Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 00:13
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Le  charnier de la Macarena en Colombie où depuis 2005, les militaires enfouissaient leurs victimes. 

Par Maurice Lemoine

Il est parfaitement légitime que la presse internationale – écrite, radiodiffusée et télévisée – rende compte, commente voire condamne la mort dans un hôpital de La Havane, au terme de quatre-vingt-cinq jours de grève de la faim, de l’opposant cubain Orlando Zapata Tamaya, le 23 février. Il avait été condamné en 2003 à trois ans de détention pour « désordre public », puis, pour « conduite radicale » durant son incarcération, avait vu sa peine alourdie à vingt-cinq ans. Exemplaire dans son souci d’informer ses lecteurs, le quotidien espagnol El País a ainsi consacré trois pleines pages, le 25 février, à ce premier détenu politique cubain à mourir en prison depuis 1972.
Au Honduras, après le coup d’Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya et les élections contestées qui ont porté au pouvoir, le 28 janvier, M. Porfirio Lobo, le ministre de la Sécurité Oscar Álvarez a déclaré publiquement qu’il est nécessaire d’éradiquer la résistance. Suivis de torture, les enlèvements de militants du Front national de résistance populaire (FNPR), de syndicalistes ou de dirigeants d’organisations sociales se multiplient. L’assassinat, le 15 février, à Olancho, de Julio Fúnez Benítez et de Vanesa Zepeda, a été suivi, le 24, de celui de Claudia Larissa Brizuela, à San Pedro Sula. Tous étaient des membres particulièrement actifs du FNPR. Faute de place dans leurs pages ou de temps dans leurs bulletins d’information, aucun média n’a malheureusement pu rendre compte de ces événements.
Quant à la Colombie, il ne s’y passe rien qui puisse retenir l’attention. En décembre 2009, à l’occasion de la visite d’une délégation de syndicalistes et d’eurodéputés britanniques alertés par les habitants, ce qui est sans doute la plus grande fosse commune de l’histoire contemporaine de l’Amérique latine a été découverte à La Macarena (Meta), à deux cents kilomètres de Bogotá. Juriste et secrétaire du Comité permanent pour la défense des droits de l’homme en Colombie, M. Jairo Ramírez, qui accompagnait la délégation britannique, a déclaré : « Ce que nous avons vu est effrayant (…) Une quantité infinie de corps et, à la surface, des centaines de planches de bois de couleur blanche portant l’inscription « non identifié » et des dates allant de 2005 à aujourd’hui . » D’après les témoignages recueillis, entre mille cinq cents et deux mille personnes assassinées – paysans, syndicalistes, leaders communautaires, etc. – pourraient avoir été jetés-là par les paramilitaires et les forces d’élite de l’armée (Fuerza de Tarea Omega) déployées dans la région.
Même au nom de la défense de l’environnement – les cadavres contaminent l’eau consommée par les habitants de La Macarena ! – aucun média d’ampleur nationale n’a jugé bon de consacrer un entrefilet ou un bref commentaire à ce crime de masse dont aucune des victimes, il faut le dire à la décharge de nos organes pluralistes d’information, n’est un dissident cubain.

Par PcfBalaruc - Publié dans : politique - Communauté : Parti Communiste Français
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L'Editorial

La fixation obsessionnelle sur la dette nourrit une spirale destructrice 
Par Pierre Ivorra
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Contrairement à ce que l’on essaie de nous mettre dans la tête, les difficultés actuelles de l’Espagne sont moins dues à l’accumulation de dettes publiques qu’à celle de dettes privées, celles des banques, des entreprises et des ménages, contractées pour une bonne part sur les marchés financiers. Le pays affiche ainsi une dette extérieure très importante. C’est la rançon d’un mode de développement entamé sous le franquisme, fondé sur la spéculation immobilière et le tourisme, le BTP et les emplois peu qualifiés. L’édifice bâti sur du sable s’est effondré. 

