Mobilisation syndicale autour du travail décent

Sept syndicats appellent ce mercredi à une journée nationale d'actions dont ils attendent une mobilisation plus modeste que lors des cinq précédentes journées organisées cette année. Cet appel à manifester s'inscrit dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI).
Cette journée, dont les modalités d'action sont décidées au niveau local par les centrales syndicales, réunit la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, l'Unsa, la CFTC et Solidaires. Force ouvrière n'a pas souhaité s'associer au mouvement. "Les modalités de mobilisation seront plus modestes" que lors des précédentes journées d'action, a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. "Evidemment, il y a une traduction française de la notion de 'travail décent', autour de la défense des salaires, de l'emploi, des retraites et de la protection sociale", a-t-il dit.
Pour Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, cette journée axée sur la défense d'intérêts "sectoriels" est l'occasion de "donner une nouvelle visibilité à nos exigences en matière d'emploi, de salaires et de retraite (...) en écho à ce qui se passe ailleurs dans le monde." "Le potentiel de mobilisation reste intact, a-t-elle prévenu. "Ce qui change, ce sont les voies par lesquelles nous pouvons réussir des mobilisations importantes. Les salariés sont plus demandeurs en cette rentrée de mobilisations sectorielles avec des revendications précises et concrètes."
Des rassemblements sont prévus mercredi dans des dizaines de villes, souvent devant les préfectures ou les sièges locaux du Medef. A Paris, les manifestants sont appelés à se rassembler devant le siège du patronat en début d'après- midi. A Montpellier, la manifestation démarrera à 15h de l'esplanade du Peyrou tandis qu'un rassemblement se tiendra le matin à Sète (10 heures) devant la mairie.
Après les premières journées marquées par d'importantes manifestations le 29 janvier et le 19 mars, avec au moins un million de personnes défilant en France pour réclamer des mesures en faveur du
pouvoir d'achat, la mobilisation avait paru s'essouffler ensuite le 1er mai, le 26 mai et le 13 juin. Nicolas Sarkozy a refusé jusqu'à présent toute relance par la consommation, préférant agir
sur l'investissement, au grand dam de la gauche et des syndicats.
Une nouvelle journée d'actions "sur les enjeux industriels" est d'ores et déjà programmée le 22 octobre. "L'objectif de cette journée sera d'avancer des propositions fortes en matière d'investissement et de recherche- développement pour que notre pays reste une nation industrielle", a expliqué Maryse Dumas. Les discussions sur l'opportunité d'une nouvelle journée de manifestation nationale réunissant les secteur privé et public se poursuivent au sein de l'intersyndicale, ont indiqué Maryse Dumas et Gérard Aschieri.
Une nouvelle journée d'actions "sur les enjeux industriels" est d'ores et déjà programmée le 22 octobre. "L'objectif de cette journée sera d'avancer des propositions fortes en matière d'investissement et de recherche- développement pour que notre pays reste une nation industrielle", a expliqué Maryse Dumas. Les discussions sur l'opportunité d'une nouvelle journée de manifestation nationale réunissant les secteur privé et public se poursuivent au sein de l'intersyndicale, ont indiqué Maryse Dumas et Gérard Aschieri.
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