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Londres : très chers Jeux Olympiques

Publié le par PcfBalaruc

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Alors que le coût de l’organisation des J.O. a quadruplé depuis leur attribution à la capitale anglaise en 2005, les analyses diffèrent quant à l’ampleur de leur apport économique pour le pays. Les sommes liées au sponsoring ou à la retransmission des épreuves sont énormes mais elles n’écartent pas la question d’une éventuelle ardoise pour les jeux londoniens, ce qui serait loin d’être une première. 

9,3 milliards de livres (11,6 milliards d’euros) : c’est le coût officiel de l’organisation des Jeux Olympiques de Londres qui s’ouvrent vendredi. Un montant près de quatre fois supérieur aux 2,4 milliards de livres prévus lors de leur attribution à la capitale anglaise en 2005, et qui pourrait même en réalité dépasser les 10 milliards. Le coût de l’organisation avait dû être revu à la hausse dès le mois de février 2006 (3,4 milliards de livres), puis à nouveau neuf mois plus tard (4,3 milliards en novembre), pour finalement atteindre 9,3 milliards début 2007… sans compter les centaines de millions de livres liées à l’achat du parc olympique et plusieurs projets annexes. Les budgets couvrant la sécurité des cérémonies d’ouverture et de clôture ont finalement doublé, et la Chambre des Communes évalue l’addition finale, dans un rapport publié en février dernier, aux alentours de 11 milliards de livres.

Bataille de chiffres sur les recettes. Le Premier Ministre anglais David Cameron se montre pourtant confiant sur la capacité de l’Angleterre à rentrer dans ses frais : il a fait part d’estimations selon lesquelles les jeux rapporteraient 13 milliards de livres au pays sur les quatre prochaines années. Un rapport rendu conjointement par Lloyds Bank et le cabinet de conseil Oxford Economics évalue même à 16.5 milliards de livres l’apport des J.O. sur la période 2005-2012. Mais ces bons chiffres ne font pas l’unanimité : dans un rapport de 2005 commandé par le Ministère britannique en charge des sports, le professeur Adam Blake avait pour sa part estimé à moins de deux milliards de livres les gains lié aux J.O. sur la période 2005-2016. Il pointait aussi les problèmes de méthodologie des précédentes études s’intéressant à l’impact des jeux, soulevant leur manque d’indépendance et leur tendance à surévaluer les effets positifs et à sous-évaluer les incidences négatives.

4,5 milliards de dollars de recettes directes pour Pékin en 2008. La manne générée par le sponsoring et les droits de retransmission des épreuves, par ailleurs très importante, pourrait donc ne pas suffire à couvrir le différentiel risquant de se faire jour entre des gains situés entre 2 et 13 milliards de livres au total, et un coût estimé à 11 milliards. Un porte-parole de l’organisation londonienne des jeux déclare que « quelque 700 millions de livres » ont été levés « auprès des sponsors », et les recettes directement perçues par le mouvement olympique à l’occasion des jeux de Pékin (droits de retransmission, sponsors, billets et produits dérivés rassemblés) s’élevaient à 4,5 milliards de dollars, ce qui équivaudrait pour Londres à 3 milliards de livres.  

Londres en « faillite » ? Alors que le mot « faillite » avait un temps été lâché à Londres en 2009, la capitale anglaise pourrait rejoindre d’autres villes olympiques ayant laissé d’importantes ardoises lors des olympiades précédentes. Selon le Centre d’études internationales olympiques de l’Université de l’Ouest de l’Ontario, la ville de Montréal (qui a accueilli les jeux d’été en 1976) n’a par exemple fini de payer ses dettes équivalant à 942 millions d’euros qu’en 2009, alors que Barcelone a laissé en 1992 une ardoise équivalant à 800 millions d’euros et que Sydney a battu des records en 2000, avec une dette équivalant à 1,5 milliard d’euros.

 

La CGT juge "indécent" l'honneur fait à Mittal aux JO de Londres
Alors que plusieurs syndicats belges de la métallurgie avaient fait part, hier, de leur "écœurement" au CIO qui a permis à Lakshmi Mittal et son fils de porter la flamme olympique, la CGT de l'aciérie de Florange (Moselle) accuse ArcelorMittal de chercher à "redorer son blason" avec une "opération marketing" en finançant à hauteur de 18 millions d'euros la tour "Orbit", symbole des jeux Olympiques de Londres. "Avec cette tour (...) Mittal s'achète le droit de redorer son image personnelle écornée par les conflits de Florange et de Liège (Belgique)", affirme le syndicat dans un communiqué. Il estime "indécent" le montant payé par le numéro 1 mondial de la sidérurgie "alors que des outils de production sont à l'arrêt ou au ralenti sur notre site et en Europe". Le groupe a décidé la fermeture de ses hauts fourneaux à Liège alors que ceux de Florange sont à l'arrêt depuis l'automne 2011.
Erigée pour les JO dans le quartier de Stratford, à l'est de Londres, la tour baptisée "The ArcelorMittal Orbit" s'élève sur 115 mètres entre le stade et la piscine olympiques. Cette étonnante construction en torsion, composée de 1 400 tonnes d'acier tubulaire et imaginée par le plasticien britannique Anish Kapoor, a coûté 21 millions d'euros, financés à hauteur de 18 millions par ArcelorMittal et par la mairie de Londres pour les 3 millions restants. "Alors que le groupe effectue des coupes sombres sur les outils industriels d'un bout à l'autre de l'Europe, de l'Espagne à la Tchéquie, détruisant des milliers d'emplois (...) cette réalisation offre à la famille Mittal la possibilité de porter la flamme olympique", poursuit la CGT.
Selon le site officiel des JO-2012, Lakshmi Mittal, le patron d'ArcelorMittal, et son fils Aditya doivent porter la flamme jeudi dans les quartiers londoniens de Kensington et Chelsea, à la veille de l'ouverture des Jeux. La CGT a par ailleurs indiqué qu'une flamme olympique symbolique serait portée jeudi par des enfants sur les quelques kilomètres séparant l'aciérie de Florange des deux hauts fourneaux de Hayange. Mardi, plusieurs syndicats belges de la métallurgie avaient fait part de leur "écoeurement" au Comité international olympique (CIO) qui a permis à M. Mittal de porter la flamme olympique. "Depuis que Lakshmi Mittal est devenu le numéro un de l'acier, il a congédié directement près de 70 000 travailleurs" dans le monde, ont écrit les syndicats dans une lettre adressée à Jacques Rogge, le patron du CIO. 

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Clovis Simard 31/07/2012 00:49

Blog(fermaton.over-blog.com) .No-28: L'HOMME VÉRITABLE:Des dés et des hommes.