Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 16:40

La proposition d'une alliance PS-Verts-Modem faite par Vincent Peillon a provoqué de vives réactions à la gauche du PS. Du NPA au PCF, en passant par le Parti de gauche, la condamnation est unanime. Pas question de faire un pacte avec le centre affirment-ils. Ni de répondre à l'appel des primaires. Alors que la fondation Terra Nova publie dans Libération d'aujourd'hui un appel en ce sens, Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche réagit.


Que pensez -vous de la proposition de nouvelle alliance PS-Verts-Modem de Vincent Peillon ?

Elle est caractéristique du niveau misérable du débat à gauche en France. Le Parti socialiste est dans un processus opportuniste. Je ne prendrai qu'un exemple, l'élection partielle d'Aix-en-Provence : au premier tour, le PS était allié à une formation centriste qui s'était intitulée Que la droite se lève ; et au second tour, il a été rejoint par une liste UMP dissidente. Le débat sur l'alliance PS-Verts-Modem ne se fait sur aucun thème concret. Il est uniquement questions de combinaisons politiciennes. J'interpelle tous ces gens : qu'est-ce qu'ils pensent de mes propositions comme le retour à la retraite à 60 ans, la fixation d'un salaire maximum, l'élévation du salaire minimum ? Quelle est leur opinion sur une loi sur la souveraineté industrielle ? Que disent-ils de la relocalisation des entreprises ou de la réduction du commerce international ?

L'université d'été de La Rochelle s'ouvre, alors que de plus en plus de responsables socialistes poussent à l'organisation de primaires à gauche. Y êtes-vous favorable ?

Les socialistes m'ont invité à La Rochelle et ont voulu m'associer dans un débat sur leur projet de maison commune. C'est un débat truqué, car ils en ont exclu le NPA. Leur maison commune, ce n'est pas l'union des gauches sans exclusive. Je n'y participerai  donc pas. C'est inacceptable qu'on fasse les yeux doux sans condition au MoDem et qu'on multiplie les contrôles d'identité à l'égard du NPA. Le vrai rendez-vous de la gauche, pour moi, ce sera le débat de la fête de l'Humanité.

Et les primaires à gauche ?

S'il s'agit de désigner le candidat du PS, cela ne me concerne pas. Si c'est pour régler le problème de la diversité à gauche par un système de primaires, les socialistes ne se rendent même pas compte de l'énormité de leur prétention. Une élection se gagne par des dynamiques, pas par des procédés administratifs. Pas question qu'une toute petite partie de l'opinion fixe le plus petit commun dénominateur des forces de gauche avant même qu'ait commencée une campagne contre la droite. On a vu le résultat tragique de cette méthode en Italie : toute la gauche officielle a rendu les armes au centre gauche, qui les a rendues à la droite. Résultat, il n'y a plus un élu de gauche au Parlement. Le but des socialistes, c'est de niveler autour d'eux ; le nôtre, c'est d'additionner. La seule raison de cette mascarade, ce sont les scènes de ménage du PS dans lesquelles toute la gauche est prise en otage. Je l'ai aussi quitté pour ne plus avoir à participer à cet abaissement de la politique.

Les régionales se préparent. La gauche semble y aller diviser...

Le PS appelle à un rassemblement au premier tour et cherche à imposer une stratégie d'alliance avec le Modem, alors que toute l'autre gauche n'en veut pas. Il va donc devoir choisir. C'est l'alliance à gauche ou avec le centre, mais ce ne sera pas à la carte. Moi je pense qu'il faut que l'autre gauche -lePCF, le Parti de gauche, le NPA- se présente de manière autonome au premier tour pour une alternative de gestion régionale. C'est ce que nous proposons avec le front de gauche. Au second tour, naturellement, les uns doivent se désister pour les autres : les socialistes pour nous quand nous serons en tête et vice versa. Il faudra alors faire des fusions texhniques. La question de la participation aux exécutifs régionaux n'est pas réglée mais ce n'est pas un préalable. L'appréciation du PCF n'est pas la même que celle du NPA, il va falloir trouver de quelle façon rapprocher les points de vue. Mais l'expérience des européennes devrait faire réfléchir tout le monde : malheur à celui qui rend l'union impossible avec des prétextes.

