Partager l'article ! Attentat de Karachi : le parquet enquête sur des soupçons de financement politique illégal: La piste politico-financièr ...
La piste politico-financière se précise pour expliquer l'attentat de Karachi en 2002.
La justice enquête sur des soupçons de financement politique illégal apparus en marge de l'affaire de l'attentat de Karachi, en 2002, et qui a entraîné la
mort de onze salariés français de la direction des constructions navales (DCN, aujourd'hui DCNI). Jacques Follorou et
Franck Johannès
Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin a ouvert, le 22 janvier, une enquête préliminaire visant d'éventuels faits "d'abus de biens sociaux". Il s'agit d'éclaircir le circuit financier
des commissions et éventuelles rétro-commissions versées dans le cadre du contrat de 5,4 milliards de francs (820 millions d'euros) conclu entre la France et le Pakistan pour la construction de
trois sous-marins. En ouvrant cette enquête, M. Marin concentre l'attention sur de possibles détournements d'une partie des commissions au profit du financement de la campagne présidentielle
d'Edouard Balladur, en 1995. Les policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF) ont jusqu'au mois de juin pour conclure leurs investigations. Au parquet de Paris, on
estime qu'aucun obstacle procédural ne s'oppose à l'enquête.
Les soupçons de financement illégal sont apparus au détour d'une instruction conduite, à Paris, par les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin, sur la gestion d'une
société de sécurité privée, MJM Partners. Cette officine est dirigée par Claude Thévenet, un ancien policier de la direction de la surveillance du territoire (DST, devenue DCRI). Des documents
rédigés par M. Thévenet, en 2002, pour le compte de la DCN - les rapports "Nautilus" - expliquent l'attentat de Karachi par le non-versement de commissions occultes promises à des officiers
pakistanais. M. Thévenet assure que la victoire, en 1995, de Jacques Chirac à l'élection présidentielle aurait conduit à l'interruption, en 1996, du paiement des pots-de-vin destinés aux
Pakistanais ainsi qu'à deux intermédiaires, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, imposés dans le contrat par son adversaire, M. Balladur. L'attentat s'expliquerait par une vengeance des
Pakistanais.
Saisis à l'origine d'une simple procédure fiscale visant la société de M. Thévenet et ses relations financières, entre 2002 et 2004, avec Eurolux, une société off-shore basée au Luxembourg et
chargée de régler les dépenses occultes de la DCN, les juges Desset et Hullin avaient demandé au parquet, en vain, d'étendre leurs investigations aux années 1990. Les rapports Nautilus furent
néanmoins transmis au juge d'instruction antiterroriste, Marc Trévidic, qui enquête sur l'attentat de Karachi. Celui-ci n'a pu, lui non plus, se saisir de la piste financière qu'il qualifiait, le
18 juin 2009, à Cherbourg, devant les familles de victimes, de "cruellement logique".
Le 14 décembre 2009, celles-ci déposaient plainte devant le parquet de Paris pour "corruption" contre le club politique créé en 1995 par M. Balladur. En réponse, le parquet a estimé que les faits
de corruption étaient prescrits et que les familles n'avaient pas intérêt à agir pour des faits visant des abus de biens sociaux. Il a néanmoins ouvert une enquête sur d'éventuels détournements
de fonds de la DCN à des fins politiques. Reste que le parquet est placé sous la tutelle du ministère de la justice et qu'aucun juge indépendant ou avocat partie au dossier n'aura connaissance du
détail des recherches en cours.
L'actuelle enquête préliminaire est sensible : la création, en 1994, au Luxembourg, par la DCN de la société Heine, qui deviendra ensuite Eurolux, et par lesquelles ont transité
les commissions, a été validée par le ministre du budget de M. Balladur, Nicolas Sarkozy. Il a aussi visé la répartition des commissions. La pratique des commissions en marge des contrats
internationaux était légale jusqu'en septembre 2000, date de la ratification, par la France, du protocole de l'Organisation de coopération et de développement économiques interdisant la
corruption d'agents étrangers. En revanche, les rétro-commissions, qui pourraient être revenues en France, ont toujours été illicites.
Lors d'une perquisition au Luxembourg, dans les locaux de Jean-Marie Boivin, dirigeant de Heine et d'Eurolux de 1994 à 2004, les policiers qui agissaient alors pour les juges Desset et Hullin,
n'avaient pas pu demander la communication des documents recensant les commissions occultes versées par la DCN car ils n'étaient pas saisis des faits. "Désormais, a indiqué la justice du
Luxembourg, puisque le cadre légal requis existe, le parquet de Paris n'a qu'à les solliciter par une demande d'entraide."
La fixation obsessionnelle sur la dette nourrit une spirale destructrice
Par Pierre Ivorra

Contrairement à ce que l’on essaie de nous mettre dans la tête, les difficultés actuelles de l’Espagne sont moins dues à l’accumulation de dettes publiques qu’à celle de dettes privées, celles
des banques, des entreprises et des ménages, contractées pour une bonne part sur les marchés financiers. Le pays affiche ainsi une dette extérieure très importante. C’est la rançon d’un mode de
développement entamé sous le franquisme, fondé sur la spéculation immobilière et le tourisme, le BTP et les emplois peu qualifiés. L’édifice bâti sur du sable s’est effondré.
