Les syndicats réactualisent leurs revendications en attendant le 13 juin
Revalorisation du SMIC et des minima sociaux, négociations sur les salaires et la répartition des richesses, refus du travail le dimanche : "ce sont des objectifs concrets et immédiats par rapport auxquels gouvernement et patronat doivent bouger" a affirmé aujourd'hui Maryse Dumas (CGT) à l'occasion de la journée interprofessionnelle d'actions décentralisées décidée par les huit organisations syndicales.
Les huit organisations qui appellent à la journée interprofessionnelle de ce mardi 26 mai ont réaffirmé et précisé leur plateforme de revendications élaborée en janvier, adressée au patronat et au gouvernement, selon une déclaration commune diffusée lundi soir. "Ce sont des objectifs concrets et immédiats par rapport auxquels gouvernement et patronat doivent bouger" a déclaré, à l'AFP, Maryse Dumas (CGT). 'L'ampleur des mobilisations du 29 janvier, 19 mars, 1er Mai ont permis d'obtenir des débuts de résultats. ceux-ci sont très insuffisants, au regard des revendications exprimées le 5 janvier 2009 (dans la première plateforme -NDLR) et alors que la crise continue de s'aggraver" notent CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA en préambule de leur texte.
Revalorisation du SMIC. "Patronat et gouvernement doivent engager négociations et concertation sur les sujets prioritaires les plus urgents", poursuivent-ils, en demandant que le "social" soit "au centre de la politique économique".
Parmi ces demandes au gouvernement figurent la revalorisation du SMIC, des minima sociaux, des pensions et des retraites, les idées de conditionner "toute aide publique, tout allègement de cotisations sociales à des contreparties mesurables enmatière d'emploi, de qualification et de rémunération", "de prolonger l'indemnisation des demandeurs d'emploi en fin de droits", de "supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal" et "de renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d'emplois prévues pour 2009 et 2010".
Au patronat, les syndicats réclament des négociations notamment sur "les politiques de salaires, les politiques industrielles, l'évolution de l'emploi", "un accès facilité pour tous au chômage partiel", "la répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises", "les mesures favorables à l'emploi des jeunes".
"L'amélioration du pouvoir d'achat des salariés en faveur de la relance par la consommation, des politiques industrielles et économiques en faveur d'un développement durable et coordonné au niveau européen sont autant de moyens pour répondre immédiatement et structurellement à la crise" soulignent les huit organisations.
Interrogée sur ce long catalogue, Maryse Dumas l'a justifié par le fait qu' "il est impossible de définir des priorités, car ce qui nous anime est la protection des salariés dans la sortie de crise, et l'on ne peut dissocier ces différents points les uns des autres". "Nous n'avons eu aucune difficulté à nous accorder entre organisations" a-t-elle précisé. Hier à midi, sous un chapiteau dressé place de la Bourse à Paris, cette plateforme revendicative a été lue et des représentants de chaque syndicat a pris la parole, à l'exception de Force ouvrière, absent de la tribune. "L'unité syndicale continue" ont salué les manifestants en appelant d'ores et déjà à une forte mobilisation pour le 13 juin.