Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 18:48
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Lloyd Blankfein, le Pdg de Goldman Sachs : "J'accomplis le travail de Dieu".

La banque américaine est au coeur de l'affaire de la falsification des comptes publics grecs. Un nouveau scandale autour de la plus puissante banque du monde. Par Matthieu Pechberty

Goldman Sachs est-elle à l'origine de tous les maux du monde ? C'est en tout cas l'idée véhiculée autour de la banque depuis plusieurs mois. L'affaire des comptes truqués de la Grèce ne fait que renforcer ce sentiment. Il y a trois mois, le très sûr de lui patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, vantait encore les mérites de sa firme en assurant qu'elle permettait à ses clients et à ses banquiers de s'enrichir et de réaliser leurs ambitions. Ajoutant sans complexe qu'il accomplissait « le travail de Dieu ». Mais ces derniers jours, les pratiques de la banque qui trône sur le toit du monde financier suscitent de nombreuses interrogations. 
Maquillage des comptes. «Ce serait un scandale si les mêmes banques qui nous ont poussés au bord du précipice, avaient aidé à falsifier les statistiques de la Grèce», a vigoureusement réagi la chancelière allemande, Angela Merkel, jeudi. La ministre française de l'Économie, Chistine Lagarde, est restée plus mesurée. «Il faut savoir si cela a été du maquillage de comptes et si cela a été légal ou pas à l'époque où cela a été fait», a-t-elle déclaré jeudi dernier. Et si ce montage était légal, «il faut s'interroger pour savoir s'il était propice pour la stabilité, probablement non, et dans ce cas-là, comment on peut éviter [...] que cela se reproduise».
Eurostat, l'office européen des statistiques espérait obtenir vendredi des informations de la Grèce concernant ces opérations, mais leur analyse prendra du temps, a déjà assuré son porte-parole. En tout cas, le recours à des produits dérivés a permis à des pays européens de se surrendetter. Concrètement, selon les presses allemande et américaine, en 2001, Goldman Sachs aurait aidé Athènes à masquer 1 milliard d'euros de dette en recourant à des swaps de devises. La banque a permis au pays de lever de la dette en devises, ensuite convertie en euros à un taux de change avantageux, lui permettant d'obtenir plus de fonds qu'elle n'en inscrivait dans ses comptes. Selon le New York Times, les équipes de Goldman Sachs auraient de nouveau offert leurs services à la Grèce en novembre dernier, cette fois pour différer dans un avenir très lointain le coût du système de santé du pays...
Créateur de bulles. Goldman Sachs coupable d'avoir aidé la Grèce à falsifier ses comptes ? Le dieu de la finance semble s'être transformé en diable. La banque américaine était déjà accusée d'avoir fait fructifier le juteux marché des subprimes entre 2004 et 2006. Avant de s'en retirer massivement puis de parier sur sa chute en 2007, gagnant au passage plusieurs milliards de dollars. En 2008, elle a été soupçonnée d'avoir précipité la chute de sa grande rivale Lehman Brothers en vendant massivement à découvert des actions de la banque déchue. Cette-fois, l'«affaire» va au-delà du monde financier, puisqu'elle touche directement les États qui ont sauvé le secteur bancaire d'une faillite généralisée. Goldman Sachs suscite tous les fanstasmes. Nombreux sont ceux qui voient dans le leader mondial des marchés financiers un créateur de bulles qui les fait exploser, raflant deux fois la mise.
Le Royaume-Uni, le Portugal et l'Italie auraient également réalisé le même type de montage, mêlant ainsi d'autres grandes banques d'affaires comme Morgan Stanley, Barclays ou Lehman Brothers avant sa disparition. L'histoire ne dit pas encore si les États étaient bien conscients de profiter aussi du système. En France, plusieurs collectivités locales ont accusé des banques de leur avoir vendu des produits toxiques. Certaines, pour des raisons politiques, demandaient pourtant à leurs banques des produits plus rémunérateurs et donc plus risqués. N'oublions pas que la Grèce a souscrit nombre de ces produits à la fin des années 1990, juste avant d'entrer dans la zone euro, en 2001. Il lui fallait à l'époque assainir ses comptes à tout prix.
Par PcfBalaruc - Publié dans : politique - Communauté : Parti Communiste Français
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L'Editorial

La fixation obsessionnelle sur la dette nourrit une spirale destructrice 
Par Pierre Ivorra
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Contrairement à ce que l’on essaie de nous mettre dans la tête, les difficultés actuelles de l’Espagne sont moins dues à l’accumulation de dettes publiques qu’à celle de dettes privées, celles des banques, des entreprises et des ménages, contractées pour une bonne part sur les marchés financiers. Le pays affiche ainsi une dette extérieure très importante. C’est la rançon d’un mode de développement entamé sous le franquisme, fondé sur la spéculation immobilière et le tourisme, le BTP et les emplois peu qualifiés. L’édifice bâti sur du sable s’est effondré. 

