Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Retraite : une "première" encourageante

Publié le par Daniel Sario

La Cgt estime que 360 000 manifestants  ont défilé en France. A Montpellier, le cortège a été évalué à 5000 personnes par les organisateurs  (2300 pour la police).

"On aura des bons chiffres aujourd'hui. Nous sommes très optimistes" a lancé Eric Aubin, de la CGT. "Et ce n'est que la première" ! Les mobilisations sont encourageantes, avec environ 10000 manifestants à Toulouse, Nantes ou Grenoble, 5000 à Montpellier et plusieurs dizaines de milliers à Marseille. La CGT estime que 360 000 manifestants ont défilé en France. La journée d'action de mardi, lancée à l'appel de quatre syndicats - CGT, FO, Solidaires, FSU-, n'est que "la première (...) je crois pouvoir dire qu'il y en aura d'autres", a prévenu, Eric Aubin, chargé de la reforme des retraites à la CGT, sur France Culture. En mobilisant, "nous espérons que la rue fera entendre nos propositions et fera changer l'avis du gouvernement", lequel, selon lui, "manque de courage" sur ce dossier. Les syndicats organisateurs de la journée de mobilisation devraient discuter la semaine prochaine de la suite à donner à cette journée. En tête de cortège à Paris, une pancarte demande "aux profits du CAC 40 de financer les retraites".

Entreprises en lutte dans tous les cortèges. "Ce sera une journée militante réussie", avait annoncé plus tôt dans la matinée Jean-Claude Mailly. Au départ du cortège parisien, le leader de FO s'est félicité que la mobilisation "dépasse le cercle militant". "Ce n'est pas une déferlante certes, mais c'est une bonne mobilisation, plus forte que lors de la première manifestation contre l'accord sur la sécurisation de l'emploi" en mars le numéro un de FO. Le secrétaire national de Solidaires, Denis Turbet-Delof, a évoqué le risque d'un changement de système: "On ne voudrait surtout pas qu'il y ait une volonté de pousser tout doucement les gens à se tourner vers le principe de capitalisation." "Les retraites, c'est une question de société, basée sur la solidarité intergénérationnelle. Si vous remettez cela en cause, on ne vivra plus dans la même société". Le président de l'organisation étudiante Unef, Emmanuel Zemmour, a réclamé "la prise en compte des années d'étude et de l'insertion professionnelle" dans le calcul des cotisations. "On veut prendre nos retraites vivants !" scandent les organisations de jeunes. Les travailleurs en lutte sont présents en nombre dans le cortège parisien. Les PSA Aulnay, les salaries d'Air France, Snecma, Safran, aéroports de Paris, Sanofi, les hôpitaux...

Le président des députés du Front de Gauche, André Chassaigne, a insisté sur la "forte mobilisation" de son groupe contre la réforme des retraites, en évoquant des pistes alternatives de financement. Les députés seront aussi "extrêmement présents dans le débat", qui s'ouvrira à l'Assemblée la semaine du 7 octobre, pour "développer nos propositions alternatives et sortir du débat encadré qui évacue ce qui nous paraît essentiel, de nouvelles pistes de financement". "On peut mobiliser d'autres financements sur le long terme, au niveau notamment des actifs financiers des entreprises, mais aussi des financements qui permettraient d'être un levier au développement économique", a-t-il précisé, évoquant "la modulation des cotisations patronales en fonction des choix" des entreprises en matière d'emploi, de recherche et développement, de formation professionnelle.
Des défilés et des rassemblements dans 180 villes. Dans le cortège, parti du Vieux-Port à Marseille avaient pris place 50.000 personnes, selon les quatre syndicats organisateurs. Des retraités, des salariés d'entreprises en difficulté (Fralib, ArcelorMittal, Moulins Maurel), des fonctionnaires territoriaux, notamment hospitaliers. Parmi les banderoles et affiches, on pouvait lire: "D'autres choix sont possibles. Taxer le capital, pas le travail", "De 60 à 65 ans, les plus dures années au travail, les meilleures à la retraite" ou encore "43 ans à se faire salarier, humilier, voler, surveiller, jeter, broyer par les patrons. La retraite n'est que le lot de consolation d'une vie d'exploitation". 16.000 selon les syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU, ont défilé dans les rues de Toulouse. "Les gouvernements changent mais les problèmes restent", a déclaré Gisèle Vidallet (CGT). "Pour résoudre le problème des retraites, ça passe par une politique complètement opposée à ce qui a été fait par le gouvernement de Sarkozy et de ce qui est fait par le gouvernement Hollande". Ailleurs en Midi-Pyrénées, 800 à 900 manifestants selon les organisateurs ont défilé dans le centre d'Auch. A Foix, près de 1200 manifestants sont descendus dans la rue et 2000 à Albi. Près de 8000 ont défilé mardi dans le calme contre la réforme des retraites dans les rues de Nantes, ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. En tête, les leaders syndicaux portaient une banderole avec inscrit: "Retraites, 20 ans de régression, ça suffit". Ils sont passés dans le calme dans le centre-ville commerçant, devant la mairie puis devant la préfecture avant de se disperser. A Saint-Nazaire les manifestants étaient près de 2500 selon les syndicats. A Grenoble, ils étaient 8 à 10000 dans la matinée à défiler selon la CGT. A Nice : au moins 5000 personnes, toujours selon la CGT. 4 à 5000 personnes ont défilé à Clermont Ferrand comme à Metz, 3000 à Toulon. A Montpellier le cortège a rassemblé 5000 personnes selon les organisateurs à partir de l'esplanade du Peyrou et jusqu'à la préfecture en passant par la place de la Comédie. Le secrétaire de l'UD CGT Serge Ragazzacci s'est félicité du succès de cette première mobilisation et appelé à développer les initiatives dans les entreprises.. 

Retraite : une "première"  encourageante

Commenter cet article