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Nette poussée des indépendantistes de gauche en Catalogne

Publié le par Daniel Sario

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Les électeurs de Catalogne ont infligé ce dimanche un revers relatif au président nationaliste de droite Artur Mas. Ils ont voté massivement pour les partis indépendantistes de gauche, c'est-à-dire contre l’austérité imposée par les gouvernements nationaux et régionaux, et pour un référendum sur l'avenir de cette puissante région du nord-est de l'Espagne.

La coalition nationaliste de droite Convergence et union (CiU), garde la majorité à la région, mais n’emporte que 50 des 135 sièges de l’Assemblée régionale. Le parti populaire, au pouvoir en Espagne, reste stable, avec un peu moins de 20 sièges. Le PS Catalan s’effondre de plus de 10 sièges. Les partis en progression sont tous les partis de la gauche indépendants. Les grands vainqueurs sont les sociaux-démocrates du parti historique de la gauche indépendantiste catalane, ERC (Esquerra republicana de Catalunya), qui doublent leur score avec plus 20 sièges contre dix actuellement. Ils deviennent le deuxième parti de Catalogne.
Le parti de gauche radical Candidatura d'Unitat Popular, (Candidature d'Unité Populaire), CUP, qui se présentait pour la première fois, a réussi à obtenir 5 sièges. "Avec la question de l'indépendance, on a réussi à faire que beaucoup de gens qui sont touchés par les coupes budgétaires, n'y pensent plus" explique un électeur. La gauche Catalane accuse notamment les politiques d’austérité du gouvernement de Madrid d’aggraver la crise. D’où l’importance de la thématique indépendantiste à gauche également.

60 % pour les indépendantismes de tous bords politiques. Le scrutin a atteint un taux de participation record, avec 68% des électeurs s'étant exprimés, soit 10 points de pourcentage de plus que lors des précédentes élections, deux ans auparavant. Ces élections anticipées ont été appelées par le président catalan Artur Mas, qui subi là un revers. Il s’était converti tout récemment à l’idée du référendum sur l’indépendance, peu après la manifestation monstre aux cris de "Indépendance", le 11 septembre à Barcelone. Son discours parfois ambigu, évitant le mot "indépendance", et la politique de rigueur menée depuis deux ans par son gouvernement, sous l'œil de Madrid, a pu rebuter une partie de l'électorat. Autrement dit il cherche à faire oublier une situation économique dramatique et les coupes franches dans les dépenses des hôpitaux et des écoles en surfant sur la vague indépendantiste.

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