On en est donc arrivé à cette situation paradoxale. Si la dette publique espagnole est estimée à 68 % du PIB en 2011, soit moins que celle de la France ou même de l’Allemagne, en revanche, la dette des entreprises non financières s’élève à 134 %, celle des ménages à 82 %. Pourtant, c’est sur les titres de la dette publique que s’exerce à nouveau la pression des marchés financiers. Les taux d’intérêt sur les emprunts d’État à dix ans continuent de monter fortement, dépassant les 6 % en début de semaine, ce qui représente un prélèvement insupportable pour un pays en récession. La prime de risque pour l’Espagne atteint des sommets.

Fin 2011 et fin février 2012, le prêt de la Banque centrale européenne aux banques, de 1 000 milliards d’euros, leur a permis de racheter des titres de dette publique et conduit à une réduction des tensions au sein de la zone euro. Cela a été le cas en Espagne où, grâce à ces liquidités, les banques ont acheté 61 milliards de titres de leur Trésor public. Cela a provisoirement permis de relâcher la pression sur la dette publique du pays. Mais cela n’a pas réglé les autres problèmes. L’incapacité des gouvernements socialiste puis de droite à mettre en œuvre un nouveau système productif, leur acharnement à réduire les dépenses publiques et sociales ont plongé le pays dans une récession qui s’éternise et qui contribue à gonfler les dettes publiques et… privées.

Les banques espagnoles sont obligées de provisionner les risques liés à leur exposition à la crise immobilière, avec à la fois une forte proportion d’ardoises laissées par les entreprises, les promoteurs, et une baisse du prix des maisons. Par ricochet, elles réduisent leurs prêts à l’économie, ce qui contribue à asphyxier l’activité. Tous ces facteurs font craindre que le système financier espagnol ne soit de plus en plus en difficulté pour financer la dette publique du pays. La méfiance grandit et pousse les taux à la hausse. En Espagne, comme en France ou en Italie, la fixation obsessionnelle sur la seule dette publique nourrit une spirale destructrice.

Le dessin du jour

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Sur un air...

 

 

 

 

 

 

 

Agenda

Législatives : Michel Passet et Nadine Despretz à Balaruc

Balaruc-le-Vieux : Samedi 2 juin (18h - salle polyvalente)

Mercredi 6 juin (18h - salle Montgolfier)

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Fête de la Fédération de l'Hérault du PCF : samedi 7 juillet
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10 hOuverture dela fête – Accueil du public en musique avec le groupe Adentro (musiques et chants d’Amérique Latine)

11 hAu stand de la librairie – Hommage à Louis Aragon poète et communiste, avec le comédien Patrick Hannais et le chanteur Jacques Palliès

12 hAnimation musicale dans les allées et les stands de lafête, avec Adentro et le Trio Lecho (émanation déambulatoire du groupe créole Zoréol)

12 h 30Au stand fédéral réception officielle des invités

15 hSur la grande scène : Chansons du temps qu’il fait, par Julien Heurtebise, accompagné au piano par Cécile Veyrat (A travers ses premières chansons, un hommage vibrant à Allain Leprest)

16 hAnimation dans les allées et les stands avec la participation du Don Quijote Ukulélé Orchestra et de la chorale Lo Cocut

17 h 30Rencontre politique avec un dirigeant national du PCF

18 hSur la grande scène : concert du chanteur occitan Joanda avec sa nouvelle formation (une voix occitane moderne et populaire)

19 h 30 - Animation musicale dans les allées et les stands de la fête, avec l’ensemble des groupes

21 hSur lagrande scène, « On lâche rien » : HK et les Saltimbanks avec leurs nouvelles chansons et leur nouveau spectacle… Assurément ça va chauffer !

23 hClôture festive de la fête avec le groupe de musique irlandaise Murphy

 

 


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