Construire une alternative au dépeçage des collectivités
RAPPORT BALLADUR : l'association départementale des élus communistes et républicains monte au créneau. Par Nicolas Ethève (l'Hérault du
Jour)
"Je le dis clairement : la réforme des collectivités territoriales est ambitieuse. Elle est nécessaire, attendue. Les propositions du rapport Balladur nous en donnent les directions. Nous la ferons". Ces lignes écrites par Michèle Alliot-Marie, ministre des collectivités territoriales, dans une tribune du Monde (25/03/09) le rappelle à ceux qui croyaient ce rapport presque enterré, dès sa remise au président de la République, le 5 mars dernier: l'idéologie de la réforme territoriale proposée par Edouard Balladur menace toujours.
François Liberti et Michel Passet, respectivement président et secrétaire de l'Association départementale des élus communistes et républicains, l'ont dénoncée devant la presse, le même jour que cette tribune du Monde : "ce rapport Balladur c'est une commande du gouvernement qui entend bouleverser le paysage institutionnel. Il préconise la constitution de grandes régions, l'éradication du canton et la transformation des Conseil généraux en supplétifs des régions, avec comme conseillers généraux, des supers conseillers régionaux.Et les compétences essentielles dévolues aux collectivités locales, et donc aux communes, seraient transférées dans ce super exécutif régional. Ce rapport qui s'inscrit dans les directives européennes visant à centraliser les exécutifs, nous inquiète fortement".
Le grand chambardement
Pour l'Association nationale des élus communistes et républicains (Anercr) qui interpelle cette semaine les citoyens et les élus de tous le pays, c'est sûr : "en privilégiant, par ces fusions, les régions et les intercommunalités aux dépens des communes et des départements, cette réforme risque d'éloigner encore les citoyens des niveaux locaux de décision, au contraire du but soit-disant recherché". Car elle vise à "transformer les collectivités locales en outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l'Etat, pour réduire ces dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins pour privatiser les services publics". L'Anercr, avec Michel Passet et François Liberti en tête, dans l'hérault, lance donc une invitation à construire "une alternative au dépeçage des collectivités". En s'appuyant sur trois objectifs essentiels : "démocratiser les institutions locales, développer et rééquilibrer durablement les territoires et assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités" qui souffrent sous le poids des nouvelles compétences non-compensées par l'Etat.
"Nous sommes favorables à des évolutions institutionnelles, souligne François Liberti, à condition qu'elles soient pensées à partir des besoins des populations et des territoires. Avec la réforme gouvernementale, on reste dans la vision ultralibérale d'une Europe des Régions portée depuis des années". "On nous dit pour justifier cette réforme qu'elle nous permettra d'être concurrentiel dans le marché mondial". "Comment peut-on vouloir reprendre dans notre pays un schéma ancien qui n'a pas marché, comme le montre bien la crise actuelle? Nous devons nous appuyer sur l'élément fondamental de la démocratie de proximité qu'est la commune pour développer un modèle démocratique satisfaisant".
"Je le dis clairement : la réforme des collectivités territoriales est ambitieuse. Elle est nécessaire, attendue. Les propositions du rapport Balladur nous en donnent les directions. Nous la ferons". Ces lignes écrites par Michèle Alliot-Marie, ministre des collectivités territoriales, dans une tribune du Monde (25/03/09) le rappelle à ceux qui croyaient ce rapport presque enterré, dès sa remise au président de la République, le 5 mars dernier: l'idéologie de la réforme territoriale proposée par Edouard Balladur menace toujours.
François Liberti et Michel Passet, respectivement président et secrétaire de l'Association départementale des élus communistes et républicains, l'ont dénoncée devant la presse, le même jour que cette tribune du Monde : "ce rapport Balladur c'est une commande du gouvernement qui entend bouleverser le paysage institutionnel. Il préconise la constitution de grandes régions, l'éradication du canton et la transformation des Conseil généraux en supplétifs des régions, avec comme conseillers généraux, des supers conseillers régionaux.Et les compétences essentielles dévolues aux collectivités locales, et donc aux communes, seraient transférées dans ce super exécutif régional. Ce rapport qui s'inscrit dans les directives européennes visant à centraliser les exécutifs, nous inquiète fortement".
Le grand chambardement
Pour l'Association nationale des élus communistes et républicains (Anercr) qui interpelle cette semaine les citoyens et les élus de tous le pays, c'est sûr : "en privilégiant, par ces fusions, les régions et les intercommunalités aux dépens des communes et des départements, cette réforme risque d'éloigner encore les citoyens des niveaux locaux de décision, au contraire du but soit-disant recherché". Car elle vise à "transformer les collectivités locales en outils de mise en oeuvre des politiques décidées par l'Etat, pour réduire ces dépenses publiques indispensables à la satisfaction des besoins pour privatiser les services publics". L'Anercr, avec Michel Passet et François Liberti en tête, dans l'hérault, lance donc une invitation à construire "une alternative au dépeçage des collectivités". En s'appuyant sur trois objectifs essentiels : "démocratiser les institutions locales, développer et rééquilibrer durablement les territoires et assurer de nouveaux moyens financiers aux collectivités" qui souffrent sous le poids des nouvelles compétences non-compensées par l'Etat.
"Nous sommes favorables à des évolutions institutionnelles, souligne François Liberti, à condition qu'elles soient pensées à partir des besoins des populations et des territoires. Avec la réforme gouvernementale, on reste dans la vision ultralibérale d'une Europe des Régions portée depuis des années". "On nous dit pour justifier cette réforme qu'elle nous permettra d'être concurrentiel dans le marché mondial". "Comment peut-on vouloir reprendre dans notre pays un schéma ancien qui n'a pas marché, comme le montre bien la crise actuelle? Nous devons nous appuyer sur l'élément fondamental de la démocratie de proximité qu'est la commune pour développer un modèle démocratique satisfaisant".
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