On en est donc arrivé à cette situation paradoxale. Si la dette publique espagnole est estimée à 68 % du PIB en 2011, soit moins que celle de la France ou même de l’Allemagne, en
revanche, la dette des entreprises non financières s’élève à 134 %, celle des ménages à 82 %. Pourtant, c’est sur les titres de la dette publique que s’exerce à nouveau la pression des marchés
financiers. Les taux d’intérêt sur les emprunts d’État à dix ans continuent de monter fortement, dépassant les 6 % en début de semaine, ce qui représente un prélèvement insupportable pour un pays
en récession. La prime de risque pour l’Espagne atteint des sommets.
Fin 2011 et fin février 2012, le prêt de la Banque centrale européenne aux banques, de 1 000 milliards d’euros, leur a permis de racheter des titres de dette publique et conduit
à une réduction des tensions au sein de la zone euro. Cela a été le cas en Espagne où, grâce à ces liquidités, les banques ont acheté 61 milliards de titres de leur Trésor public. Cela a
provisoirement permis de relâcher la pression sur la dette publique du pays. Mais cela n’a pas réglé les autres problèmes. L’incapacité des gouvernements socialiste puis de droite à mettre en
œuvre un nouveau système productif, leur acharnement à réduire les dépenses publiques et sociales ont plongé le pays dans une récession qui s’éternise et qui contribue à gonfler les dettes
publiques et… privées.
Les banques espagnoles sont obligées de provisionner les risques liés à leur exposition à la crise immobilière, avec à la fois une forte proportion d’ardoises laissées par les
entreprises, les promoteurs, et une baisse du prix des maisons. Par ricochet, elles réduisent leurs prêts à l’économie, ce qui contribue à asphyxier l’activité. Tous ces facteurs font craindre
que le système financier espagnol ne soit de plus en plus en difficulté pour financer la dette publique du pays. La méfiance grandit et pousse les taux à la hausse. En Espagne, comme en France ou
en Italie, la fixation obsessionnelle sur la seule dette publique nourrit une spirale destructrice.
Législatives : Michel Passet et Nadine Despretz à Balaruc
Balaruc-le-Vieux : Samedi 2 juin (18h - salle polyvalente)
Mercredi 6 juin (18h - salle Montgolfier)
Fête de la Fédération de l'Hérault du PCF : samedi 7 juillet
10 h – Ouverture dela fête – Accueil du public en musique avec le groupe Adentro (musiques et chants d’Amérique Latine)
11 h – Au stand de la librairie – Hommage à Louis Aragon poète et communiste, avec le comédien Patrick Hannais et le chanteur Jacques Palliès
12 h – Animation musicale dans les allées et les stands de lafête, avec Adentro et le Trio Lecho (émanation déambulatoire du groupe créole Zoréol)
12 h 30 – Au stand fédéral – réception officielle des invités
15 h – Sur la grande scène : Chansons du temps qu’il fait, par Julien Heurtebise, accompagné au piano par Cécile Veyrat (A travers ses premières chansons, un hommage vibrant à Allain Leprest)
16 h – Animation dans les allées et les stands avec la participation du Don Quijote Ukulélé Orchestra et de la chorale Lo Cocut
17 h 30 – Rencontre politique avec un dirigeant national du PCF
18 h – Sur la grande scène : concert du chanteur occitan Joanda avec sa nouvelle formation (une voix occitane moderne et populaire)
19 h 30 - Animation musicale dans les allées et les stands de la fête, avec l’ensemble des groupes
21 h – Sur lagrande scène, « On lâche rien » : HK et les Saltimbanks avec leurs nouvelles chansons et leur nouveau spectacle… Assurément ça va chauffer !
23 h – Clôture festive de la fête avec le groupe de musique irlandaise Murphy
Printemps érable : déjà 100 jours de lutte
Space X Dragon : vers la privatisation des vols spatiaux ?
Dans le chaudron politique chinois
par Martine Bulard
Traité européen : le vote des députés dans le
détail
Sources Assemblée nationale
L’ALBA s’élargit et monte en puissance
Par Bernard Cassen
De la rigueur à la récession : les Grecs
sous le scalpel
Par Noêlle Burgi
Rejeter le nouveau traité européen
Par Patrick Le Hyaric
ACTA : Signature de l'accord sur la
privatisation des savoirs
Euro : pourquoi la sortie du tunnel est encore loin
Par Jacques Sapir
La France, un paradis fiscal pour résidents qataris...
Par Régis Soubrouillard
La dette publique ou la reconquista des possédants
Par Frédéric Lordon
Un état palestinien mais lequel ?
Par Dominique Vidal
Etats-Unis, vers une société
post-européenne
par Jim Cohen et Philip S. Golub
Le projet planétaire des multinationales : vers l'eau technologique ?
Par Riccardo Petrella
Leïla Trabelsi, la cleptodame
Ecartant les clans rivaux, l’omnipotente épouse de Ben Ali a pillé le pays au profit de sa famille. Par
Christophe Ayad (Libération)
Paul Boccara : "une autre civilisation est en gestation"
Lors d’une audition récente devant le Conseil économique, social et environnemental, l’économiste Paul Boccara a présenté ses nouveaux travaux. Pour lui, la crise actuelle n’est pas qu’économique. Une autre civilisation est en gestation. Entretien : Pierre Ivorra.
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