 

 

Par PcfBalaruc - Publié dans : politique
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Commentaires

Primaires à gauche, une très fausse bonne idée. Lire la suite sur le site de Patrick Lehyaric, député européen, directeur de l'Humanité.
Commentaire n°1 posté par BELLET le 28/08/2009 à 15h50
L UNION DES GAUCHES ET DE TOUS CEUX QUI SOUFFRENT DE LA POLITIQUE ACTUELLE NE PEUX SE FAIRE QUE SUR UN PROGRAMME QUI CONTIENT LA NOUVELLE REPARTITION DES RICHESSES,LES BESOINS DES HOMMES ET LA DIGNITE DES HOMMES ET NON JOUER SUR LES INSTINCTS MAL SAIN TEL QUE LE RACISME ETC.....
Commentaire n°2 posté par PASCAL H le 11/09/2009 à 09h39

Présentation

L'Editorial

La fixation obsessionnelle sur la dette nourrit une spirale destructrice 
Par Pierre Ivorra
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Contrairement à ce que l’on essaie de nous mettre dans la tête, les difficultés actuelles de l’Espagne sont moins dues à l’accumulation de dettes publiques qu’à celle de dettes privées, celles des banques, des entreprises et des ménages, contractées pour une bonne part sur les marchés financiers. Le pays affiche ainsi une dette extérieure très importante. C’est la rançon d’un mode de développement entamé sous le franquisme, fondé sur la spéculation immobilière et le tourisme, le BTP et les emplois peu qualifiés. L’édifice bâti sur du sable s’est effondré. 

On en est donc arrivé à cette situation paradoxale. Si la dette publique espagnole est estimée à 68 % du PIB en 2011, soit moins que celle de la France ou même de l’Allemagne, en revanche, la dette des entreprises non financières s’élève à 134 %, celle des ménages à 82 %. Pourtant, c’est sur les titres de la dette publique que s’exerce à nouveau la pression des marchés financiers. Les taux d’intérêt sur les emprunts d’État à dix ans continuent de monter fortement, dépassant les 6 % en début de semaine, ce qui représente un prélèvement insupportable pour un pays en récession. La prime de risque pour l’Espagne atteint des sommets.

Fin 2011 et fin février 2012, le prêt de la Banque centrale européenne aux banques, de 1 000 milliards d’euros, leur a permis de racheter des titres de dette publique et conduit à une réduction des tensions au sein de la zone euro. Cela a été le cas en Espagne où, grâce à ces liquidités, les banques ont acheté 61 milliards de titres de leur Trésor public. Cela a provisoirement permis de relâcher la pression sur la dette publique du pays. Mais cela n’a pas réglé les autres problèmes. L’incapacité des gouvernements socialiste puis de droite à mettre en œuvre un nouveau système productif, leur acharnement à réduire les dépenses publiques et sociales ont plongé le pays dans une récession qui s’éternise et qui contribue à gonfler les dettes publiques et… privées.

Les banques espagnoles sont obligées de provisionner les risques liés à leur exposition à la crise immobilière, avec à la fois une forte proportion d’ardoises laissées par les entreprises, les promoteurs, et une baisse du prix des maisons. Par ricochet, elles réduisent leurs prêts à l’économie, ce qui contribue à asphyxier l’activité. Tous ces facteurs font craindre que le système financier espagnol ne soit de plus en plus en difficulté pour financer la dette publique du pays. La méfiance grandit et pousse les taux à la hausse. En Espagne, comme en France ou en Italie, la fixation obsessionnelle sur la seule dette publique nourrit une spirale destructrice.

Le dessin du jour

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Sur un air...

 

 

 

 

 

 

 

Agenda

Législatives : Michel Passet et Nadine Despretz à Balaruc

Balaruc-le-Vieux : Samedi 2 juin (18h - salle polyvalente)

Mercredi 6 juin (18h - salle Montgolfier)

Affiche-Passet---Despretz.jpg 

Fête de la Fédération de l'Hérault du PCF : samedi 7 juillet
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10 hOuverture dela fête – Accueil du public en musique avec le groupe Adentro (musiques et chants d’Amérique Latine)

11 hAu stand de la librairie – Hommage à Louis Aragon poète et communiste, avec le comédien Patrick Hannais et le chanteur Jacques Palliès

12 hAnimation musicale dans les allées et les stands de lafête, avec Adentro et le Trio Lecho (émanation déambulatoire du groupe créole Zoréol)

12 h 30Au stand fédéral réception officielle des invités

15 hSur la grande scène : Chansons du temps qu’il fait, par Julien Heurtebise, accompagné au piano par Cécile Veyrat (A travers ses premières chansons, un hommage vibrant à Allain Leprest)

16 hAnimation dans les allées et les stands avec la participation du Don Quijote Ukulélé Orchestra et de la chorale Lo Cocut

17 h 30Rencontre politique avec un dirigeant national du PCF

18 hSur la grande scène : concert du chanteur occitan Joanda avec sa nouvelle formation (une voix occitane moderne et populaire)

19 h 30 - Animation musicale dans les allées et les stands de la fête, avec l’ensemble des groupes

21 hSur lagrande scène, « On lâche rien » : HK et les Saltimbanks avec leurs nouvelles chansons et leur nouveau spectacle… Assurément ça va chauffer !

23 hClôture festive de la fête avec le groupe de musique irlandaise Murphy

 

 


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Dans le chaudron politique chinois

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Dirigeants politiques chinois à l'occasion du nouvel an

 

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Sources Assemblée nationale

Assemblée nationale 

 

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