Réforme des collectivités locales : la Métropole remplacera le Département
Annoncée comme le grand débat de la rentrée politique, la réforme des collectivités locales est désormais sur les rails. Le site du quotidien 20 minutes qui a pu consulter l'avant-projet de loi, a publié dimanche 19 juillet sur son site Internet les premiers éléments de la "simplification du mille-feuille territorial", selon le mot du président Nicolas Sarkozy. Au programme : la création d'une nouvelle collectivité, "la métropole", et la diminution du rôle des conseil généraux.
Conformément aux recommandations du comité présidé par Edouard Balladur, l'avant-projet de loi préconise la création d'un nouveau statut de conseiller territorial. Elus pour six ans, ces
représentants devraient siéger "à la fois au conseil général de leur département d'élection et conseil régional de leur département", explique le texte. D'après 20 minutes, les
modalités de leur élection ne sont pas encore précisées. "Seule certitude (...), l'élection de tous les conseillers généraux aura lieu en même temps", précise l'article.
Principale innovation : la création d'un nouvel échelon territorial, "la métropole", destiné à remplacer le département. Les agglomérations de plus de 500.000 habitants comme Marseille, Lyon,
Lille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse, deviendraient ainsi des métropoles bénéficiant de pouvoirs élargis relevant jusqu'à présent des départements. Une partie des fonctionnaires
départementaux dépendraient de la métropole. Cette dernière pourrait également remplacer la communauté urbaine et exercer des compétences d'une commune ou se substituer à la région si les
collectivités concernés le souhaitent.
Restent ceux qui y perdent, et en premier lieu les conseils généraux. Ils ne seraient consultés que "pour avis" sur la création des métropoles, explique le texte. Seuls
les élus municipaux ou "le représentant de l'Etat dans le département" pourraient engager la procédure de passage au statut de métropole. Là où des métropoles seraient créées, le conseil
général s'effacerait, la métropole ayant vocation à exercer "tout ou partie" des compétences du conseil général sur son territoire.
Une refonte qui s'apparente à un processus de "recentralisation" s'inquiètent plusieurs présidents de conseils généraux. qui estiment que "l'avant-projet de loi du gouvernement est une remise
en question du département qui ne dit pas son nom". dernier point important, le texte prévoit la possibilité pour deux départements ou deux régions de fusionner. En ligne de mire : la
Normandie. Une fois complété, le projet de loi devrait être soumis au conseil des ministres à la fin du mois de juillet "pour être présenté au Parlement avant fin septembre", selon le
secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand.
Commenter cet article