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Comptes en Suisse : Cahuzac est passé aux aveux

Publié le par Daniel Sario

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Jérome Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale par les juges en charge de l'enquête, a reconnu dans l’après midi avoir détenu un compte à l'étranger. Dans un communiqué, il se dit  "dévasté par le remord" et demande pardon pour "une faute inqualifiable".


«J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris. ». Jérôme Cahuzac s’excuse sur son blog, se dit « dévasté par le remords. » « Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence. »
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Après des mois de dénégation, l’ancien ministre du Budget, cerné par des éléments d’enquête de plus en plus accablants, a ainsi avoué. Dès le 12 mars, la justice suisse avait reçu une  d’entraide judiciaire de la part des autorités judiciaires françaises, suite à l’expertise d’une bande audio dans laquelle un homme identifié comme Cahuzac évoquait son compte en Suisse. Fait aggravant, le parquet avait précisé par ailleurs que «l’un des témoins entendus par les enquêteurs a affirmé qu’il lui avait été rapporté que les sommes versées sur ce supposé compte proviendraient de laboratoires pharmaceutiques». Il y a juste deux semaines, l’accusé avait pourtant encore une fois dénoncé le caractère «calomniateur» de l’enquête menée par Mediapart.

L’ancien ministre qui se disait pourfendeur de la fraude fiscale s’est en outre rendu, au moins moralement, coupable de parjure devant l’Assemblée nationale, assurant de son innocence le 5 décembre dernier, devant les députés. « Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger. Ni maintenant, ni avant. » Outre le blanchiment de fraude fiscale, il est aussi mis en examen pour perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la Sécurité sociale, blanchiment et recel de ce délit.

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