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Suppressions de 8 000 postes chez PSA : un "séisme" pour Bernard Thibault

Publié le par PcfBalaruc

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Le secrétaire général de la CGT a estimé jeudi que l'annonce de la suppression de 8000 emplois en France par PSA Peugeot Citröen constituait un "séisme" et a déploré que le gouvernement n'ait pas annoncé de mesures d'urgence face aux plans de licenciements lors de conférence sociale. Il a par ailleurs prévenu que sa centrale allait "réagir".


PSA a annoncé jeudi l'arrêt de la production dans son usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014 et la suppression de 8.000 emplois en France, après avoir enregistré une perte nette au premier semestre. La question de l'avenir du site d'Aulnay était posée depuis la révélation en juin 2011 par la CGT de documents confidentiels envisageant sa fermeture à l'horizon 2014. "Je rappelle qu'il y a un an, nos représentants avaient déjà donné cette information. Sans doute que le contexte électoral ne se prêtait pas à la confirmation de ce séisme", a déclaré le responsable de la CGT sur France Inter. Selon lui, PSA ne parle que "des salariés estampillés Peugeot", sans compter les intérimaires, la sous-traitance et les emplois induits. "Dès lors que Peugeot annonce la suppression de 8 à 10.000 emplois, il faut multiplier par trois, voire quatre, pour mesurer l'impact en terme d'emploi pour l'ensemble du pays", a-t-il indiqué, assurant que la CGT allait "réagir". "Nous n'allons pas prendre pour argent comptant cette annonce brutale de suppression d'emplois", a prévenu le secrétaire général de la CGT. "Ça illustre la nécessité de prendre des dispositions d'urgence face à ces restructurations, ces plans de licenciements", a précisé le leader de la CGT. "Je regrette qu'à la conférence (sociale), il n'y ait pas eu dans les conclusions du Premier ministre de mesure pour faire face à cette urgence", a-t-il ajouté. "Il y a une série d'initiatives à prendre et qui dépend des pouvoirs publics pour empêcher d'être uniquement spectateur de ce que décident des firmes comme PSA."


Marie-George Buffet : "Le rôle de ce ministère (redressement productif) ne peut pas être d'organiser des tables rondes qui n'ont pas de suite.  "D’abord, je voudrais dénoncer l’attitude de la direction qui, depuis plus d’un an maintenant, joue au chat et à la souris. Tout se passe comme si elle attendait la veille des vacances, fin juillet, pour annoncer la fermeture. Ce refus de dialogue social, de débattre sur les solutions pour PSA Aulnay est inacceptable" dénonce la député communiste dans une lettre ouverte. "Les syndicats posent deux questions : le maintien de la production de la Citroën C3 dans sa totalité et l’obtention d’un véhicule de remplacement ensuite. L’objectif pour les élus doit être celui-là : maintien des emplois et de la vocation industrielle du site. Toute attitude consistant à attendre l’annonce de la fermeture pour envisager une reconversion est inadmissible" martelle la député de Seine-St Denis. 
Elle enfonce le clou en précisant qu' "en tant que députée, j’ai été reçue, avec d’autres, au ministère du Redressement productif. Le lendemain, Arnaud Montebourg devait rencontrer le PDG de PSA. Mais ni le préfet, ni les élus, ni les syndicats n’ont été informés du contenu de cette rencontre. Le rôle de ce ministère ne peut pas être d’organiser des tables rondes qui n’ont pas de suite. Il faut qu’il soit aux côtés des syndicats face aux directions pour que s’ouvre un dialogue social sur les alternatives industrielles. Il faut ensuite légiférer pour que les licenciements soient interdits dans des entreprises qui ont distribué, l’année précédente, des dividendes à leurs actionnaires. C’est le cas de PSA, même s’il est l’un des groupes automobiles à avoir le moins délocalisé. Marie-George Buffet propose qu' " en cas de difficultés passagères, du fait de la crise du pouvoir d’achat, il doit puiser dans les dividendes pour maintenir l’emploi. Elle informe  enfin que "les députés du Front de gauche redéposeront prochainement une proposition de loi contre les licenciements boursiers. Enfin, une politique de relance par la consommation est nécessaire avec une véritable augmentation du Smic permettant une revalorisation généralisée des salaires." 

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