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Arcelor Mittal : ça continue ! Renault : ça monte !

Publié le par Daniel Sario

quelques-salaries-de-florange-dont-edouard-martin-ont-tente.jpgArcelor Mittal : Les salariés veulent renégocier l'accord. Alors qu'ArcelorMittal doit présenter son plan statégique lors d'un comité central d'entreprise (CCE), une dizaine de salariés du site mosellan ont démarré la journée devant Matignon puis au siège du PS, pour dénoncer l'accord conclu entre le gouvernement et le groupe siderurgique. Ils ont par ailleurs remis à l'Elysée une pétition de plus de 30 000 signatures pour la nationalisation de Florange. "Nous, ce qu'on souhaite, c'est reprendre le projet Montebourg. Cet accord prévoit la fermeture des hauts-fourneaux, donc, pour nous, le problème reste entier", a déclaré à la presse Edouard Martin, délégué CFDT à Florange.

Peu après 7 heures ce mercredi, des métallurgistes ont tenté de s'enchaîner aux barreaux d'une fenêtre de Matignon avant d'en être empêchés par les forces de l'ordre. Ils ont allumé deux fumigènes et crié "On ne lâche rien" ont rapporté les services du Premier ministre. Les gendarmes sont intervenus pour couper la chaîne et une unité de police a repoussé les manifestants jusqu'à une rue voisine. Une vingtaine d'autres salariés ont ensuite manifesté non loin de l'Elysée. Mercredi soir, le Front de gauche a choisi Metz, au coeur de la Lorraine sidérurgique, pour lancer sa "campagne contre l'austérité". par ailleurs, sur proposition des députés communistes-Front de gauche, l’Assemblée nationale s’apprêtait à adopter, cet après-midi, la création d’une commission d’enquête parlementaire sur " la situation de la sidérurgie française et européenne dans la crise économique et financière et les conditions de sa sauvegarde et de son développement".

 

Debrayages-chez-renault--jean-francois-monier-afp.jpgDes débrayages ont eu lieu mercredi dans la plupart des sites du groupe Renault, à l'appel de plusieurs syndicats dont la CGT qui dénoncent le "chantage" exercé "depuis le début" par la direction dans les négociations en vue d'un accord de compétitivité. Des débrayages ont eu lieu dans la matinée sur les sites de Cergy (53 salariés), Cléon (405), Douai (26), Flins (385), au technocentre de Guyancourt (250), au Mans (190), à Sandouville (275), à la Fonderie de Bretagne (50) et Sovab (103), selon des chiffres fournis par la direction de Renault. Les équipes de l'après-midi devaient également débrayer sur ces sites. A Flins, usine emblématique de Renault, plusieurs centaines de salariés de l'usine PSA d'Aulnay-Sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui doit fermer en 2014, se sont joints à quelque 500 salariés de Renault pour des prises de paroles et un déjeuner commun. Cette action s'est déroulée dans le calme.

Après l'annonce de 7.500 suppressions d'emplois d'ici à fin 2016 (8.260 postes, selon les syndicats) qui doivent être négociés dans le cadre d'un accord de compétitivité, la direction de Renault a demandé, mardi, un gel des salaires en 2013 en échange de l'attribution de nouvelles productions venant de partenaires. Mais, selon les syndicats, elle a menacé de fermer deux sites en France si le projet d'accord de compétitivité n'était pas signé, ce qu'a démenti la direction. De nouveaux débrayages sont prévus le 29 janvier, à l'appel de la CGT, de la CFDT, et de FO.

André Chassaigne, le président des députés Front de gauche va demander une audition du PDG de Renault Carlos Ghosn par la commission des Affaires économiques, a-t-il annoncé mercredi après qu'un document du constructeur eut évoqué des fermetures de site "inéluctables" à défaut d'accord de compétitivité. "J'ai pris la décision de faire dans l'hémicycle ce (mercredi) soir, à la reprise, un rappel au règlement pour demander à ce que Carlos Ghosn soit auditionné par la commission des Affaires économiques", a déclaré à l'AFP André Chassaigne dans les couloirs de l'Assemblée, jugeant la note de la direction "d'une extrême gravité".

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