Semaine sociale chargée avec La Poste, la SNCF et les chiffres du chômage
Les postiers seront en grève mardi en prélude au référendum organisé par le Comité national contre
la privatisation de la Poste le samedi 3 octobre.
La semaine sociale sera dominée par une journée de grève nationale à la Poste, mardi, contre le changement de statut, l'annonce de la réforme du fret à la SNCF redoutée par les syndicats
et la publication jeudi du nombre de demandeurs d'emploi en août.
Tous les syndicats (CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC) appellent les postiers à une "journée nationale de grèves et de manifestations", mardi, contre le changement de statut de l'entreprise en société anonyme et "l'ouverture du capital". Fin juillet, le Conseil des ministres avait adopté un projet de loi, qui doit passer au Sénat en octobre, faisant de La Poste une société anonyme à capitaux publics. Cette réforme prétexte une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, destinée selon le gouvernement à "moderniser" et "adapter" La Poste à l'ouverture totale à la concurrence au 1er janvier 2011, mais il s'agit là, bien sûr, d'une "privatisation". Les organisations syndicales craignent une amplification des réductions d'effectifs, une détérioration des conditions de travail, ainsi qu'une remise en cause de la distribution du courrier six jours sur sept et la disparition d'un prix du timbre unique sur tout le territoire. Dès lundi, le service postal risque d'être très perturbé à Paris, quatre syndicats (CGT, SUD, CFTC, FO) ayant appelé à une "grève illimitée" dans les 185 bureaux de la capitale, où 140 postes ont été supprimés aux guichets en neuf mois. "Avec les réorganisations, les files d'attente se multiplient", affirme la CGT.
Alors qu'à France Télécom les discussions autour du stress au travail ne s'engageront qu'au 1er octobre, il sera aussi beaucoup question cette semaine d'une autre grande entreprise publique, la SNCF. D'ici mercredi, elle aura présenté ses projets de réorganisation pour le transport de marchandises, en perte chronique, lors d'une table ronde avec un représentant du gouvernement, d'un comité central d'entreprise puis d'un conseil d'administration. Le gouvernement a tenté de déminer le terrain, en s'engageant à consacrer d'ici 2020 plus de 7 milliards d'euros au développement des infrastructures du fret sur rail, moins polluant que la route, dans le droit fil du Grenelle de l'Environnement. La SNCF compte réorganiser son trafic fret autour d'"entités spécialisées" mais il n'y aura "pas de privatisation", selon Pierre Blayau, patron de la branche transports et logistique. Ce n'est pas l'avis des organisations syndicales que ce projet heurte de front. La direction "cherche un conflit de grande ampleur en procédant ainsi", considère l'Unsa (autonome). La CGT et Sud-Rail ont déjà menacé à plusieurs reprises d'une grève. Ce dernier syndicat appelle les cheminots à manifester mardi devant le siège de la SNCF contre ce qu'il persiste à qualifier de "privatisation".
Par ailleurs, Pôle emploi publiera jeudi le nombre de demandeurs d'emploi venus s'inscrire en août alors que la hausse s'est ralentie en juin-juillet. Il faudra cependant attendre les chiffres de septembre-octobre pour savoir si le flot record d'inscriptions de début 2009 appartient au passé. Le nombre d'inscrits en catégorie A (ceux qui n'ont pas de travail du tout) a augmenté de 10.700 en juillet en métropole, à 2,53 millions (+25,6% sur un an). La hausse de juillet a porté à 3,66 millions en métropole (+19,3% sur un an) le nombre de demandeurs d'emploi à la recherche de tout type de contrat et n'ayant pas ou peu travaillé. Dans le secteur privé, où des conflits persistent comme chez Chaffoteaux à Ploufragan (Côtes-d'Armor) ou aux papeteries Etienne à Arles, les salariés du groupe de chimie Arkema seront appelés à la grève mercredi à l'occasion d'une réunion extraordinaire du comité de groupe européen sur les restructurations en cours.
Tous les syndicats (CGT, Sud, CFDT, FO et CFTC) appellent les postiers à une "journée nationale de grèves et de manifestations", mardi, contre le changement de statut de l'entreprise en société anonyme et "l'ouverture du capital". Fin juillet, le Conseil des ministres avait adopté un projet de loi, qui doit passer au Sénat en octobre, faisant de La Poste une société anonyme à capitaux publics. Cette réforme prétexte une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, destinée selon le gouvernement à "moderniser" et "adapter" La Poste à l'ouverture totale à la concurrence au 1er janvier 2011, mais il s'agit là, bien sûr, d'une "privatisation". Les organisations syndicales craignent une amplification des réductions d'effectifs, une détérioration des conditions de travail, ainsi qu'une remise en cause de la distribution du courrier six jours sur sept et la disparition d'un prix du timbre unique sur tout le territoire. Dès lundi, le service postal risque d'être très perturbé à Paris, quatre syndicats (CGT, SUD, CFTC, FO) ayant appelé à une "grève illimitée" dans les 185 bureaux de la capitale, où 140 postes ont été supprimés aux guichets en neuf mois. "Avec les réorganisations, les files d'attente se multiplient", affirme la CGT.
Alors qu'à France Télécom les discussions autour du stress au travail ne s'engageront qu'au 1er octobre, il sera aussi beaucoup question cette semaine d'une autre grande entreprise publique, la SNCF. D'ici mercredi, elle aura présenté ses projets de réorganisation pour le transport de marchandises, en perte chronique, lors d'une table ronde avec un représentant du gouvernement, d'un comité central d'entreprise puis d'un conseil d'administration. Le gouvernement a tenté de déminer le terrain, en s'engageant à consacrer d'ici 2020 plus de 7 milliards d'euros au développement des infrastructures du fret sur rail, moins polluant que la route, dans le droit fil du Grenelle de l'Environnement. La SNCF compte réorganiser son trafic fret autour d'"entités spécialisées" mais il n'y aura "pas de privatisation", selon Pierre Blayau, patron de la branche transports et logistique. Ce n'est pas l'avis des organisations syndicales que ce projet heurte de front. La direction "cherche un conflit de grande ampleur en procédant ainsi", considère l'Unsa (autonome). La CGT et Sud-Rail ont déjà menacé à plusieurs reprises d'une grève. Ce dernier syndicat appelle les cheminots à manifester mardi devant le siège de la SNCF contre ce qu'il persiste à qualifier de "privatisation".
Par ailleurs, Pôle emploi publiera jeudi le nombre de demandeurs d'emploi venus s'inscrire en août alors que la hausse s'est ralentie en juin-juillet. Il faudra cependant attendre les chiffres de septembre-octobre pour savoir si le flot record d'inscriptions de début 2009 appartient au passé. Le nombre d'inscrits en catégorie A (ceux qui n'ont pas de travail du tout) a augmenté de 10.700 en juillet en métropole, à 2,53 millions (+25,6% sur un an). La hausse de juillet a porté à 3,66 millions en métropole (+19,3% sur un an) le nombre de demandeurs d'emploi à la recherche de tout type de contrat et n'ayant pas ou peu travaillé. Dans le secteur privé, où des conflits persistent comme chez Chaffoteaux à Ploufragan (Côtes-d'Armor) ou aux papeteries Etienne à Arles, les salariés du groupe de chimie Arkema seront appelés à la grève mercredi à l'occasion d'une réunion extraordinaire du comité de groupe européen sur les restructurations en cours.
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