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Le Front de gauche se lance à l’assaut de l’austérité

Publié le par Daniel Sario

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Face à la politique du gouvernement dont il estime qu’elle mènera la gauche et le pays à « l’échec », le Front de gauche veut faire valoir ses propositions et mobiliser pour des choix anti-austérité. Mardi, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris, les dirigeants de ses composantes ont présenté leurs axes de bataille.


«L’alternative à l’austérité, c’est possible.» C’est ce que le Front de gauche entend démontrer avec sa nouvelle campagne lancée, hier, lors d’une conférence de presse, à Paris. Récemment, et à de multiples reprises, accusé par des responsables socialistes de «miser sur l’échec du gouvernement», le Front de gauche a décidé de passer à l’offensive et de réaffirmer ses ambitions. À savoir, obtenir «un vrai changement» et « imposer tout de suite des mesures vitales » concernant en premier lieu l’emploi et le pouvoir d’achat.

Uni et rassemblé. Les choix d’austérité et le cap social-libéral du gouvernement (caractérisé par l’adoption du traité européen, du pacte de compétitivité, ou encore l’approbation de l’accord sur le droit du travail) conduiront, selon les responsables du Front de gauche, à «l’échec». « Une aberration économique, une erreur sociale et une faute politique », selon les mots de Christian Picquet (Gauche unitaire), que «nous n’accepterons pas», a affirmé Pierre Laurent (PCF). « Nous nous sommes clairement opposés à cette politique mais nous avons des propositions alternatives qui correspondent à ce que veulent une majorité de ceux qui ont voulu le changement au printemps dernier », a-t-il ajouté, dressant de nouveau le portrait d’un Front de gauche « uni et rassemblé », maintenant « fin prêt » à mener la bataille
Et les dirigeants de ses principales composantes sont en effet à l’unisson. « Nous voulons démontrer, contrairement au discours ambiant, qu’une autre politique est possible », souligne Martine Billard (Parti de gauche) qui veut voir une certaine continuité dans la démarche du Front de gauche : « Depuis le début, ce qui nous a amenés à ne pas participer au gouvernement, c’est le choix de l’austérité qui ne peut avoir comme conséquence que l’appauvrissement du pays et de ses habitants. » « Ce sont des réponses qui ne marchent pas », renchérit Clémentine Autain (Fase), prenant à témoin la situation des pays européens qui ont suivi cette voie 

«25 premières mesures pour changer d’orientation». L’objectif de leur campagne ? « Remettre en marche un mouvement populaire important pour des choix alternatifs », précise Pierre Laurent. Et Christian Picquet d’ajouter : « Nous voulons redonner de l’espoir pour faciliter et initier la mobilisation et rassembler à gauche, car nous pensons que nous sommes majoritaires. » À l’appui de cette ambition, une série de «25 premières mesures pour changer d’orientation» ont été présentées, hier. De la réforme bancaire à l’augmentation du Smic à 1 700 euros (voir ci-contre), celles-ci s’appuient «sur le refus de la soumission au traité européen, aux marchés financiers et sur la volonté de promouvoir une autre répartition des richesses en faveur du salariat ; un autre type de développement économique non productiviste, s’appuyant notamment sur la réindustrialisation de notre pays et la planification écologique afin de satisfaire les besoins sociaux et écologiques du plus grand nombre», selon le document de campagne. Un message qui s’adresse tant aux parlementaires de gauche qu’aux syndicalistes « qui se battent mais ont besoin d’une perspective ».

Meetings régionaux. Outre la multiplication au niveau local des initiatives publiques pour partager ces propositions et soutenir les luttes, un premier rendez-vous de dimension nationale est pris pour le 23 janvier, à Metz (Moselle). Au cœur de la Lorraine et « à deux pas de Florange », celui-ci devrait s’ouvrir sur une intervention des sidérurgistes en lutte avant des prises de parole de cinq des dirigeants du Front de gauche (Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Christian Picquet, Clémentine Autain et Myriam Martin pour la Gauche anticapitaliste). Il devrait être suivi d’une série de meetings régionaux avant un point d’étape de la campagne en juin. Si, dans un premier temps, la question de l’emploi doit être au cœur des initiatives du Front de gauche qui s’est particulièrement appliqué hier à dénoncer « l’accord CFDT-Medef extrêmement inquiétant », le suspens est maintenu jusqu’au 23 janvier quant aux autres temps forts de la campagne.

A Balaruc, les communistes lancent une pétition. A l'occasion de la présentation de leurs voeux pour 2013 qui aura lieu ce mercredi soir à 18h30, salle Montgolfier, les communistes de Balaruc présenteront les initiatives qu'ils comptent prendre dans la cadre de la campagne du Front de gauche contre l'austérité, en particulier la pétition qui sera adressée au président de la République, François Hollande.

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