On en est donc arrivé à cette situation paradoxale. Si la dette publique espagnole est estimée à 68 % du PIB en 2011, soit moins que celle de la France ou même de l’Allemagne, en revanche, la dette des entreprises non financières s’élève à 134 %, celle des ménages à 82 %. Pourtant, c’est sur les titres de la dette publique que s’exerce à nouveau la pression des marchés financiers. Les taux d’intérêt sur les emprunts d’État à dix ans continuent de monter fortement, dépassant les 6 % en début de semaine, ce qui représente un prélèvement insupportable pour un pays en récession. La prime de risque pour l’Espagne atteint des sommets.

Fin 2011 et fin février 2012, le prêt de la Banque centrale européenne aux banques, de 1 000 milliards d’euros, leur a permis de racheter des titres de dette publique et conduit à une réduction des tensions au sein de la zone euro. Cela a été le cas en Espagne où, grâce à ces liquidités, les banques ont acheté 61 milliards de titres de leur Trésor public. Cela a provisoirement permis de relâcher la pression sur la dette publique du pays. Mais cela n’a pas réglé les autres problèmes. L’incapacité des gouvernements socialiste puis de droite à mettre en œuvre un nouveau système productif, leur acharnement à réduire les dépenses publiques et sociales ont plongé le pays dans une récession qui s’éternise et qui contribue à gonfler les dettes publiques et… privées.

Les banques espagnoles sont obligées de provisionner les risques liés à leur exposition à la crise immobilière, avec à la fois une forte proportion d’ardoises laissées par les entreprises, les promoteurs, et une baisse du prix des maisons. Par ricochet, elles réduisent leurs prêts à l’économie, ce qui contribue à asphyxier l’activité. Tous ces facteurs font craindre que le système financier espagnol ne soit de plus en plus en difficulté pour financer la dette publique du pays. La méfiance grandit et pousse les taux à la hausse. En Espagne, comme en France ou en Italie, la fixation obsessionnelle sur la seule dette publique nourrit une spirale destructrice.

Le dessin du jour

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Sur un air...

 

 

 

 

 

 

 

Agenda

Législatives : Michel Passet et Nadine Despretz à Balaruc

Balaruc-le-Vieux : Samedi 2 juin (18h - salle polyvalente)

Mercredi 6 juin (18h - salle Montgolfier)

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Fête de la Fédération de l'Hérault du PCF : samedi 7 juillet
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10 hOuverture dela fête – Accueil du public en musique avec le groupe Adentro (musiques et chants d’Amérique Latine)

11 hAu stand de la librairie – Hommage à Louis Aragon poète et communiste, avec le comédien Patrick Hannais et le chanteur Jacques Palliès

12 hAnimation musicale dans les allées et les stands de lafête, avec Adentro et le Trio Lecho (émanation déambulatoire du groupe créole Zoréol)

12 h 30Au stand fédéral réception officielle des invités

15 hSur la grande scène : Chansons du temps qu’il fait, par Julien Heurtebise, accompagné au piano par Cécile Veyrat (A travers ses premières chansons, un hommage vibrant à Allain Leprest)

16 hAnimation dans les allées et les stands avec la participation du Don Quijote Ukulélé Orchestra et de la chorale Lo Cocut

17 h 30Rencontre politique avec un dirigeant national du PCF

18 hSur la grande scène : concert du chanteur occitan Joanda avec sa nouvelle formation (une voix occitane moderne et populaire)

19 h 30 - Animation musicale dans les allées et les stands de la fête, avec l’ensemble des groupes

21 hSur lagrande scène, « On lâche rien » : HK et les Saltimbanks avec leurs nouvelles chansons et leur nouveau spectacle… Assurément ça va chauffer !

23 hClôture festive de la fête avec le groupe de musique irlandaise Murphy

 

 


Gros plans

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Dans le chaudron politique chinois

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Dirigeants politiques chinois à l'occasion du nouvel an

 

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