depuis 1962.

"C'est une déclaration de guerre, bien sûr qu'on ira manifester demain", avait aussitôt réagi sur BFM TV Benjamin Amar, un responsable de la CGT Val-de-Marne. Le député Christian Paul, l'un des chefs de file des "frondeurs" socialistes, avait dénoncé une "faute historique" et jugé que le chef du gouvernement, Manuel Valls, prenait là une "lourde responsabilité". "On sent bien qu'il y a depuis huit jours de la part du Premier ministre une volonté de durcissement. Et c'est d'autant plus paradoxal qu'on est à un moment où un compromis pourrait être trouvé sur la loi Travail", avait-il dit sur BFM TV.

Saluant "une victoire de la démocratie", le Secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a appelé les salariés "à manifester massivement". Selon lui, "le président n'a d'autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement" pour trouver une sortie de crise. Le cortège partira de la place de Bastille, puis fera le tour du bassin de l'Arsenal, avant de retourner à Bastille, a précisé Jean-Claude Mailly (FO), tout en annonçant qu'une "réunion" se tiendrait mercredi "après-midi à la préfecture sur toutes les modalités pratiques de la manifestation".
Selon M. Mailly, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a jugé que ce parcours, d'une longueur de 1,6 kilomètre, était "plus sécurisé". Tous les leaders syndicaux de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) seront présents, ont-ils indiqué, y compris Philippe Martinez, initialement attendu à Bordeaux. "Le principal, c'est qu'il y a le respect de la liberté de manifester, c'est un point clef", a estimé Jean-Claude Mailly

Communiqué de l'intersyndical CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL.

Le gouvernement avait franchi un nouveau cap dans sa volonté de bâillonner le mouvement social, en interdisant la manifestation parisienne du 23 juin. Cette décision représentait une remise en cause grave d’une liberté fondamentale garantie par la constitution : le droit à manifester. Les organisations ont toujours affirmé leur volonté de manifester pacifiquement.

Après des discussions serrées avec le ministre de l’Intérieur, les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris le 23 juin, sur un parcours proposé par le Ministre de l’Intérieur, ainsi que l’autorisation de manifester le 28 juin, selon des modalités à discuter avec la Préfecture.

Les organisations syndicales et de jeunesse ne se laisseront pas détourner du coeur du problème qu’est le projet de loi travail. Un projet de loi largement rejeté par une majorité de français, sondage après sondage, mobilisation après mobilisation. Un projet de loi visant le dumping social, rejeté par la majorité des organisations représentatives du pays et imposé aux forceps aux parlementaires par le 49/3 et la menace de l’utiliser de nouveau.

Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, les jeunes, les privé-es d’emploi et les retraité-es à participer à la votation.Les organisations syndicales et de jeunesse affirment, depuis le début, leur disponibilité pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Le Président Hollande n’a toujours pas répondu à notre lettre commune adressée le 20 mai dernier. Le Président Hollande n’a d’autre issue, pour sortir de cette impasse, que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement.

Les organisations syndicales et de jeunesse appellent les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin.

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