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Venezuela: le peuple dans la rue en soutien à Chavez

Publié le par Daniel Sario

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Le président Hugo Chavez vient d'annoncer que son état de santé ne lui permettra pas de prêter serment le 10 janvier. Une "aubaine" pour une opposition viscéralement et irrationnellement antichaviste et pour ses maîtres de Washington, qui voudraient saisir l'occasion pour provoquer un coup d'Etat "d'apparence constitutionnelle", comme au Paraguay, au Honduras... Par Jean Ortiz

On sait que le président Chavez a été opéré le 11 décembre 2012, pour la quatrième fois, à Cuba. Une opération complexe, à hauts risques. Depuis, l'état d'Hugo Chavez reste incertain. Les derniers bulletins de santé, bulletins publiés régulièrement en toute transparence par la direction bolivarienne, indiquent qu'il "assimile les traitements", suite à une complication postopératoire (infection pulmonaire). L'opposition, qui va de la social-démocratie très socio-libérale, à l'extrême droite, s'acharne sans compassion, malgré un contexte qui devrait inciter au respect, à la pudeur. Chavez n'étant pas présent le 10 janvier, jour prévu par la Constitution pour la prise de fonction, que dit celle-ci ?
L'article 235 prévoit que, en cas d'absence prolongée du territoire national, le président doit avoir reçu l'aval de l'Assemblée nationale. Le Président Chavez a été autorisé, à l'unanimité, par le Parlement, à quitter le territoire. L'opposition s'accroche à une lecture biaisée de la Constitution, pourtant claire. Elle cherche à faire oublier ses raclées électorales récentes. La Constitution, à l'article 233, établit les cas de «défaut absolu» pour assumer les fonctions présidentielles : mort, démission, destitution, incapacité physique ou mentale attestée par un «Conseil médical» désigné par le Tribunal Suprême de Justice, avec approbation de l'Assemblée nationale, etc. Dans ces cas de figure, de nouvelles élections devraient être convoquées dans un délai de 30 jours, et l'intérim serait assuré par le président de l'Assemblée nationale.


La situation du président Chavez, confortablement réélu, avec plus de 55% des voix, malade certes mais vivant, matérialise une continuité institutionnelle. Aucune des raisons invoquées par cet article n'est donc recevable. De plus, l'article 231 précise "qu'en cas de force majeure'' ('motivo sobrevenido' dans le texte), le président pourra prêter serment plus tard, devant le Tribunal Suprême de justice", sans expliciter de délai. L'opposition, un fourre-tout, dont l'unité n'est qu'en trompe-l'œil, la MUD (Mesa de unidad democratica) veut instrumentaliser la situation, et croit l'heure de la revanche a sonné : pouvoir enfin se débarrasser de Chavez. Le secrétaire de la MUD, le député Ramon Guillermo Aveledo, a écrit à l'OEA et à toutes les ambassades pour relayer la manipulation de la Constitution. Cette manœuvre est répercutée à l'étranger par les médias dominants, qui haïssent Chavez pour ce qu'il porte et représente. Le chef de cette meute appelle à une «grève civico-nationale» le 10 janvier. L'opération est vouée à l'échec ; peu importe, car elle et essentiellement destinée à discréditer le régime à l'international. 

Le peuple, qui vit douloureusement le combat vital de Chavez, prie pour la santé du président. Contrairement aux "bobards" alarmistes de l'opposition, le pays est tranquille, stable. Le prétendu "vide de pouvoir" n'est évident que pour les illuminés qui veulent y croire. Une direction collective entoure Nicolas Maduro, désigné par Hugo Chavez, le vice-président exécutif, qui mène à bien sa tâche, avec sang-froid et brio. L'opposition joue encore et toujours la déstabilisation. Pendant ce temps, le Parti socialiste unifié vénézuélien (PSUV) appelle sereinement le peuple à descendre dans la rue et à se rassembler devant le palais présidentiel de Miraflores, à Caracas, le 10 janvier à 10h, afin de manifester, comme à l'accoutumé, son soutien à la Constitution (élaborée en 1999 par un processus constituant, et votée par référendum), ainsi qu'à Hugo Chavez, "son" président. P'alante! P'alante! P'alante!

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