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ArcelorMittal : les salariés du site de Basse-Indre en grève

Publié le par Daniel Sario

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À l'appel des syndicats, les salariés de l'usine ArcelorMittal de Basse-Indre (Loire-Atlantique) ont entamé ce lundi une grève jusqu'à vendredi matin pour protester contre l'accord conclu entre le gouvernement et le groupe sidérurgique qui prévoit le transfert des deux premières étapes de la production de Basse-Indre sur son site de Florange (Moselle).


"Cet accord fragiliserait terriblement le site de Basse-Indre, et ne donnerait qu'une petite bouffée d'oxygène à Florange, mais en aucun cas ne la sauverait", a déclaré Frédéric Gautier, délégué syndical CGT de l'usine de Basse-Indre, devant près de 300 salariés réunis aux portes de l'usine. "Le pronostic vital de Basse-Indre serait engagé, car on amputerait notre process", a-t-il ajouté, parlant d'une "incohérence industrielle et économique".  Le transfert du décapage et du laminage des bobines d'acier - activités jugées "cruciales" par les syndicats pour l'avenir de l'usine de Basse-Indre - va entraîner la suppression d'une soixantaine de postes. Pour Fabrice Hauraix, délégué syndical Force ouvrière de l'usine, ce projet "est une coquille vide, qui ne peut qu'aboutir à plus ou moins long terme à la mort" du site. "C'est bien la survie de Basse-Indre qui se joue en ce moment." L'intersyndicale a par ailleurs annoncé son intention de faire appel à un cabinet d'expertise jeudi, lors d'un comité central d'entreprise, pour "démontrer que ce projet n'est pas viable" pour Basse-Indre.


Ce transfert d'activité survient après l'accord passé entre le groupe sidérurgiste et le gouvernement français sur l'avenir du site de Florange, pour lequel la possibilité d'une "nationalisation" partielle et temporaire avait été évoquée par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. "Ce qui risque d'arriver à long ou moyen terme, c'est la fermeture du site de Basse-Indre", a de son côté estimé le maire DVG de cette commune de 4.000 habitants de l'ouest de l'agglomération nantaise, Jean-Luc Le Drenn. "Les gens sont très mécontents. On sait que ce transfert d'activités ce n'est pas viable à terme". Dès 7h, plus d'une centaine de véhicules étaient garés le long des routes d'accès et tout autour du rond point situé devant l'entrée de l'usine, tandis qu'un barrage de palettes en interdisait l'accès. Devant l'usine étaient placardées des affiches avec notamment le slogan: "Full Mittal Racket". La poursuite du blocus a été votée par les grévistes jusqu'à vendredi matin. Actuellement, l'usine emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants, et ce transfert d'activités concernerait 60 personnes qu'il faudra reclasser au sein de l'usine, selon les syndicats.

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