Caisses d'épargne-banques populaires : le Pcf demande la suspension de la fusion
Le chef de l'Etat vient de décider d'un rapprochement entre les Caisses d'épargne et les banques populaires et de placer à leur tête un financier issu de son sérail hyper libéral.
"Les conditions de ce rapprochement s'annoncent telles que les risques pour l'emploi des salariés et pour les intérêts des sociétaires de ces deux institutions mutualistes-coopératives
sont considérables. De même, on peut anticiper, en l'état, une dégradation à venir de la qualité des services rendus à la collectivité en matière de crédit et de gestion de l'épargne
populaire" a indiqué aujourd'hui (jeudi) le Parti communiste français. Il demande "la suspension immédiate de cette opération menée tambours battants sans aucune concertation avec
les personnels et leurs syndicats, les sociétaires , et qui concerne un quart de tous les salariés du système français".
Pour justifier sa démarche, le Pcf invoque deux raisons qu'on ne peut ignorer :
1. L'Etat apporterait quelque 6 milliards d'euros pour consolider la structure financière de ce nouvel ensemble, mais au prix d'un rendement attendu de 12%, alors même que la croissance économique désormais prévue pour la France cette année sera négative (-1,1%).
2. On imagine ce que serait l'effort de restructuration imposée par l'obligation pour ce nouveau groupe de viser un haut niveau de rentabilité de ses fonds propres. Cela signifie que ces deux banques dont les pertes importantes annoncées ont été engendrées par leur immersion dans la finance spéculative mondiale, en contradiction avec leurs valeurs et leurs codes fondateurs, redoubleraient dans cette voie, alors qu'il faut commencer à rompre pour une autre logique.
A l'opposé de la vision libérale de Nicolas Sarkozy, le Parti communiste propose que "soit réuni une table ronde de tous les acteurs de façon à ce que les coopérations intimes nouvelles nécessaires entre ces deux groupes visent l'efficacité sociale et non la rentabilité financière, avec des contreparties tout autres aux aides de l'Etat".
Le Pcf propose en outre que "ce rapprochement s'inscrive dans la perspective d'un pôle financier public avec, notamment, la Caisse des dépôts, la Banque postale, Oséo, le Crédit agricole et le Crédit mutuel dans le respect de leur staut mutualiste, mais aussi des banques en difficulté à re-nationalisées comme Dexia et Natexis, voire de grandes banques privées dont l'appropriation sociale est nécessaire".
Pour les communistes, "ce pôle financier public, riche de sa diversité, aurait à développer une grande mission nouvelle de service public du crédit pour sécuriser l'emploi, la formation, le revenu des salariés et des populations, faire reculer l'emprise des marchés financiers, financer une croissance nouvelle durable, contribuer à une réorientation profonde de la construction européenne".
Pour justifier sa démarche, le Pcf invoque deux raisons qu'on ne peut ignorer :
1. L'Etat apporterait quelque 6 milliards d'euros pour consolider la structure financière de ce nouvel ensemble, mais au prix d'un rendement attendu de 12%, alors même que la croissance économique désormais prévue pour la France cette année sera négative (-1,1%).
2. On imagine ce que serait l'effort de restructuration imposée par l'obligation pour ce nouveau groupe de viser un haut niveau de rentabilité de ses fonds propres. Cela signifie que ces deux banques dont les pertes importantes annoncées ont été engendrées par leur immersion dans la finance spéculative mondiale, en contradiction avec leurs valeurs et leurs codes fondateurs, redoubleraient dans cette voie, alors qu'il faut commencer à rompre pour une autre logique.
A l'opposé de la vision libérale de Nicolas Sarkozy, le Parti communiste propose que "soit réuni une table ronde de tous les acteurs de façon à ce que les coopérations intimes nouvelles nécessaires entre ces deux groupes visent l'efficacité sociale et non la rentabilité financière, avec des contreparties tout autres aux aides de l'Etat".
Le Pcf propose en outre que "ce rapprochement s'inscrive dans la perspective d'un pôle financier public avec, notamment, la Caisse des dépôts, la Banque postale, Oséo, le Crédit agricole et le Crédit mutuel dans le respect de leur staut mutualiste, mais aussi des banques en difficulté à re-nationalisées comme Dexia et Natexis, voire de grandes banques privées dont l'appropriation sociale est nécessaire".
Pour les communistes, "ce pôle financier public, riche de sa diversité, aurait à développer une grande mission nouvelle de service public du crédit pour sécuriser l'emploi, la formation, le revenu des salariés et des populations, faire reculer l'emprise des marchés financiers, financer une croissance nouvelle durable, contribuer à une réorientation profonde de la construction européenne".
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