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PSA: Varin et Ayrault rangent les couteaux

Publié le par PcfBalaruc

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Philippe Varin fera- t-il pédale douce ?
Le Premier ministre a reçu ce lundi après-midi le président du directoire de PSA Peugeot-Citröen. "Un dialogue très constructif" a jugé Philippe Varin. La CGT reste dubidative.

Après les éclats de voix, la concorde nationale. Le gouvernement et la direction du premier constructeur automobile français paraissent ce lundi d'accord sur tout. L'heure n'est plus, comme l'affirmait François Hollande le 14 juillet, à "renégocier" le plan "en l'état inacceptable" de réorganisation de PSA qui supprime 8.000 emplois et une usine, celle de PSA Aulnay.

"Attachement au dialogue social". Philippe Varin a accepté toutes les objections levées par Jean-Marc Ayrault, ce d'autant plus facilement que le patron de Peugeot Citroën les avait lui-même intégrées à son plan de restructuration. Jugeant le "dialogue très constructif" avec Jean-Marc Ayrault, Varin a "réaffirmé (son) attachement à un dialogue social exemplaire" au sein de PSA. "Nous avons pris l'engagement que chaque employé ait une solution à son problème d'emploi, nous avons pris l'engagement qu'il n'y aurait pas de licenciement sec et que nous ferions le maximum pour assurer la réindustrialisation du site d'Aulnay". Quant à "l'attachement" du Premier ministre "à la nécessité d'une stratégie industrielle ambitieuse pour l'industrie automobile dans laquelle le groupe PSA peut et doit pleinement prendre sa place (communiqué de Matignon)", Philippe Varin ne peut qu'y souscrire. Les objection du gouvernement étant levées, la voie est ouverte à la direction de PSA pour annoncer ce mercredi le détail des suppressions de postes dans tous les sites français.

300 intérimaires renvoyés à PSA Sochaux. La direction et la CGT de PSA Sochaux a déjà annoncé ce lundi que la production de la Peugeot 308 allait baisser à partir d'octobre, ce qui entraînera le départ d'environ 300 intérimaires. "Cette baisse de production devrait être provisoire, dans l'attente de l'arrivée du (nouveau modèle baptisé) T9 en 2013", a indiqué la direction lors d'un comité d'entreprise lundi. Dans un communiqué, la CGT estime que "ce plan se traduira par un quasi-doublement des opérations de montage à réaliser par chacun des salarié de la tournée B", dont l'effectif sera réduit de moitié, et "par le renvoi d'environ 300 intérimaires. La CGT n'est pas favorable à un tel dispositif qui consiste à priver de boulot des centaines d'intérimaires, pour en rechercher d'autres dans quelques mois pour le lancement T9." La suppression de 579 emplois est par ailleurs prévue sur le site de Sochaux, sur la base de départs volontaires, dans le cadre du plan de 8.000 suppressions de postes en France annoncé le 12 juillet. Le site compte actuellement environ 1.300 intérimaires et un peu plus de 12.000 salariés permanents.

Partenariat avec Toyota à PSA Sevelnord. PSA a d'autre part annoncé un partenariat avec le groupe japonais Toyota pour l'usine de PSA Sevelnord (Nord), aux termes duquel le groupe "fournira à Toyota des véhicules de taille moyenne qui seront commercialisés en Europe sous la marque Toyota". "C'était un secret de polichinelle. Oui, c'est une bonne nouvelle, à partir du moment où on va avoir des volumes supplémentaires, mais c'est un oui mitigé car on ne sait toujours pas si on va produire le futur véhicule, le K-Zéro (un véhicule utilitaire, ndlr), et c'est ça le plus important", a réagi Ludovic Bouvier, représentant de la CGT à Sevelnord, invitant à la "prudence". Même prudence pour Force ouvrière (FO): "Avec le retrait de Fiat, sans production remplaçante, 600 emplois étaient en jeu. Le volume que pourrait représenter Toyota, ça permettrait de sauvegarder 300/400 emplois, ce qui n'est pas négligeable. Il resterait 200/300 emplois en sursis. Et, derrière, si le nouveau véhicule, le K-Zéro, arrive, il n'y aura plus de sureffectif." Ce partenariat est accompagné d'un véritable chantage social aux salariés du site, afin d' imposer un accord de compétitivité synonyme de détériorations sans précédent des conditions de travail.

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