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Vénézuela : "Chavez si!"

Publié le par Daniel Sario



Avec 54, 36% des suffrages, le président vénézuelien Hugo Chavez a remporté hier (dimanche) le référendum qui lui permettra en 2012 de briguer un nouveau mandat présidentiel comme il autorise tous les élus à briguer un nombre de mandats consécutifs illimités. L'opposition qui recueille 45,6% a admis sa défaite.

"La vérité a triomphé du mensonge, la dignité de la patrie l'a emporté sur ceux qui la nient (...). Avec cette victoire débute le 3ème cycle historique de la révolution bolivarienne, de 2009 à 2019. Je suis prêt. En 2012 auront lieu des élections présidentielles pour la période 2013-2019 et, à moins que Dieu ou le peuple n'en disposent autrement, ce soldat que je suis est déjà candidat à la présidence" déclarait, dimanche soir, Hugo Chavez, depuis le balcon du palais présidentiel de Miraflores devant des milliers de partisans en liesse. Le président du Vénézuela a ensuite lu un message de félicitation adressé par Fidel Castro. Quinze convocations aux urnes depuis décembre 1998  qui se soldent par 14 victoires des Chavistes. L'unique revers est celui du référendum de décembre 2007 qui prévoyait une vaste réforme socialisante de la Constitution avec déjà la question de la réélection présidentielle illimités. Difficile de dire dans ces conditions qu'Hugo Chavez ne dispose pas de l'appui populaire à sa politique.
A Caracas des milliers de chavistes ont fêté la victoire du "Oui" avec des pétards, des feux d'artifice, des cris de joie et une multitude de drapeaux rouges, couleur du Parti socialiste uni du Vénézuela de Hugo Chavez. Il est clair que, désormais, le leader charismatique du Vénézuela dispose d'une marge de manoeuvre plus importante pour mener à bien et consolider ce qu'il appelle "la révolution bolivarienne". Ses partisans insistent sur les progrès sociaux réalisés en dix ans en matière de santé, d'éducation et de logement, tandis que l'opposition de droite, soutenue par les Etas-Unis, dénonce l'insécurité, la corruption et l'inflation (+30% en 2008). L'un des problèmes majeurs auquel est déjà confronté Hugo Chavez est de diversifier l'économie de son pays trop dépendante du pétrole, et notamment de développer l'agriculture.En effet, le risque pour le Vénézuela est de voir sa manne pétrolière s'effondrer sous les coups de la crise économique mondiale. La valeur moyenne du baril de brut vénézuelien était de 35,92 dollars la semaine dernière, contre 140 dollars en juillet 2008. 5ème producteur de pétrole du monde, le gouvernement chaviste a planifié son budget 2009 sur la base d'un baril à 60 dollars.
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