Bruxelles veut interdire la pêche au thon rouge
Thoniers
La Commission européenne envisage de soutenir une interdiction du commerce mondial du thon rouge, une espèce jugée en danger. Greenpeace a salué la décision de la Commission européenne
mais dénoncé le recul de la France sur cette question puisque Nicolas Sarkozy s'était prononcé en faveur de cette interdiction de commercialisation.
Bruxelles a fait un pas important en faveur de la protection du thon rouge en annonçant mercredi une proposition qui suspendrait la pêche de ce poisson. Plus concrètement, l'exécutif européen soutient une proposition de Monaco visant à inscrire le thon rouge, dit "de l'Atlantique", sur l'Annexe I de la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Les espèces inscrites à l'Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d'extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l'importation n'est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique, peut-on lire sur le site de la CITES.
La proposition de Bruxelles sera soumise aux états membres de l'Union européenne lors d'une réunion le 21 septembre. Elle devra être soutenue par une majorité d'entre eux pour devenir la position officielle de l'UE, puis être défendue ensuite au niveau mondial à l'assemblée des 175 pays membres de la CITES. Le Japon, principal consommateur mondial de thon rouge, est actuellement plongé dans une intense activité de lobbying pour tenter d'empêcher un arrêt de la pêche. En Europe, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas soutiendraient une interdiction totale, alors que la France montre une position plus ambiguë.
Bruxelles a fait un pas important en faveur de la protection du thon rouge en annonçant mercredi une proposition qui suspendrait la pêche de ce poisson. Plus concrètement, l'exécutif européen soutient une proposition de Monaco visant à inscrire le thon rouge, dit "de l'Atlantique", sur l'Annexe I de la Convention de l'ONU sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Les espèces inscrites à l'Annexe I sont les plus menacées de toutes les espèces animales et végétales couvertes par la CITES. Etant menacées d'extinction, la CITES en interdit le commerce international de leurs spécimens sauf lorsque l'importation n'est pas faite à des fins commerciales mais, par exemple, à des fins de recherche scientifique, peut-on lire sur le site de la CITES.
La proposition de Bruxelles sera soumise aux états membres de l'Union européenne lors d'une réunion le 21 septembre. Elle devra être soutenue par une majorité d'entre eux pour devenir la position officielle de l'UE, puis être défendue ensuite au niveau mondial à l'assemblée des 175 pays membres de la CITES. Le Japon, principal consommateur mondial de thon rouge, est actuellement plongé dans une intense activité de lobbying pour tenter d'empêcher un arrêt de la pêche. En Europe, l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas soutiendraient une interdiction totale, alors que la France montre une position plus ambiguë.
Face à la colère des pêcheurs, qui contestent que le thon rouge soit menacé, Paris penche plutôt pour une voie intermédiaire: l'inscription sur l'Annexe 2 de la CITES, beaucoup moins restrictive,
mais avec la possibilité d'un moratoire sur la pêche pendant deux ans. En juillet, la France s'était pourtant prononcée par la voix de son président Nicolas Sarkozy "pour le classement du
thon rouge à l'annexe de la CITES pour en interdire le commerce".
"La Commission européenne montre la voie, mais la France fait machine arrière", a dénoncé Greenpeace dans un communiqué. "Le thon rouge est en péril aujourd'hui en grande partie à cause de l'emballement du commerce international, notamment à destination du marché asiatique du sushi, déclare François Chartier, chargé de campagne océans pour Greenpeace. Mettre un terme à ce moteur de la sur-pêche est essentiel!"
"La Commission européenne montre la voie, mais la France fait machine arrière", a dénoncé Greenpeace dans un communiqué. "Le thon rouge est en péril aujourd'hui en grande partie à cause de l'emballement du commerce international, notamment à destination du marché asiatique du sushi, déclare François Chartier, chargé de campagne océans pour Greenpeace. Mettre un terme à ce moteur de la sur-pêche est essentiel!"
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